La Nouvelle Tribune

Vladimir Poutine : «La politique (étrangère) la plus agressive, c’est la politique américaine»

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C’est une exclusivité Europe 1 et Tf1 qui sera diffusée ce soir sur les deux stations (radio et télé) respectivement entre 19 h et 21 h, puis à 20 heures. Il s’agit d’une interview du président russe Vladimir Poutine. Une première dans la presse française depuis la crise Ukrainienne qui a affecté les relations entre la Russie et l’Occident. 

Vladimir Poutine se prononce, entre autres, sur cette crise et commente la posture adoptée par son pays et les Etats-Unis. Le locataire du Kremlin espère que la crise en Ukraine, qui se déroule sur fond de bras de fer entre les Etats-Unis et l’Union européenne d’un côté et la Russie de l’autre, « n’est pas une nouvelle étape de la guerre froide ». Il rassure que son pays n’a nullement l’ambition d’annexer l’Ukraine, n’a jamais voulu déstabiliser le pays et ne le fera jamais.

Il dément également l’information selon laquelle des instructeurs militaires russes seraient présents dans l’est de l’Ukraine aux côtés des Séparatistes. « Le pouvoir ukrainien doit organiser un dialogue avec sa population : cela ne doit pas se faire avec les chars et les avions mais par la négociation », a déclaré le président Poutine parlant des voies de règlement de la crise qui déchire son voisin. Barack Obama et Vladimir Poutine se retrouveront ce 06 juin en Normandie, France, aux côtés de leur homologue François Hollande pour les cérémonies de commémoration du 70ème anniversaire du Débarquement.

On apprend déjà qu’il n’aura pas d’entretien entre le Russe et l’Américain. « Je n’ai pas de raison de croire que le président Obama ne veut pas parler au président russe. C’est un choix, je suis prêt au dialogue », a commenté Poutine. Avant de donner sans langue de bois son avis sur la politique étrangère des Etats-Unis. « Ce n’est pas un secret que la politique la plus agressive, la plus sévère, c’est la politique américaine. Partout dans le monde, il y a des bases militaires américaines, des troupes américaines à des milliers de kilomètres de leur frontière.», a-t-il lâché.