La Nouvelle Tribune

Mali : le directeur de cabinet de Sanogo enlevé par des militaires

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Le Mali est toujours en proie à de vives tensions malgré les élections présidentielles à succès organisées dans le pays. Ce matin des éléments armés de l'armée régulière malienne ont enlevé le directeur de cabinet du désormais général Sanogo. En cause : une brouille au sujet de la nomination au grade supérieur de certains officiers. 

Au moment où le Mali pense ses plaies et que les islamistes et rebelles du Front national de libération de l'Azawad (FNLA) sont impliqués dans des troubles au nord du pays, à Kidal et à Tombouctou, certains officiers tranquillement logés dans la capitale se disputent des strapontins. C'est la réaction que peut avoir tout observateur de la vie politique et militaire malienne depuis quelques mois. Derniers événements en date : "des éléments de la garde rapprochée du capitaine Amadou Konaré et du colonel Youssouf Traoré, qui accusent le chef de cabinet du Comité de suivi des reformes d’avoir enlevé leurs noms sur la liste de nomination au grade supérieur et d’oublier superbement le capitaine Konaré pour la promotion exceptionnelle. Ils sont venus avec des fusils mitrailleurs vers 10 h00 et ont commencé à tirer partout. Ils ont ensuite enlevé le Lt-colonel Mohamed El Habib Diallo, Directeur de cabinet du Général Sanogo, pour une destination inconnue" d'après une source militaire locale.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que la faveur accordée à l'ex-capitaine Sanogo, n'a pas fait que des heureux dans la hiérarchie militaire du pays de Soundiata Kéita. Pire, des hommes armés, qui visiblement ne respectent pas l'autorité du nouveau président élu, se permettent de monter des milices pour approuver ou non, une décision d'une autre faction formée d'éléments proches de Sanogo. Si rien n'est pas dans le pays pour assainir le milieu des forces armées, l'effort consenti par les pays de la sous-région et la France ne serviront à rien, car sans ententes entre les hommes armés, comment peut-on parler de lutte contre un éventuel ennemi? IBK a donc du pain sur la planche