La Nouvelle Tribune

Disparition du journaliste Guy-André Kieffer en Côte d’Ivoire : 10 ans après, Rsf dénonce l’indifférence de Ouattara

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Mercredi 16 avril 2014, 10 ans que le journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer disparaissait comme une aiguille dans une botte de foins à Abidjan, en Côte d'Ivoire alors qu’il menait une investigation pour révéler les malversations qui ont cours dans la filière cacao. Il avait disparu sur un parking à Abidjan alors qu’il avait rendez-vous avec Michel Legré, beau-frère de Simone Gbagbo, l’épouse de l’ex Chef d’Etat. 

10 ans après cette mystérieuse disparition, impossible de dire avec exactitude ce qui est arrivé à ce journaliste. L’Ong Reporter sans frontière (Rsf) est revenu sur le dossier de l’enquête sur ce drame mardi. Selon l’Ong le pouvoir d’Alassane Ouattara n’aide à rien. A Abidjan, jusqu’au 1er mai prochain, Rsf organise une campagne d’affichage pour demander au président ivoirien Alassane Ouattara de respecter sa promesse faite en avril 2012. La responsable du Bureau Afrique de Rsf, Cléa Kahn-Sriber a déclaré à Rfi que « La plupart des personnes appelées à témoigner n’ont pas pu être auditionnées soit parce qu’elles n’ont pas pu être localisées, n'ont pas pu quitter le territoire de la Côte d’Ivoire, ou encore parce qu’on a été empêchés de les joindre. Il y a donc beaucoup de questions qui restent ouvertes sur la bonne volonté des autorités des différents pays de faire en sorte que cette enquête trouve une résolution et que la justice puisse être rendue à la famille de Guy-André Kieffer. Dans les faits, on ne voit pas vraiment d’évolution positive ». La question qui se pose actuellement est pourquoi le gouvernement d’Alassane Ouattara ne facilite pas l’évolution de l’enquête ? Tout ce qui a été fait par les enquêteurs est jusque-là sans effet. Les tentatives du juge d’instruction Patrick Ramaël pour écouter Simone Gbagbo, ont été vaines et après l’audition de l’ancien chef de la garde rapprochée de l’ex première dame, le commandant Anselme Séka Yapo, dit Séka Séka c’est toujours le statu quo.