La Nouvelle Tribune

Etats-Unis : la sécurité de Barack Obama en question

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Faut-il désormais s’inquiéter pour la sécurité du président Barack Obama ? C’est la question que vont sans doute se poser les observateurs de la vie publique américaine. D’autant plus que le « Secret service », en charge de la sécurité du président des Etats-Unis d’Amérique, n’a pas fait parler de lui en bien ces dernières semaines. En laissant notamment des failles de sécurité autour de Barack Obama.

Le Washington Post a annoncé ce lundi que le 16 septembre dernier, un vigile armé a été autorisé à emprunter le même ascenseur que le président Obama. Ce dernier était en fait en déplacement à Atlanta pour une visite du Centre de contrôle et de prévention des maladies. Une scène en parfaite contradiction avec le protocole de la sécurité d’Etat.

Aux Etats-Unis, ce code stipule qu’aucune personne armée ne peut s’approcher du président, sauf en cas d’autorisation spéciale. Cette brèche dans la sécurité présidentielle a été révélée après une seconde qui a fait beaucoup de bruit. C’était le 19 septembre. Omar Gonzalez, ex-militaire ayant participé à la guerre d’Irak, armé d’un couteau, a pu franchir la grille nord de la Maison Blanche, traverser le jardin et la porte d’entrée pour ensuite pénétrer au rez-de-chaussée de la salle des fêtes (East Room) avant d’être stoppé par les gardes de corps. Mme Julia Pierson, la directrice du « Secret Service » a d’ailleurs été interpellée à cet effet par un comité de la Chambre des Représentants.

Scandales et failles

Lors de son interrogatoire mardi dernier, elle a avoué qu’Omar Gonzalez, surnommé l’intrus de la Maison Blanche, a bousculé et frappé plusieurs agents avant de s’introduire dans un lieu réputé être l’un des plus sécurisés au monde. Mme Pierson a reconnu la gravité de cet incident, a accepté d’en endosser la responsabilité avant de s’engager à prendre des réformes hardies afin qu’un tel scénario ne se reproduise plus.

Il le faut, quand on pense aux épisodes de 2009, 2011 et 2012. En 2009, un couple intrus a pu assister à un diner officiel offert en l’honneur du premier ministre indien sans être démasqué. Il a fallu qu’ils publient sur les réseaux sociaux des photos de leur visite non autorisée à la Maison Blanche pour que l’on s’en rende compte. En 2011, et c’est le Post qui le dit, un individu a réussi à tirer plusieurs coup de feu sur les murs de la Maison Blanche. L’année qui a suivi, le Secret Service a fait parler de lui par une affaire de mœurs. En mission en Colombie pour préparer un voyage présidentiel, des agents avait sollicité les services de prostituées. Les nouvelles failles de sécurité ternissent davantage l’image de la garde présidentielle qui s’est déjà illustrée par plusieurs scandales.