La Nouvelle Tribune

Au président Compaore et ses pairs : Washington insiste « deux mandats et c’est fini ! »

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L'administration américaine dirigée par le président Barack Obama reste catégorique : en Afrique, les présidents se doivent de respecter la constitution qui leur a permis d'accéder au pouvoir. 

C'est Linda Thomas-Greenfield, Sous-secrétaire d’Etat aux Affaires africaines qui a tenu à le rappeler à ceux qui, en Afrique ont décidé volontairement de l'oublier : « Deux mandat et c’est fini ». Cette piqûre de rappel intervient alors qu'au Burkina Faso, le président Blaise Compaoré a décidé de rempiler une nouvelle fois en modifiant la constitution de son pays.  Chose qui ne semble pas plaire à l'administration Obama. 

Obama s'était déjà, lors de son premier mandat opposé à la volonté de certains chefs d'état africains de s'éterniser au pouvoir. Il avait alors retenu la formule : « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts mais d’institutions fortes ». Mais plusieurs années après sa déclaration au Ghana, certains font encore la sourde oreille. Si il est vrai qu'une ingérence extérieure n'est pas toujours recommandable, il n'en est pas moins que la plupart de ces éternels présidents utilisent les moyens de l'état pour arriver à leurs fins. 

D'ici 2016, plusieurs pays africains organisent des élections présidentielles avec des présidents sortants normalement incapables, d'après la constitution en vigueur dans leur pays, de se représenter. Les peuples des pays concernés doivent davantage s'investir sur le plan légal pour empêcher ces présidents d'accéder au fauteuil éternel.