La Nouvelle Tribune

Sommet USA-Afrique : et si Obama en profitait pour appuyer là où ça fait mal ?

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Un sommet Etats-Unis-Afrique à l’image des sommets France-Afrique, Chine-Afrique réunira pour la toute première fois, du 04 au 06 août à Washington, autour de Barack Obama, des dirigeants Africains.  Cette rencontre est convoquée pour se pencher sur les préoccupations de l’Afrique et abordera les sujets de sécurité, d’éducation, de chômage, d’énergie et bien sûr de gouvernance.  

En excluant de cette historique rencontre, les Présidents du  Zimbabwe, du Soudan et de l’Erythrée, les autorités américaines confirment leur volonté de sanctionner dans ces pays ce qu’elles appellent ‘’insuffisance de démocratie’’. Et les autres invités de croire que c’est une reconnaissance et une prime d’être conviés. En réalité,  ce ne sont pas ces trois seuls qui méritent d’être catalogués. Ils ont au moins, eux, eu l’audace d’afficher clairement leur intention et de passer à l’acte. Reste ceux qui ont un dessein caché et inavoué pour s’accrocher au pouvoir et dont les peuples sonnent l’alerte depuis. Pour rassurer en ce moment les Africains, au-delà des messages de John Kerry, Obama devrait profiter pour envoyer un signal fort et dénoncer de vive voix ces dirigeants qui manigancent pour modifier la Constitution de leur pays. Du Burkina au Togo, du Bénin en RD Congo en passant par le Burundi, ce qu’on appelle démocratie n’est que de façade et les velléités de s’accrocher sont grandes. En Centrafrique, Nigéria, Kenya, et autres, les capitales grondent et les rues grouillent, rien que pour appeler au respect des textes. A cette réunion, les discours seront bien huilés, châtiés et le langage diplomatique. La peur de froisser certains dirigeants y sera également. Car, l’appétit des matières premières n’est pas que l’apanage des Chinois. Au-delà des Français, coutumier de ces messes dont les dirigeants Africains raffolent, l’Amérique, pour une première fois voudra profiter pour faire son opération de charme et rattraper son retard dans cette course au partage des richesses du continent. Avant son départ de la maison Blanche, le premier président d’origine noire des USA, profitera aussi pour réparer un tort. Celui de se rapprocher de l’Afrique. Car, il a depuis 2008 été taxé de négligence envers  la terre de ses ancêtres. Certes l’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts mais d’institutions fortes comme l’avait Obama au Ghana. Les chefs d’Etat et de gouvernement le savent. Pour cette occasion de les avoir tous en face, quel message leur délivrera-t-il et que proposera-t-il à la jeunesse Africaine ? Wait and see comme on se plait à le dire.