La Nouvelle Tribune

Congo

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La guerre dans l'Est
La situation a encore empiré ces dernières semaines, les combats redoublant d'intensité entre les rebelles de Laurent Nkunda et l'armée, dans la région du Nord-Kivu, principalement au nord de la capitale provinciale de Goma, de plus en plus menacée.

Les tueries et violences sexuelles ont provoqué la fuite de dizaines de milliers de civil, créant une urgence humanitaire (écoutez le témoignage d'un responsable politique congolais dans le reportage d'Alexandra De Paepe).
Le Nord-Kivu est le théâtre de combats entre l'armée congolaise et les rebelles du chef tutsi congolais Laurent Nkunda (rassemblée sous la dénomination CNDP ou 'Congrès national pour la défense du peuple'). 
Les combats ont repris le 28 août, après l'échec d'un accord de cessez-le-feu conclu le 23 janvier. 
La rébellion a attaqué lundi la localité de Kibumba (30 km de Goma), poussant des milliers de civils à fuir à la hâte les combats en se déplaçant vers Goma. Des combats à l'arme lourde qui se poursuivait toujours ce mercredi matin. 
Depuis la reprise des combats, Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir activement Nkunda et ses rebelles, ce que Kigali dément. Selon un commandant des FARDC (l'armée congolaise) qui a requis l'anonymat, les hommes du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) du chef rebelle tutsi congolais Laurent Nkunda sont "appuyés par des blindés rwandais qui pilonnent depuis les collines frontalières nos positions". 

Comment sortir de ce conflit ? 
Notre journaliste Frédéric Cauderlier a posé la question à Louis Michel. "Il faut essayer de convaincre les différentes parties que l'option militaire n'est pas la bonne, aller vers le dialogue et mettre le conflit dans sa perspective régionale" a indiqué le commissaire européen au développement qui s'envolait ce matin pour le Congo. En parlant de "perspective régionale", Louis Michel fait allusion au conflit sous-jacent entre le Congo et le Rwanda dont la frontière longe le Nord-Kivu. Ces deux pays "doivent reprendre des relations diplomatiques normalisées" a expliqué le commissaire.

Que fait la MONUC (Mission de l'ONU au Congo) ? 
Ils sont 17.000 Casques bleus au Congo. Toutefois, seuls 6000 d'entre-eux participent activement au combat contre les rebelles de Nkunda. La Monuc est intervenue avec ses hélicoptères de combat (hier et ce mercredi matin) contre ces derniers dans la zone de Kibumba pour bloquer leur progression vers Goma.
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Les Casques bleus tenaient mercredi la localité de Rutshuru (75 km au nord de Goma) face à la rébellion.
Le Conseil de sécurité a examiné mardi, sans prendre de décision, une requête urgente de renforcement de la Mission de l'ONU pour tenter d'empêcher la rébellion de prendre Goma (Lire l'article relatif au sujet). 

Pas de plan d'évacuation des Belges actuellement
Une petite cinquantaine de ressortissants belges (46 précisément) sont recensés à Goma, mais leur nombre est sans doute double ou triple, a indiqué un porte-parole du département, expliquant qu'il fluctuait continuellement. Aucune évacuation n'est pour le moment envisagée par le gouvernement (Lire l'article relatif au sujet).