La Nouvelle Tribune

RDC: « non » à un « changement de Constitution » dit le Président du sénat

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Après la conférence épiscopale l'église catholique de la République démocratique du Congo, c’est le président du sénat Léon Kengo wa Dondo qui affiche son opposition à une révision constitutionnelle dans l’optique du maintien au pouvoir du Président Joseph Kabila.

Un «changement de Constitution » dit-il, pourrait "menacer" la paix et la cohésion nationale. Il s’est adressé aux représentants du  peuple à l’Assemblée nationale qui doivent selon le président de l’institution,  Aubin Minaku étudier  le projet de loi relatif aux élections des députés provinciaux. Projet de loi  qui aux dires du président de l’Assemblée nationale nécessiterait « au préalable une révision constitutionnelle de l'article 197 » et donc une porte ouverte à un changement  constitutionnel.

Appelant la classe politique congolaise  à « la culture de la paix et de la réconciliation » et à « l'esprit de tolérance et d'alternance », il a insisté sur le risque d’altération de la cohésion nationale et la paix nationale retrouvées en RDC après des compromis obtenus en Afrique du Sud de 1998 à 2003. Desquels Compromis, est née la Constitution du 18 février 2006.

En 2016, le Président Joseph Kabila qui ne devrait plus se représenter selon l'article 220 de la Constitution congolaise, totalisera 15 ans au pouvoir. Il sera donc temps, à en croire l’opposition qu’il laisse la place à une autre personne pour le respect des principes de la Démocratie.