La Nouvelle Tribune

Centrafrique : Nicolas Tiangaye, un Premier ministre condamnatoire ?

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Les dernières actualités macabres, marquées par les attaques des personnes et groupes armés, se réclamant de l’ex-président François Bozizé et les représailles des éléments de la séléka sur la population civile a fait objet d’une conférence de presse animée par le premier ministre de la transition, Maître Nicolas Tiangaye, assisté par des membres du gouvernement.

Concernant la crise dans le nord-ouest, le Premier ministre de transition Nicolas Tiangaye a clamé haut et fort en utilisant la phrase copiée sur son “complice” Djotodia, « qu’il n’y aura pas d’impunité en République Centrafricaine ». Et il a condamné ces attaques qui tendent à annuler les efforts du gouvernement, qui penche vers la restauration de la paix dans le pays. Il a ensuite présenté ses condoléances à la famille des victimes de ses désastres des éléments de la Séléka et de ses hommes armés sans oublier les humanitaires qui ont perdu la vie. « Le gouvernement condamne ces crimes ignobles qui une fois de plus constituent des graves violations des Droits humains dons la population est victime. Il dénonce les partisans de Bozizé qui ont revendiqué ces attaques meurtrières », a déclaré Maître Nicolas Tiangaye. Il a ensuite exhorté la population centrafricaine à le soutenir dans le processus de désarmement et de cantonnement en cours pour pacifier définitivement la RCA.

En effet, ceci est un exercice, connu de tous les Centrafricains, de ce gouvernement de transition dirigé par Nicolas Tiangaye, pourtant juriste et défenseur de droit de l’homme. « La population souffre dans leurs chairs face à la montée des exactions de ces sanguinaires de Séléka, mais ce dernier ne fait que condamner. Pourquoi ne pas passer à l’action ? Un jour, lui et son président répondront devant la barre. Le sang des pauvres paysannes et paisibles populations, massacrées, violées, pillées et tuées ne va pas rester sans suite », a déclaré un centrafricain sous couvert de l’anonymat.

Il est à noter que ce point relevé par ce Centrafricain est très important. Depuis l’accession de Djotodia au pouvoir, tout ce qui se passe dans le pays n’est pas passé inaperçu du gouvernement. Mais puisque se sont les officiers séléka qui en sont les moteurs, pas de justice. Le gouvernement regarde impuissamment la population maltraitée par cette bande de Séléka. Les droits de l’homme ont disparu du paysage national. Les hommes politiques n’existent plus. Le pays prend un tournant décisif de sa déscente à l’enfer. C’est vraiment regrettable.