La Nouvelle Tribune

Crimée : 21 personnalités russes et ukrainiennes sanctionnées par les USA et l'UE

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Continuez le processus d’annexion de la Crimée à la fédération de Russie et nous accentuerons les sanctions contre vous.  C’est la logique dans laquelle s’inscrivent actuellement les Etats-Unis et l’Union européenne dans le bras de fer qui les oppose à la Russie sur la crise en Ukraine.

D’hier dimanche 16 à ce lundi 17 mars, les choses se sont accélérées dans le processus d’auto-détermination et de mise sous tutelle de la péninsule vis-à-vis de la Russie. Une péninsule majoritairement russophone jusque-là annexée à l’Ukraine. Hier les populations de la Crimée ont voté pour le referendum d’auto-détermination et d’adhésion à la fédération de Russie. Aujourd’hui, c’est le Parlement de la péninsule qui a adopté à l’unanimité des députés présents (85) la nationalisation des biens et pouvoirs de l’Etat ukrainien sur le territoire. Vendredi prochain, la Douma, basse classe du Parlement russe, doit entériner l’annexion de la Crimée à la Russie.

L’Union européenne et les Etats-Unis, qui ont qualifié d’ «illégal » le référendum d’hier ont fini par recourir aux sanctions annoncées. Prises par les ministres des Affaires étrangères européens, ces sanctions ont été annoncées ce lundi par le chef de la diplomatie lituanienne, Linas Linkevicius. Il s’agit, pour le moment, de gels d’avoirs et de restrictions de visas imposés de 21 personnalités russes et ukrainiennes considérées comme les responsables de l’annexion de la Crimée par la Russie.  Ces 21 personnalités font partie d’une liste de 120 à 130 personnes ciblées par Bruxelles pour « actions qui menacent l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine ».

Dans la même veine, de l’autre côté de l’Atlantique, le président Obama a également annoncé que certains responsables russes sont désormais visés par des gels d’avoirs. Ce sont notamment le vice-premier ministre Dmitri Rogozin, la présidente du Conseil de la fédération Valentina Matvienko, trois parlementaires et deux conseillers de Poutine.

Reste à savoir l’impact de ces sanctions sur la crise déjà aigüe et la riposte de la Russie, qui faut-il encore le rappeler, est le principal fournisseur de gaz de plusieurs pays européens.