La Nouvelle Tribune

Syrie : la proposition russe qui peut changer la donne

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Mettre l'arsenal chimique syrien sous contrôle de l'ONU. C'est en substance la proposition faite par le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à l'endroit de son homologue syrien, Walid Mouallem, à Moscou. 

"Nous appelons les dirigeants syriens non seulement à accepter de placer sous contrôle international leur stock d'armes chimiques, et ensuite à le détruire, mais aussi à rejoindre pleinement l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques" a déclaré Sergueï Lavrov. En fin de journée, la France, par la voix de son ministre des affaires étrangères a fait savoir que la proposition pouvait être recevable à condition que "des engagements précis, rapides et vérifiables" soient pris par Damas.

La Syrie a d'ores et déjà fait savoir qu'elle approuvait cette proposition: "Le ministre Lavrov a mis en avant une initiative liée aux armes chimiques. Je déclare : la Syrie salue l'initiative russe, fondée sur les inquiétudes des dirigeants russes concernant la vie de nos citoyens et la sécurité de notre pays"

Pour certains observateurs, cette manoeuvre est un moyen employé par la Russie pour couper l'herbe aux pieds des occidentaux (représentés parla France et les USA) et les empêcher de bombarder comme prévu la Syrie. Mais la vraie question reste: que va faire le président Obama face à cette proposition russe? Pour le moment seule l'ancienne secrétaire d'Etat, Hillary Clinton s'est exprimée sur le sujet, affirmant qu'il s'agit d'une étape importante, et notant que l'accord tacite de la Syrie intervient dans un contexte de menace d'attaque extérieure. Une manière pour elle d'affirmer que la volonté manifeste du président Obama d'attaquer la Syrie avait été un élément déclencheur.