La Nouvelle Tribune

Centrafrique : Bozizé à nouveau accusé de destabilisation

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Complètement incapable d'assurer la sécurité de ses concitoyens après avoir déstabilisé le pays avec l'aide de plusieurs rebelles nationaux et parfois étrangers, le gouvernement du président par intérim Michel Djotodia ne sait plus où donner de la tête face à la montée des violences à Bangui et dans le reste du pays. Pour le pouvoir centrafricain, un coupable idéal : François Bozizé.

L'ancien président est accusé par le nouveau de monter une rebellion en vue de semer le chaos en Centrafrique. "Sous couvert des fameux groupes, il y a des actions de sabotage du processus de transition en cours avec des armes lourdes, du matériel transporté par avion. Leur coup à Bouar a é choué. Ils avaient été repoussés par une colonne de 200 militaires FACA. Certains avaient pris la direction de Garoua-Boulaï au Cameroun, d'autres celle de Bozoum " affirmait le porte-parole de la présidence. Pour lui, l'ancien régime mené par François Bozizé pose déjà des actes en soutenant les anti-balakas, groupe d'auto-défense créé pour lutter contre les éléments de la Séléka, proche du pouvoir. Ces groupes se sont mués en quelques mois en milice exécutant de nombreux hommes armés. Ce week-end, dans une opération de nettoyage menée par le pouvoir en place, un aide de camp de Bozizé, Tanguy Touaboy a été tué. Le drame qualifié de "dommage collatéral" par la présidence s'est opéré lors d'un démantèlement de cache d'armes. Le pays qui semble être pris dans la tourmente des conflits ethniques et religieux, aura bien du mal à trouver le chemin de la paix si un dialogue national n'est pas engagé en vue de faire cesser les violences