La Nouvelle Tribune

Elections en Côte d'Ivoire:

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Il "se déclare déterminé à soutenir pleinement en Côte d'Ivoire un processus électoral crédible, étant entendu que l'élection présidentielle sera organisée avant la fin du printemps 2009", dit encore cette déclaration, lue par l'ambassadeur du Costa Rica, Jorge Urbina, président du Conseil en novembre.

L'élection présidentielle ivoirienne est toujours officiellement prévue pour fin novembre mais selon un proche du président Laurent Gbagbo, elle ne se tiendra "pas avant le printemps 2009" en raison du retard dans la mise à jour des listes électorales.

Les "Femmes patriotes" de Côte d'Ivoire, organisation proche du président Laurent Gbagbo, ont même estimé jeudi à Abidjan qu'il faudrait encore au moins un an pour réussir la mise à jour de ces listes.

La communauté internationale considère que cette élection, prévue initialement en 2005 et sans cesse reportée, est essentielle pour sortir la Côte d'Ivoire de la crise politique née de la tentative de coup d'Etat ratée de septembre 2002.

Volet crucial du processus de sortie de crise, l'identification est une vaste opération de recensement qui doit permettre la mise à jour des listes électorales, qui datent de 2000, et la délivrance de nouvelles cartes d'identité et d'électeurs.

L'élection est prévue par l'accord de paix de Ouagadougou, conclu en 2007 entre le président Laurent Gbagbo et le chef de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) Guillaume Soro.

Le représentant de l'ONU en Côte d'Ivoire, Choi Young-jin, avait averti la semaine dernière, devant le Conseil de sécurité, que les retards croissants observés dans les préparatifs des élections fragilisaient la paix dans le pays.

Vendredi, un diplomate occidental a indiqué à l'AFP que la déclaration du Conseil visait à envoyer "un signal clair" aux acteurs politiques ivoiriens avant une réunion qu'ils doivent avoir lundi avec le Facilitateur du processus de paix ivoirien, le président burkinabè Blaise Compaoré, pour traiter des difficultés que rencontre le processus et trouver un accord sur un nouveau calendrier électoral.

Selon ce diplomate qui parlait sous couvert de l'anonymat, le Conseil veut ainsi signifier aux Ivoiriens que si l'élection doit subir un nouveau délai, ce délai doit être "crédible et sérieux" et ne pas aller au-delà du printemps 2009.
NEW YORK (AFP)