La Nouvelle Tribune

Burkina Faso : l’opposition conteste la modification de l’article 37 de la Constitution

Espace membre

L’opposition burkinabè, réuni en une séance de concertation et de réflexion, ce lundi à Ouagadougou, a résolument rejeté certaines annonces faites par le président de la République, Blaise Compaoré, au lendemain de la commémoration de l’indépendance le 11 décembre dernier.

En effet, Blaise Compaoré lors d’une conférence de presse a annoncé la mise en place d’un Sénat et la modification de l’article 37 de la Constitution, à travers l’organisation d’un référendum. Un « coup d’état constitutionnel », c’est ainsi que les opposants burkinabè qualifient la volonté du chef de l’Etat de réviser l’article 37 de la Constitution. Un article qui limite justement le nombre de mandats présidentiels. L’opposition qui condamne vivement ce projet, croit savoir que son seul but est d’assouvir les intérêts personnels du Président Blaise Compaoré.

Dans un communiqué qu’elle a rendu publique, l’opposition politique a affirmé sa farouche désapprobation à ce double projet annoncé par le chef de l’Etat. Elle estime que la mise en place du Senat et la révision de l’article 37 de la loi fondamentale constituent des menaces pour la paix sociale et la stabilité du Burkina-Faso. Les leaders de l’opposition ont également, à travers leur communiqué, appelés leurs militants à se mobiliser pour des luttes à venir. Et pour rendre ces luttes plus efficaces, les opposants ont mis en place un Etat-major permanent de crise.