La Nouvelle Tribune

Homosexualité en Afrique : plus le temps passe, plus les pays la rejettent

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Plusieurs pays du continent africain ont décidé d'interdire voire de réprimer l'homosexualité malgré les pressions extérieures. Les menaces de la Grande Bretagne, des USA, de la France n'ont pas réussi à intimider des pays d'ordinaire intimidables aisément. 

De la réaction de l'ex-président ghanéen aux menaces de Cameron en passant par la loi promulguée au Nigéria qui sanctionne l'homosexualité, et celle récemment promulguée en Ouganda, sans oublier la position du Zimbabwé sur le sujet, la liste des pays contre l'homosexualité s'allonge sur le continent noir. Des voix s'étaient déjà élevées dans des pays apparemment plus modérés comme le Bénin, et le Sénégal pour critiquer cette pratique que bon nombre de citoyens africains considèrent comme contre-nature.

Pour beaucoup de citoyens, l'approche des occidentaux n'est pas la bonne. On ne peut imposer l'homosexualité à un peuple en majorité contre. Sur Facebook, pour ironiser, un internaute africain avait comparé l'homosexualité à la polygamie. Pour lui, si les occidentaux n'ont pas voulu de la polygamie dans leurs pays, ils ne peuvent imposer l'homosexualité en Afrique. Même si pour lui, il vaut mieux être polygames qu'homosexuels. C'est l'argument porté par un officiel nigérian, qui a rappelé que les lois avaient été votées par des représentants du peuple et donc étaient conformes à la démocratie. Et les pays africains ne sont pas les seuls à se poser contre l'union ou même la cohabitation des personnes de même sexe. Des pays comme la Chine, ou la Russie, et même l'Inde se sont positionnés contre ces pratiques. Même si la religion catholique a essayé d'adoucir sa position face à l'homosexualité, il n'empêche que l'argument religieux reste très présent en Afrique en général et dans le monde arabo-musulman en particulier.