La Nouvelle Tribune

Lycéennes enlevées au Nigeria : « Nous savons où elles se trouvent » dixit le chef de l'état-major

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L’armée nigériane jouerait-elle avec les nerfs des parents de lycéennes enlevées par la secte islamiste Boko Haram ? Lundi, le chef de l'état-major des forces armées nigérianes a affirmé savoir où se trouvent les jeunes filles détenues captives depuis plus d’un mois.

« La bonne nouvelle pour les filles, c'est que nous savons où elles se trouvent, mais nous ne pouvons pas vous le dire » a-t-il déclaré devant les médias. Le maréchal Alex Badeh a fait cette déclaration peu après s'être adressé à une foule de manifestants remontés contre l’armée et le président Goodluck. Les manifestants s’étaient amassés devant le QG de la Défense à Abuja. En tentant de rassurer les manifestants, le chef de l'état-major des forces armées nigérianes a aussi affirmé qu’ils travaillent et qu’ils « ramèneront les jeunes filles ».

Ne pouvant pas dévoiler des détails sur la localisation des jeunes filles enlevées, il a annoncé aux parents, proches et compatissants qu’il s’agit d’une opération militaire secrète. Au total 223 des 276 lycéennes enlevées à mi-avril à Chibok dans le nord-est du Nigeria, sont encore captives et nul ne peut assurer qu’elles sont détenues dans de bonnes conditions. Les familles des jeunes filles soutenues de partout dans le monde perdent patience vu le temps que prend la recherche. Selon le maréchal, les militaires étaient dans l’embarras. Ils craignaient de faire des victimes en se lançant aux trousses des ravisseurs après leur rapt.

« Personne ne doit venir nous dire que l'armée nigériane ne sait pas ce qu'elle fait. Nous savons ce que nous faisons. Nous ne pouvons pas nous lancer comme ça et prendre le risque de tuer nos filles alors que nous souhaitons les libérer » a-t-il lancé avant d’ajouté « nous travaillons. Le président de la république se tient fermement derrière nous. Le président nous a donné le pouvoir de faire le travail ». Même s’il a rassuré du travail qu’ils font, il n’a pu dire combien de temps cela prendra encore et s’ils parviendront à véritablement libérer les filles comme ils le disent et comme le demandent des millions de personnes à travers le monde entier.