La Nouvelle Tribune

Pour Albert Bourgi, la CPI est sous influence occidentale

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Dans une interview accordée au site de jeune Afrique, le professeur franco-sénégalais donne son avis sur la coup pénale internationale jugée par certains d'être à la solde des grandes puissances. Si ce dernier confirme ce que pensent ces personnes, il donne ses raisons en rappelant que les procédures en cours sont toutes africaines.

"Les reproches que l'on peut adresser à la CPI procèdent du constat de politisation de l'institution depuis l'entrée en vigueur du statut de Rome, en 2002. La Cour n'a pas répondu aux espoirs de ceux qui, dans les années 1990, - et j'en faisais partie - militaient pour la démocratie et la défense des droits de l'homme sur le continent." Le ton est donné. La cour pénale internationale est sévèrement critiquée depuis la mise en accusation de l'ancien président ivoirien déchu, Laurent Gbagbo. Bourgi, un proche des socialistes français et du socialiste ivoirien Gbagbo ne fait pas que défendre un ami, il défend une cause, à laquelle il croiyait. 

Mais même si il critique la cour, il ne souhaite pas un retrait massif des pays africains. Pour lui : " Ce départ n'est ni envisageable ni souhaitable. L'Afrique, pour peu qu'elle s'en donne les moyens et en exprime la volonté politique, est en mesure de changer le cours des choses à la CPI. Pour cela, il faudrait aussi qu'elle parle d'une seule voix, pas seulement le temps d'une session de l'UA, mais à travers des prises de position concrètes allant bien au-delà de la seule CPI. " Comme le disait Kwame Nkrumah : Africa must unite!