La Nouvelle Tribune

Centrafrique : la Ceeac demande un désarmement forcé des bandes armées

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La saignée en Centrafrique doit cesser. Réunis lundi, à N'Djamena lors d'un sommet extraordinaire, les dix pays membres de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (Ceeac) ont instruit la force africaine en Centrafrique (Misca) de désarmer "sans délai" et au moyen de la force si nécessaire "tous les éléments armés étrangers" qui tourmentent la population prise aux pièges de bandes armées.

Dans la déclaration finale, les chefs d'Etats et de gouvernements ont clairement exigé le déploiement de la Misca sur tout le territoire centrafricain et demandé de procéder au désarmement et à l'éloignement sans délai, volontaire ou forcé, de tous les éléments armés étrangers du territoire de la République centrafricaine. Pour ce, ils se sont engagés à apporter à la Misca l'appui aérien approprié.

La Misca compte actuellement 2.500 soldats. Un nombre insuffisant et moins que les 3.600 initialement prévus. Ses actions dans le pays souffrent de manque de moyens logistiques et financiers. Les chefs d'Etats et de gouvernements de la Ceeac ont aussitôt appelé la communauté internationale à apporter urgemment des moyens financiers et logistiques à la force africaine.

Au cours de ce sommet convoqué par le président tchadien Idriss Déby Itno, actuel président de la Ceeac, les participants ont également exigé du régime de Djotodia la mise en place d'un calendrier précis sur l'organisation d'élections générales dans un délai de 18 mois.

Principal soutien du régime de Bangui, le Tchad, joue un rôle politique et important dans le pays. Arrivé au pouvoir après  à un coup de force  mené par la coalition rebelle Séléka, Michel Djotodia peine à mettre de l'ordre dans sa tanière. L'Onu, dénonce la tragédie que vit la population et accuse les ex-rebelles tchadiens et soudanais membres de la Séléka de commettre des meurtres, viols et pillages.