La Nouvelle Tribune

USA : Barack Obama, avocat de l'Iran devant le Congrès

Espace membre

Le président américain a prononcé ce mardi 28 janvier son discours annuel sur l'état de l'Union. Comme d'habitude, l'exercice a été fait au Congrès, devant sénateurs, représentants, ministres et hauts gradés de l'armée. Au menu, les grandes orientations de l'administration Obama pour l'année 2014 : politique interne et politique externe.

Si à l'interne Obama veut, cette année, aller en guerre contre les inégalités sociales, à l'externe l'homme lorgne l'avènement d'une nouvelle ère dans les relations avec l'Iran. Et pour cela, sur le dossier du nucléaire iranien, l'actuel occupant du Bureau ovale pense qu'il faut donner une chance à la diplomatie. Pour rappel, en novembre dernier, Iraniens et Occidentaux sont parvenus à un accord intérimaire sur le programme d'enrichissement en uranium de la république islamique. L'accord signé le 24 novembre à Genève entre le groupe de 5+1 (Etats-Unis, Grande Bretagne, France, Chine, Russie et l'Allemagne) et l'Iran prévoit que l'Iran accepte de limiter son programme nucléaire.

En retour, le pays obtiendra un allègement des importantes sanctions imposées contre lui par les Occidentaux. Cet accord est entré en vigueur le 20 janvier avec effectivement l'allègement des sanctions imposées à la république islamique par les Etats-Unis et l'Union européenne. Les domaines concernés sont les exportations pétrolières, les transactions financières et le commerce de l'or et de métaux précieux. L'Iran a de son côté entamé la suspension d'une partie de ses activités nucléaires. Malgré cette avancée, en dépit de la méfiance d'Israël et du Canada, il n'est pas exclu que le Congrès américain vote de nouvelles sanctions.

Et Barack Obama met en garde. " Que ce soit clair : si le Congrès m'envoie maintenant une nouvelle loi de sanctions qui menace de faire dérailler ces pourparlers, j'y mettrai mon veto ", a averti le président américain. Conscient que " les négociations seront difficiles et nous ne sommes pas sûrs qu'elles seront un succès." " Prêt à exercer toutes les options pour s'assurer que l'Iran ne construit pas une arme nucléaire ", Obama demande à Téhéran de profiter de cette occasion. " Si les dirigeants iraniens ne profitent pas de cette occasion, alors je serai le premier à réclamer davantage de sanctions ", a-t-il martelé.