La Nouvelle Tribune

Tirs à Libération, à la Société générale…branle-bas à Paris ce lundi

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Ce lundi 18 novembre 2013 fut une journée spéciale à Paris, la capitale française. Une journée marquée par des histoires de tirs et de chasse à l’homme. Tout a commencé ce matin autour de 10 h 15, heure française, soit 9 h 15, TU. Un homme armé d’un fusil à pompe a fait irruption dans la rédaction du quotidien Libération, sise dans le troisième arrondissement de Paris. Il ouvre le feu.

Ses tirs touchent un jeune homme de 27 ans, assistant d’un photographe, au thorax et à l’abdomen. Hospitalisée, la victime est dans un état « grave », a indiqué une source policière. Le tireur, lui, s’est enfui après ses coups de feu. On apprend qu’une scène identique s’était produite ce vendredi 15 novembre dans les locaux de la chaine de télévision d’information continue, BFM-Tv. Heureusement, il n’y a eu aucune victime. Dans la même journée, soit quelques heures après l’agression au siège de Libération, des coups de feu ont été tirés devant la Société Générale, dans le quartier de la Défense. Toujours à Paris. Aucune victime. Plus tard, l’agence Reuters a rapporté qu’un homme avait affirmé à la police avoir été pris en otage à la Défense. Son agresseur l’aurait contraint de le conduire aux Champs-Elysées avant de le relâcher. Dans l’après-midi, les responsables de Libération annonce que le journal est victime d’une « attaque informatique en déni de service ». Décidément ! Comme on pouvait s’y attendre, ces différents événements ont été suivis par un renforcement de la sécurité au niveau des grands groupes de presse situés dans Paris.

Quelques interrogations

Les réactions de condamnation de la classe politique et du gouvernement n’ont pas tardé. Pour manifester le soutien du pouvoir au quotidien Libération, Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, s’est rendu au siège du journal peu après la scène. La position officielle à chaud du gouvernement est venu avec un communiqué de Matignon (Premier ministre). « Le gouvernement ne permettra pas que les représentants de la presse écrite ou audiovisuelle, dont le travail est indispensable au fonctionnement de notre démocratie et de nos institutions républicaines, puissent être menacés ou victimes d’actes criminels dans l’exercice de leur fonctions », a indiqué le communiqué. Mais qui est l’auteur de ses attaques. Agit-il seul ? Quelles sont ses motivations ? Quelques éléments de réponses avec la conférence de presse du Procureur de Paris. Il s’agit d’ « un homme de type européen âgé de 35 à 45 ans, d’une taille d’1 m 70 à 1m 80 ; aux cheveux poivre et sel avec, s’il en est toujours porteur, une barbe de deux ou trois jours. » C’est le même suspect qui aurait tiré à Libération et à La Défense. Mais quelles sont ses motivations ? On n’en sait rien pour le moment.