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Le virus du changement
Pour réussir à emporter les cœurs de ses concitoyens, Obama a  choisi comme thème de campagne le changement. Un mot qui depuis quelques années fait gagner beaucoup de candidats de part le monde. En Afrique, on peut citer, à titre d’exemple, les cas d’Abdoulaye Wade au Sénégal et de Boni Yayi au Bénin. Dans un cas comme dans l’autre, le vocable changement a réussi à emballer les peuples, assoiffés d’un lendemain meilleur. Mais les hommes élus sur la base de ce slogan sont-ils réellement parvenus  à combler les attentes de leurs peuples ? Au Bénin,  depuis bientôt un an, les réalités de la gestion du changement contraignent nombre de concitoyens à nourrir une certaine désillusion, celles-ci étant corroborées par une crise politique sans précédent qui agite l’opinion et affecte depuis lors la cote de popularité du régime du changement.
Il y a donc lieu de s’interroger sur ce que deviendra le monde et les Etats-Unis avec Barack Obama. Parviendra-t-il à combler les innombrables attentes qui sont placées en lui, tant dans son pays que de par le monde ? En effet, le prochain président américain doit être en mesure de redonner  à ses concitoyens, la dignité d’appartenir à une nation forte et respectée, tout en s’employant à réduire de façon sensible les nombreuses inégalités qui existent entre les différentes couches de la société américaine. Au plan international, il existe plusieurs foyers de tensions, l’Irak, le proche Orient, l’Afghanistan, sans oublier les nombreuses guerres civiles en Afrique, qui n’attendent qu’une partition plus réaliste de la puissance américaine pour connaître un début d’apaisement. La capacité de Barack Obama, à incarner un véritable changement, sera jugée à l’aune de la gestion que son administration fera de ses nombreux chantiers en ébullition.

Alain C. Assogba