La Nouvelle Tribune

CPI : la défense de Laurent Gbagbo gagne encore du temps

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La procédure qui doit conduire à la confirmation ou non des charges retenues contre l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, vient une fois encore de tourner à l’avantage de la défense. Et pour cause, l’une des chambres préliminaires de la Cour pénale internationale (CPI) a prononcé une nouvelle décision qui modifie le délai fixé, à la défense, pour la présentation de ses observations sur les éléments de preuve du Procureur.

La décision de la chambre préliminaire de la CPI a également suspendue le délai fixé pour la communication au Procureur les éléments de preuve qu'elle entend présenter et celui pour le dépôt de sa liste modifiée de preuves. Ainsi donc, la défense de Laurent Gbagbo, représentée par Me Altit, n’est plus obligée de déposer sa réponse au document contenant les charges amandées, avant le 13 février 2014, initialement prévu. L’avocat principal de Laurent Gbagbo, dans une requête qu’il a formulée le 04 février dernier avait demandé à la Chambre préliminaire de la CPI de proroger de six semaines le délai accordé à la défense pour déposer des observations écrites sur la preuve du Procureur et pour déposer une liste de preuve définitive. Il a demandé de fixer la date à laquelle la défense doit déposer ces deux documents au 27 mars 2014. Le motif de Me Altit sur lequel s’est fondée cette requête soutient que le Procureur a dépassé le cadre dessiné par les Juges le 03 juin 2013 et a profondément modifié les charges. Par conséquent, le travail que doit effectuer la défense pour répondre au Procureur est beaucoup plus considérable que prévu. En d’autres termes, le Procureur a agit comme s’il changeait son fusil d’épaule au milieu de l’audience de confirmation des charges, ce qui peut donner le droit à la défense de réagir en conséquence. Une nouvelle date limite pour la présentation des observations de la défense sur les éléments de preuve du Procureur n’est pas, pour l’instant, encore fixée.