La Nouvelle Tribune

La crise des banques

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Ce que l’afrique doit comprendre (partie I)
Les dernières semaines ont été marquées par une crise sans précédent. Plusieurs grandes banques des états unis ou d’Europe ont frôlé la catastrophe voire fermé boutique. De tokyo à new york en passant par paris, les bourses chutent malgré les efforts des gouvernants. Les pays africains ne sont peut-être pas directement concernés, mais cette crise doit ouvrir les yeux aux africains…

D’aucun diront que les pays africains ne sont pas directement touché ; leur banque n’ont rien à voir avec les grandes banques d’investissement des Etats-Unis tels lehman brothers. Ils ne disposent pas non plus d’actions en bourse comme des banques comme fortis qui les font tourner.  Mais l’afrique est bel et bien touchée par la crise. C’est ce que rapportent les experts (banquiers africains et analystes internationaux) réunis à washington le 13 octobre autour de la crise africaine :


«  L'Afrique subsaharienne a déjà subi des conséquences de la  crise financière, a indiqué Michael Fuchs, économiste en chef de  la Banque mondiale pour l'Afrique. Les bourses des plus importantes économies de l'Afrique, le  Nigeria, le Kenya et l'Afrique du Sud, reflètent les tendances des marchés développés. Les activités de capitalisation y ont ralenti. Selon M. Fuchs, des facteurs domestiques joueront également un  rôle dans les pays qui sont les plus exposés aux effets de la  crise financière mondiale. Ces effets seront amplifiés par l'incertitude politique, la  surchauffe du marché immobilier et le boom des crédits, a-t-il mis en garde. Le Dr. David Kihangire, directeur exécutif de la recherche au  sein de la Bank of Uganda, a appelé à moins d'affolement, mais à  davantage de régulation des marchés financiers africains. Il a déclaré que l'Afrique devrait chercher des solutions à  moyen et à long terme. » Source Xinhuanet


Le mot d’ordre : Pas d’affolement. Oui pays africains, ne vous affolez pas. Quelle belle ironie !!!
Y’a belle lurette que les pays africains sont affolés. Belle lurette que ce peuple crie famine. Belle lurette que des émeutes sont légion dans la plupart des pays de l’Afrique noire et même arabe.  Sous forme d’émeute du pain en Egypte ou encore du riz au Sénégal, rare sont les pays qui en ont été épargné. A l’époque, réunion d’urgence des pays développés , conclusion : il faut aider les pays du tiers monde ; solution : une trentaine de milliards d’euros suffiraient à ‘résoudre la crise’ . Où en sommes-nous ? À la recherche des financements.


Triste, triste est le constat fait lorsque le gouvernement US débloque une somme faramineuse  (1000 milliards) en quelques jours pour aider leur banque ; alors que le centième n’a pu être trouvé par tous les pays développés réunis. Il ne s’agit pas d’incriminer ces pays ; non, loin de là. Il s’agit de comprendre ce que cela veut dire : Les pays industrialisés ne veulent rien d’autres que leurs intérêts en Afrique, pas leur venir en aide. L’afrique doit se débrouiller par elle-même. Les pays africains doivent s’entraider entre eux.  Ils doivent se sortir de cette torpeur dans laquelle ils se sont installés depuis leur « indépendance » : guerre civile, xénophobie ethnique, situation politique instable, insuffisance alimentaire. Les économistes africains doivent à nouveau se réunir pour défendre une politique agricole commune aux sous-régions. Tout n’est pas perdu pour l’afrique, rappelez –vous que certains pays comme le japon sont partis de rien, complètement affaiblis par la deuxième guerre mondiale. D’autres comme la chine sont passés en une décennie des pays les moins considérés aux pays décideurs. On constate même un boom de leur économie et une croissance de leurs marchés internationaux. Une seule politique : le Travail et une bonne gestion politique! On ne cessera de le dire, et les derniers événements doivent amener les africains à comprendre qu’ils ne peuvent compter sur eux-mêmes en premier lieu… quitte à se faire aider après ; les aides extérieures sont très limitées ; et elles le seront encore plus dans les mois à venir… Pourquoi ? Parce que les pays européens préfèrent aider leurs populations à faire face à la crise.


Qu’adviendra t-il les mois à venir ? La crise financière sera-t-elle réglée ? Wall street va-t-elle se remettre sur pied ? Le capitalisme à l’américaine est –il remis en cause ?


Autant de questions qui ne verront des réponses que dans les mois à venir, dépendant de nombreux facteurs tels les élections aux USA, les résultats des aides des états aux banques… Une chose est sûre : L’Afrique doit être sur ses gardes.
(A suivre)


Michael C.