La Nouvelle Tribune

Cameroun : Guillaume Soro essuie la honte

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Le chef du parlement ivoirien a essuyé la honte à son arrivée au Cameroun jeudi dernier. Des députés camerounais sont sortis de l’hémicycle pour protester contre sa présence au Cameroun. 

Au moment de s’adresser aux députés à l’hémicycle camerounais, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro a été boudé par 18 d’entre eux. Ces députés membres du Social Democratic Front (Sdf) ont choisi de sortir pour manifester leur opposition à la présence de Soro dans leur pays et dans leur hémicycle. Pour ces députés camerounais, « Guillaume Soro n’est pas un bon exemple que les Camerounais ou les jeunes africains puissent copier ».

A cause de lui, indique le président du groupe parlementaire du Sdf Joseph Banadzem « plus de 100 mille ivoiriens sont en exil et plus d’un millier de personnes sont emprisonnées et dont ses rivaux ». C’est, clament-ils, dans un communiqué appelant à annuler son auditoire « un homme qui a du sang sur les mains». Mais Guillaume Soro ne s'est pas laisser aller. Il a fait recours à l’histoire pour se défendre en se comparant à d’anciens vaillants combattants pour la liberté au Cameroun. « Oui, comme Martin-Paul Samba, Edandé Mbita, furent rebelles contre le colonialisme allemand ici au Cameroun, je le suis devenu ! (…) Comme Ruben Um Nyobè, Félix Moumié, et bien d'autres, furent rebelles contre le colonialisme français ici même au Cameroun, je le suis devenu! »a-t-il rétorqué.

Et il n’est pas le seul à connaître l’histoire. Le président du groupe parlementaire du Sdf Joseph Banadzem a aussi présenté un profil pas reluisant de Guillaume Soro. Selon lui, depuis son adolescence, Guillaume Soro « s’est toujours illustré par la rébellion et il vient au Cameroun pour enseigner aux jeunes comment se rebeller contre un gouvernement stable et proprement élu, il n’est donc pas le bienvenu, c’est pour cela que nous avons déclaré Guillaume Soro persona non grata au Cameroun ».