La Nouvelle Tribune

Allègement des sanctions contre l'Iran : le Canada n’est pas partant

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L’accord intérimaire sur le nucléaire conclut à Genève, qui appelle à un allègement des sanctions contre Téhéran n’acquiert pas l’approbation du Canada. John Baird, ministre canadien des Affaires étrangères, a déclaré dimanche que son pays maintient ses sanctions contre l’Iran jusqu’à ce qu’un accord définitif soit trouvé.

Le Canada estime que si Téhéran a rabaissé son ardeur et a adopté une position plus modérée en rouvrant la porte des négociations, c’est grâce à l’imposition des sanctions efficaces. Le ministre canadien des Affaires étrangères a attiré l’attention des occidentaux sur les déconvenues qui adviendraient s’ils arrivaient, par tromperie, à outrepasser les clauses sur les sanctions imposées à l’Iran. Le Canada pour sa part, martèle le ministre dans son communiqué, maintiendra ses sanctions sévères entièrement en vigueur, en attendant que l’Iran et le groupe des 5+1 à savoir l’Allemagne, la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie ne finalisent un accord définitif. Depuis peu, le Canada a interdit les exportations vers l’Iran de même que toutes les importations depuis l'Iran à l'exception des aides à caractère humanitaire (nourriture, médicaments...). Le Canada en corsant ses sanctions contre l’Iran avait aussi élargi son gel des avoirs à plusieurs autres responsables et organisations. Ce qui porte à 78 personnes et 508 organisations les personnes et organisations dont les avoirs sont gelés par le Canada. Le ministre canadien des affaires étrangères s’inquiète de ce que la possession de l’arme nucléaire par l’Iran amène d'autres États à prendre leurs propres mesures de dissuasion nucléaire dans une région minée par l’instabilité. Et pour cela, le Canada se refuse de jouer avec le feu.