La Nouvelle Tribune

Gabon : l’opposition rejette le dialogue pour couler le pouvoir Bongo

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Il n’y a pas de place pour le dialogue avec les opposants au régime du président Ali Bongo Ondimba. Après la marche tragique du 20 décembre qui a officiellement coûté la vie à un étudiant, -5 personnes selon l’opposition-, l’opposition gabonaise veut purement et simplement, le départ du président gabonais. 

Dans un message adressé aux citoyens gabonais au lendemain de la marche interdite qui s’est soldée par la mort d’un manifestant, le Front uni de l’opposition pour l’alternance a invité à la désobéissance civique. Dans son appel, le Front a clairement ordonné aux Gabonais de ne plus reconnaître Ali Bongo Ondinba comme leur président en raison de son « acte de naissance dont l’authenticité n’a jamais été rapportée ».

Le Front uni de l’opposition pour l’alternance a lancé cet appel alors même que la communauté internationale exhorte les protagonistes dans la crise politique qui secoue le Gabon à dialoguer pour trouver une issue pacifique. Abdoulaye Bathily, le représentant de Ban Ki-Moon, le secrétaire général de l’Onu, a d’ailleurs insisté sur la nécessité d’une concertation politique.

Il a fait savoir que c’est par le biais du dialogue que l’opposition et le pouvoir parviendront à trouver les réformes dont a besoin le Gabon pour préserver la paix sociale et sa stabilité. Tout comme lui, le Parti socialiste du président français François Hollande a appelé  tous les acteurs politiques gabonais au dialogue. Mais l’opposition semble faire la sourde oreille et  invite ses partisans à rester prêts pour « mettre un terme au régime Bongo Pdg dans les jours prochains ».  

Il faut dire que bien que  la grogne sociale montait au Gabon, l’opposition gabonaise a retrouvé son tonus avec la publication du livre « Les Nouvelles affaires africaines » de Pierre Péan qui met en cause l’origine gabonaise du président Ali Bongo qui selon lui, serait d’origine biafraise.