La Nouvelle Tribune

Iran : l’accord sur le nucléaire entré en vigueur, Israël et le Canada sceptiques

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Ce lundi 20 janvier marque sans doute le début d’une nouvelle ère dans les relations entre l’Iran et l’Occident et dans l’histoire de la lutte contre la prolifération des armes nucléaires. C’est en fait ce lundi qu’est entré en vigueur l’accord intermédiaire sur le nucléaire iranien.

Il s’agit de l’accord signé le 24 novembre dernier à Genève en Suisse entre la république islamique et le groupe de 5+1 (Etats-Unis, Grande Bretagne, France, Chine, Russie et l’Allemagne). L’accord prévoit que l’Iran accepte de limiter son programme nucléaire. En retour, le pays obtiendra un allègement des importantes sanctions imposées contre lui par les Occidentaux. Pour rappel, la république islamique est soupçonnée de vouloir obtenir l’arme nucléaire. Soupçon rejeté par Téhéran qui affirmer développer son programme nucléaire à des fins purement civiles. La mise en œuvre de l’accord intermédiaire de Genève marque le début de la fin de plusieurs années de sanctions, notamment économiques, imposées au pays par l’Union Européenne, les Etats-Unis et l’Onu entre autres. Déjà ce lundi matin, l’Ue a annoncé par le truchement de son Conseil, avoir suspendu certaines de ses sanctions contre l’Iran. Les Etats-Unis en ont fait autant par le biais du Département d’Etat. Les sanctions allégées par l’Ue et les Etats-Unis concernent entre autres les exportations pétrolières, les transactions financières et le commerce de l’or et de métaux précieux. L’Iran a de son côté entamé la suspension d’une partie de ses activités nucléaires.

On maintient nos sanctions !

Sur le dossier du nucléaire iranien, on pourrait dire qu’il y a eu regain d’optimisme ce lundi 20 janvier. Malgré cela, la position d’Israël reste inchangée. « L’accord entré en vigueur aujourd’hui n’empêche pas l’Iran de se doter de l’arme nucléaire (…) La communauté internationale doit empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire », a déclaré le premier ministre israélien lors d’un discours devant les députés de son pays en présence de son homologue canadien Stephen Harper. Ce dernier a d’ailleurs affirmé que le Canada maintient ses sanctions à l’encontre de l’Iran. « Le Canada évaluera le succès de cette approche non pas sur les mots mais sur l’application et la vérification des actions promises », a annoncé Stephen Harper. Ajoutant que, pour le moment, son pays « maintient intégralement en vigueur » les sanctions imposées à Téhéran.