La Nouvelle Tribune

Centrafrique : des ex-rebelles de la Séléka demandent une protection française (vidéo)

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Dans un pays rongé par des guerres fraticides et affrontements interreligieux, la France soutenue par l'ONU a décidé de rétablir l'ordre et la sécurité face à un pouvoir inefficace voir inexistant. En effet depuis la chute du président Bozizé, renversé par les milices de la Séléka composées d'hommes armés centrafricains, mais aussi et surtout tchadiens et soudanais, le pays a presque sombré dans le chaos.

Quelques jours après la chute de Bozizé ce qui devait se transformer en libération du peuple, s'est enlisé dans des assassinats et exécutions sommaires des paisibles populations à majorité chrétiennes. Mais très vite, celles-ci, face à ces décès tragiques, mutilations et viols ont décidé de se muer en milices, désorganisées au départ, mais très vite armées et mieux aguerries pour organiser elle-aussi, bien tristement, l'assassinat non pas uniquement de leurs bourreaux, mais aussi des minorités musulmanes dans le pays. Depuis la France a décidé d'intervenir sous mandat de l'ONU, aidées des forces africaines pour ramener paix et sécurité dans le pays. 

Mais à mesure que les sélékas sont désarmés par les forces françaises, plusieurs d'entre eux sont immédiatement lynchés par des populations excédées par la peur et les violences. C'est dans cette ambiance délétère que certains de ces hommes ont appelé les forces françaises à garantir leur intégrité physique après leur désarmement. Ces hommes qui ont eux aussi laissé familles et enfants dans certains cas ne savent plus quoi faire depuis que la guerre (ndlr celle du coup d'état) est finie, pris peut-être à dépourvu par la rapidité de la chute de Bozizé. L'équation a résoudre aujourd'hui est que faire de ces hommes? Les installer en Centrafrique? Peuvent-ils être enrôlés dans une future armée? Les populations finiront-elles par leur pardonner? A ces questions il est difficile de trouver des réponses justes et adéquates à cette étape de la vie centrafricaine.

La France qui a annoncé vouloir se retirer du pays dans les six mois devra aussi garantir la sécurité du président autoproclamé Michel Djotodia, qui vit reclus dans un camp militaire avec le peu de soutien qui lui reste. Même si François Hollande n'a pas donné suite à une possible éviction de ce dernier, sa chute pourrait davantage précipiter le pays dans le chaos, si aucune personne n'est présente pour reprendre le flambeau du pays. L'accélération du calendrier électoral est en discussion dans les instances internationales.