La Nouvelle Tribune

Guinée Conakry : l’opposition prend la décision de siéger au parlement

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Après avoir farouchement contesté les résultats des dernières élections législatives et menacé de faire descendre ses militants dans les rues, l’opposition guinéenne optera finalement pour une solution beaucoup plus pacifique.

En effet, dans une déclaration conjointe qu’elle a rendue publique jeudi 12 décembre dernier, elle a décidé de faire siéger ses députés à l’Assemblée Nationale. Ainsi donc, à l’exception du Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN), qui a décidé de ne pas siéger au sein de ce nouveau parlement, les autres formations politiques de l’opposition sont désormais parties prenantes. Selon leur déclaration rendue publique ce jeudi, cette décision est motivée par quatre raisons essentielles. Cette participation de l’opposition à l’Assemblée nationale vise, entre autres : La consolidation de la paix et de la cohésion nationale en vue de contribuer à la mise en place d’un environnement socio-politique plus stable et plus favorable à l’amélioration des conditions de vie des populations ; L’implication obligatoire de l’opposition, en raison de l’absence de majorité qualifiée de la mouvance présidentielle, dans la définition et la mise en œuvre des conditions de création et de fonctionnement des institutions de la République.

Aussi, l’opposition en siégeant au parlement, entend exploiter ses prérogatives pour initier des lois permettant de contenir les dérives du pouvoir en matière de gouvernance politique, économique et sociale et de favoriser la création d’investissements sociaux de base et plus généralement de contribuer à la lutte contre la pauvreté, l’exclusion et l’injustice. Enfin, il s’agira pour l’opposition en prenant cette décision, d’empêcher l’adoption inappropriée de lois susceptibles de remettre en cause les acquis démocratiques et les libertés fondamentales. L’opposition exige que sa décision de siéger à l’Assemblée Nationale, soit accompagnée de la mise en place urgente d’un cadre permanent de dialogue politique dont la mission essentielle sera de veiller et de prendre, le cas échéant, toute mesure nécessaire à l’application de l’intégralité des mesures convenues dans le cadre de l’accord politique inter-guinéen du 3 juillet 2013.