La Nouvelle Tribune

Centrafrique : Joseph Kony en contact avec le gouvernement de Djotodia

Espace membre

Il est farouchement recherché par les Etats-Unis et sa tête est mise à prix pour 5 millions de Dollars. Il est un seigneur de guerre, chef  des rebelles de l’Armée de résistance du seigneur (Lra). Il est sous mandat d’arrêt international de la Cour pénale internationale pour crime de guerre, viols, meurtres et recrutement d’enfants soldats.

Et a pour nom Joseph Kony, un fugitif dans la nature. Mais ça ne fait pas de lui un indésirable pour le gouvernement de Djotodia. Les autorités centrafricaines ont affirmé être en contact avec ce chef rebelle qui a trouvé  refuge dans leur pays. Selon les autorités centrafricaines, après de longues années passées à fuguer, Joseph Kony souhaite se rendre si des conditions sont réunies pour assurer sa sécurité. Si elles sont en contact  avec Joseph Kony, assurent-elles, c’est pour une cause humanitaire.

Pour Washington qui a tant recherché l’homme, les révélations de la présence en terre Centrafricaine pourrait être analysée comme une trahison. Certains  pensent même que les hommes de Joseph Kony auraient participé au renversement de Bozizé en mars dernier. Les multiples crimes commis par Joseph avaient été mises en scène dans une vidéo intitulée «Kony 2012» qui a été visualisée sur le net plus de 100 millions de fois.

La Centrafrique en route vers le génocide

Cette déclaration sort à un moment où le pays selon des observateurs, avance vers un génocide. En proie à des violences tribales et interreligieuses, la Centrafrique est au bord du génocide selon l’analyse du ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius qui fait allusion aux affrontements récurrents entre plusieurs groupes d'auto-défense et des ex-rebelles. Ce qui n’est pas vrai selon le président du Conseil de Transition, Alexandre Ferdinand Nguendet qui dit qu’on ne saurait analyser la situation de son pays en une situation pré-génocidaire. Il semble refuser de voir les nombreuses familles obligées de fuir le pays pour se mettre à l’abri des barbaries régulièrement commises par les hommes de la Séléka depuis qu’ils sont parvenus à chasser Bozizé du pouvoir.