La Nouvelle Tribune

Syrie : vers une reculade des occidentaux ?

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L'empressement affiché il ya quelques jours par les occidentaux avec à leur tête les USA semble avoir baissé d'intensité depuis quelques heures. En effet, tour à tour, les USA, la Grande Bretagne, puis la France ont tempéré leur point de vue, sans vouloir cependant se dédire.

Punition

c'est le terme souvent repris par la coalition occidentale pour désigner la probable action des occidentaux en Syrie. Selon leurs dires, il ne saurait être intelligent de laisser la Syrie utiliser des armes aussi dangereuses, contre la population civile, innocente. Seul bémol, celui soulevé par la chambre des représentants du Royaume Uni lors d'une séance de questions-réponses : La coalition a t-elle la preuve formelle que le pouvoir syrien est à l'origine de la tuerie au gaz sarin? 

Eh ben non, rien ne prouve formellement que Bachar et ses hommes sont derrière cette abomination. Et c'est bien ce qu'a souligné David Cameron. Ce dernier, pour sa propre défense a souligné le fait qu'il ne s'agissait nullement d'une réédition de "l'exploit" commis en Irak. Qu'il s'agissait d'une action forte pour décourager une probable envie de récidive. Mais comment cette punition sera t-elle organisée.

La Russie et la Chine

La Russie qui était totalement opposée dès le début à une répétition de la guerre contre Khadafi a signalé dès le départ au sein du conseil de sécurité de l'ONU qu'aucune intiative militaire ne devrait être entreprise. La Chine, fidèle alliée de la Russie, s'est elle aussi alignée sur la position de son amie. 

Face à la démonstration de force de la France qui a annoncé envoyer sous peu des bateaux et avions militaires dans des zones militaires proches de la Syrie, la Russie a elle aussi annoncé l'envoi d'un navire anti-missile et avions pour soutenir sa base dans la méditerranée, une manière forte de signifier son refus

Le pape François

Le nouveau pape de l'église Catholique qui a reçu ce jour le président jordanien a signifié clairement son opposition à une ènième action militaire dans le monde, soutenant que seule une solution diplomatique et politique pouvait garantir la paix en Syrie.

La reculade

Face à la réticence de son opinion nationale, le président Obama a signifié à la télévision qu'il n'avait pas encore pris une décision définitive, lors d'un échange avec des journalistes. Pour lui cette action n'est pas destinée à renverser le pouvoir syrien, mais à mettre fin au massacre. De son côté la France aussi temporise. Elle affirme, par la voix de son président François Hollande qu'une action militaire au sol n'était pas envisageable pour le moment. David Cameron, lui a affirmé que rien ne pourrait se faire sans les résultats de la commission d'enquête de l'ONU.

De quoi pousser certains analystes à parler de reculade des occidentaux face à la réticence musclée de la Russie et de la Chine, et face à un probable embrasement de la région.