La Nouvelle Tribune

Résultat de la présidentielle algérienne : Bouteflika inflige un «K.O » à Benflis avec 81,53% des voix

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La messe est dite. Le vieux Abdelaziz Bouteflika a infligé un nouveau «K.O » retentissant à son rival Ali Benflis à l’issue du premier tour de la présidentielle algérienne. Le cacochyme président algérien a recueilli 81,53% des voix contre 12,18% pour l’ancien premier ministre Ali Benflis qui sentant venir sa défaite avait annoncé qu’il n’admettrait pas les résultats.

Le résultat qui a été annoncé vendredi soir concerne uniquement le vote au pays. Celui de l’étranger sera intégré dans les heures à suivre à la validation des résultats par le conseil constitutionnel, mais cela ne va rien changer au « K.O » qui fait déjà la joie du camp présidentiel.

«K.O » déjà bénit par François Hollande

Que les choses évoluent très vite ! Quelques heures après l’annonce du «K.O», le président français a exprimé ses vœux à son homologue algérien. Il a souhaité « plein succès » au président Abdelaziz Bouteflika réélu pour un quatrième mandat à 77 ans. Un souhait à forte charge sémantique. Pour un dirigeant très affaibli par la maladie et le poids de l’âge comme son «doyen président » algérien, il fallait, et le président français l’a souhaité, du « succès » et peut-être plus après l’exploit du «K.O».

« K.O » pour «Chaos»

Le «K.O» bénit d’Abdelaziz Bouteflika pourrait plonger l’Algérie dans un «Chaos». C’est ce que craignent beaucoup d’observateurs qui voient déjà un printemps algérien pointé à l’horizon. Le principal challenger de Bouteflika qui avait promis rejeté les résultats du scrutin a honoré sa promesse. Les 12% à lui attribué, dit-il, ne correspondent pas aux suffrages réels. Selon lui, c’est un score qui lui a été « offert ». Dans ses commentaires, le candidat malheureux a estimé que le résultat de son adversaire était digne de la Corée du Nord et « surtout improbable ». « Vous avez connu la candidature par procuration (…), la campagne électorale par délégation et vous allez maintenant connaître la gestion de la présidence par mandat» a déclaré Benflis sur Rfi.

Dans la journée de ce vendredi, des mouvements de protestations ont éclaté en Kabylie, à Bouira. Les autres candidats malheureux ont aussi dénoncé une élection entachée de fraudes et ont affirmé leur détermination à saisir les juridictions compétentes.