La Nouvelle Tribune

ONU : l’Arabie Saoudite refuse de siéger au Conseil de Sécurité

Espace membre

Ce Jeudi 17 octobre, l’Assemblée générale des Nations Unies a élu les cinq nouveaux pays devant siéger au sein du Conseil de sécurité en qualité de membres non permanents. Ces pays sont le Nigeria, le Tchad, le Chili, la Lituanie, et l’Arabie Saoudite.

Mais dans un communiqué rendu public ce vendredi 18 octobre par le biais de son ministère des Affaires étrangères, l’Arabie Saoudite a exprimé son refus de siéger au sein du Conseil de sécurité. Ce « non » des autorités saoudiennes est une forme de plaidoyer pour une réforme du Conseil de sécurité et une protestation contre la manière dont le Conseil gère les crises syrienne et israélo-palestinienne. Le Communiqué indique que l’Arabie Saoudite «n’a pas d’autre option que de refuser de devenir membre du Conseil de sécurité jusqu’à ce que ce dernier soit réformé et qu’on lui donne les moyens d’accomplir son devoir et d’assumer ses responsabilités pour préserver la paix et la sécurité dans le monde» Par cet acte, Ryad s’insurge aussi contre le fait qu’on permette au régime de Bachar El Assad de « tuer son peuple et de le bruler à l’arme chimique au vu et au su du monde entier sans sanction ». Cela est, précise le communiqué, « une preuve claire de l’impuissance du Conseil de sécurité ». Pour ce qui est du conflit israélo-arabe, c’est le « deux poids, deux mesures » du Conseil de sécurité qui fâche Ryad. Pour rappel, le Conseil de sécurité des Nations Unies compte quinze membres dont cinq permanents ayant le droit de veto et dix non permanents. Les cinq membres permanents sont les Etats-Unis, la Grande Bretagne, la France, la Russie et la Chine. Les membres non permanents, qui sont renouvelés de façon régulière, ont un mandat de deux ans. La nécessité de réformer cette instance très stratégique des Nations Unies en vue de l’adapter aux réalités géo-politico stratégiques du moment fait débat depuis plusieurs décennies. Et justement la question est restée toujours au niveau de simples incantations sans que rien de concret ne soit fait à par les propositions.