La Nouvelle Tribune

Algérie : Abdelaziz Bouteflika, le candidat fantôme futur président (fantôme) ?

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On le savait malade, mais pas au point de ne pouvoir assister à ses propres meeting. Jamais un président en quête de nouveau mandat n'a été autant invisible pendant les campagnes présidentielles. Et quand on sait qu'il veut un troisième mandat présidentiel, on se dit : la moindre des choses c'est qu'il se bouge le derrière pardi! Abdelaziz Bouteflika, puisque c'est de lui qu'il s'agit veut un nouveau mandat. En tout cas c'est ce que ses proches qui font campagne pour lui ont fait croire, ou ont réussi à lui faire croire.

Mais curieusement depuis le début de la campagne il n'est visible dans aucun meeting ni aucune représentation publique. Qui va donc diriger le pays pendant son mandat si pendant la campagne il ne peut se déplacer? Même en Afrique noire, où les présidents sont réputés vouloir s'éterniser au pouvoir, jamais on n'a vu une campagne présidentielle sans meeting de candidat. Ce n'est pas le doyen Mugabe, ni les ex-doyens Bongo, Houphouet et Biya qui diront le contraire.

La seule apparition publique date d'il ya quelques jours. Diffusée sur la télévision nationale, une déclaration du président, lors de la visite du ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Garcia-Margallo, dans laquelle il a accusé son principal challenger de terroriste.

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Mais ce n'est pas le plus dramatique, le plus étonnant c'est cette quinquagénaire qui, lors d'un meeting de soutien à Bouteflika a déclaré à un journaliste français venu l'interviewer sur l'absence de son candidat : "Nous savons tous qu'il est convalescent, qu'il soit absent n'est pas un problème, ce n'est pas votre problème, il peut encore diriger le pays..." Comme quoi, les peuples ont les dirigeants qu'ils méritent. Et si Bouteflika est réélu, comme elle le dit, ce n'est le problème de personne d'autre que celui du peuple algérien.