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Sénégal : à l'ouverture de son procès, Karim Wade se dit « prisonnier politique »

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Le procès tant attendu  de Karim Wade, le fils de l’ancien chef d’Etat sénégalais s’est ouvert aujourd’hui à Dakar avec une multitude de personnes présentes dont des soutiens à l’accusé d’enrichissement illicite. Invité  à la barre pour ce premier jour de procès le multimilliardaire a déclaré qu’il est un "prisonnier politique" du pouvoir du président Macky Sall; soutenu ensuite par un de ses avocats, Me Seydou Diagne, qui dénonce aussi un procès politique "non équitable", qui a pour seul but  « de se débarrasser d’un adversaire politique".

Le fils du président Abdoulaye Wade a d’abord passé plus d’un an en détention préventive à Rebeuss, la prison centrale de Dakar, avant l’ouverture de son procès qui s’annonce très épique.  Lui et ses partisans qui croient toujours en son innocence, espèrent l’emporter à nouveau après avoir obtenu une victoire à Paris où il a été blanchi dans les mêmes affaires d’enrichissement illicite où l’on accusé de posséder des biens en France. A ce procès il va devoir justifier comment il a amassé 178 millions d’euros, soit 117 milliards de francs CFA, un montant réduit après les premières estimations d’environ un milliard d’euros. Mais pour ce jour, l’audience a été suspendue à cause de l’absence d’un coaccusé.