La Nouvelle Tribune

Sénégal : bloqué au Maroc, Abdoulaye Wade sème la confusion à Dakar

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L’ancien  président sénégalais qui était très attendu à Dakar pour son retour au pays hier après 22 mois d’absence n’a pu s’y rendre. Il a été bloqué à Casablanca dans la capitale marocaine où il a fait escale pour emprunter son jet privé. L’ancien président, selon ses proches, aurait passé la nuit de mercredi à jeudi dans l’aéroport de Casablanca.

Ce blocage sème la confusion à Dakar.  Son parti, le Pds dénonce une manœuvre orchestrée par le pouvoir qui aurait à quelques heures de l’arrivée, refusé d’accorder une autorisation d’atterrissage dans la capitale sénégalaise. Mais le pouvoir s’en défend. Les autorités affirment n’avoir reçu aucune demande d’autorisation d’atterrissage pendant les dernières 48 heures. Les autorités sénégalaises disent que l’ancien président Wade a délibérément choisi de brouiller les formalités administratives en modifiant le plan de vol à la dernière minute.

Le Président Abdoulaye Wade aurait changé les noms des trois passagers précédemment enregistrés pour le vol, en remplacement du sien et de ses proches. Ce qui  nécessite une nouvelle validation de l’aviation civile. Chose que l’aviation a pu faire en un temps record de trois heures contrairement aux 24 heures que cela devrait prendre.

Et malgré cette autorisation de dernière minute, l’ancien chef d’Etat a refusé de se rendre à Dakar à la tombée de la nuit. Son parti explique que le pouvoir a voulu que les choses se passent ainsi pour que l’atterrissage de Wade passe inaperçu alors que des centaines de  partisans s’étaient amassés sur le boulevard du Général-de-Gaulle où ils l’attendaient pour l’accueillir en grande pompe bravant l’interdiction du préfet de Dakar.

24 heures de plus

Avec cet incident de dernières minutes, le président Wade a finalement décidé de reporter son arrivée à Dakar pour vendredi. Encore 24heures de plus pour un retour reporté plusieurs fois déjà.  Pour beaucoup il s’agit d’un retour hautement politique destiné à mettre la pression aux autorités sénégalaises pour la libération de Karim Wade, son fils dont  il dit être le sérieux rival que craint Macky Sall en 2017.