La Nouvelle Tribune

Onu : l'Ouganda prend la tête de l'Assemblée générale

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L’Ouganda, le mal-aimé des Nations-Unies dirigera l’Assemblée générale de l’Onu pour un an. C’est le ministre ougandais des Affaires étrangères, Sam Kutesa, qui a été désigné pour assumer cette présidence. Il était l’unique candidat à ce poste qui revenait au groupe des pays africains.

Son pays est pourtant très critiqué par les grandes puissances pour sa rigidité envers les homosexuels. Le chef du département d'Etat américain John Kerry  avait traité la loi réprimant l’homosexualité que l’Ouganda a votée de similaire aux lois de l'Allemagne nazie ou du régime d'apartheid en Afrique du Sud. Et plus, John Kerry avait fait savoir que les Etats-Unis allaient "revoir" leur coopération avec l’Ouganda.

Le candidat élu par acclamation avait aussi fait l’objet de critiques le traitant d’homophobe et de corrompu. C’est d’ailleurs à cause des accusations de  corruption qu’il avait déposé son  tablier de chef  de la diplomatie ougandaise, en 2011.

Mais à son élection ce mercredi, le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon a trouvé en lui un homme vertueux expérimenté. « M. Kutesa a une vaste expérience: tour à tour avocat, parlementaire, ministre des Finances et des Affaires étrangères », a indiqué M. Ban.

Son élection à la présidence de l’Assemblée générale de l’Onu est selon, Human Rights Campaign, une association de défense des droits des homo-, bi- et transsexuels  « une tâche dans les efforts des Nations unies pour protéger les droits de tous les individus ».

Se défendant, des journalistes qui l’ont acculé tout juste après son élection, M. Kutesa a affirmé  qu'il n'était "pas homophobe".  A mesure que les homosexuels « restent dans leur intimité, je n'ai aucun problème » a-t-il juré.