La Nouvelle Tribune

Egypte : près de 700 pro-Morsi condamnés à morts

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La mort : c’est la peine requise contre  683 partisans du président islamiste déchu, Mohamed Morsi par le tribunal de Minya, en Moyenne-Egypte. Une nouvelle vague de condamnés à mort qui s’ajoute aux 529 du 24 mars dernier dont 492 ont eu la chance de jouir de la clémence du juge qui, lundi, a commué la condamnation à mort en peine de prison à vie.

Parmi les nouveaux inscrits sur la liste des candidats à la mort,  Mohamed Badie, le guide suprême des Frères musulmans, la confrérie des Frères musulmans décrétée organisation terroriste par  le pouvoir militaire en place. Mohamed Badie et ses co-accusés ont été jugés pour  incitation au meurtre et à la violence. Qu’autant de personnes soient condamnées à la peine capitale c’est du jamais vu pour beaucoup d’Egyptiens.

Des morts condamnés à mort

Sur cette liste des condamnés à mort, figurent des personnes déjà décédées apprend une femme égyptienne qui déplore beaucoup d’injustices dans ce verdict. De même que des personnes qui n'étaient mêlées ni de près, ni de loin à ce qui leur est reproché, y figurent.  On leur reproche des actes de violences et  des meurtres de policiers survenus à Minya le 14 août, jour où selon certaines sources quelque 700 partisans des Frères musulmans ont été tués par des policiers et soldats au Caire. "Mon fils ne prie même pas, il ne sait même pas où est la mosquée", s’est indignée la mère d'un condamné à mort rejointe par Wada Hasaballah, la soixantaine, une autre mère de condamné qui confie aux médias, que son fils «  mort depuis trois ans » est cité dans cette affaire.

Mais tout n’est pas encore fini pour les candidats à la mort.  Selon la défense, le verdict a été rendu sans la présence des avocats des accusés. Ce qui est une entorse au code de procédure pénal égyptien. Et en Egypte les peines capitales prononcées par la justice doivent, conformément à la loi du pays, être validées par le mufti, représentant de l'islam auprès de l'Etat, dont l’avis n'a aucun effet contraignant mais qui pourrait faire changer le cours des choses.