La Nouvelle Tribune

Nucléaire iranien : Fabius défend la position de la France

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La nouvelle session de négociations sur le nucléaire iranien tenue à Genève du jeudi 7 au dimanche 10 novembre 2013 n’a pu aboutir à un accord. Ces négociations se tiennent entre le groupe de 5+1 et la république iranienne.

Ce groupe comprend les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, France, Grande Bretagne, Russie, Chine) et l’Allemagne. Alors qu’on croyait à l’avènement d’un compromis pour passer à l’étape suivante, le blocage est venu de la France. Gardant en tête l’échec des négociations de 2003-2004, les autorités Françaises exigent des clarifications sur trois points. Ce sont la question de la centrale d’Arak -susceptible de produire à terme du combustible militaire- le devenir du stock d’uranien enrichi à 20% et toute la question même de l’enrichissement. Invité de la chaine Europe 1, Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères défend la position de son pays qui est accusé d’avoir fait « capoter » les négociations du week-end dernier. « Nous sommes fermes, pas fermés. Nous voulons la paix, Pas autre chose. La sécurité de la région et du monde est en jeu », a déclaré le chef de la diplomatie française.Après avoir déclaré que la France « travaille dans la bonne direction ». Pour rappel, les pays occidentaux et Israël redoutent que l'Iran profite de son programme nucléaire pour obtenir la bombe atomique. Argument rejeté par Téhéran. Les autorités du pays affirment que l’enrichissement d’uranium est fait à des fins purement civiles. En participant à ces négociations, le régime du président Hassan Rohani vise la levée des sanctions économiques prises contre le pays par les pays occidentaux. L'enjeu pour les Occidentaux est de voir clair dans le programme nucléaire iranien. Après l’échec du week-end, les différentes délégations vont se retrouver le 20 novembre prochain, toujours à Genève, pour la poursuite des pourparlers.