La Nouvelle Tribune

François Hollande élu à 51,65%

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C’est désormais connu. Le nouveau président de la France s’appelle François Hollande. C’est ce qui ressort du second tour de la présidentielle dans ce pays qui s’est déroulé hier. Au terme du second tour de la présidentielle française qui s’est déroulée ce dimanche, c’est le candidat du parti Social, François Hollande, qui l’a remporté avec 51,60% des voix exprimées contre 48,40% pour son challenger désormais ancien président de la  France, Nicolas Sarkozy.

Pour ce second tour, 46 millions de Français ont été convoqués aux urnes. Le taux de participation générale est de 71,9% avec une abstention de 20%. Pour rappel, au premier tour, l’actuel nouveau président totalisait 28,63% contre 27,18% pour le président sortant, Nicolas Sarkozy. Au total, 65 mille de bureaux de vote ont été ouverts pour permettre aux Français d’accomplir leur devoir citoyen. Cette victoire vient confirmer les chiffres des sondages depuis le début des campagnes jusqu’au débat d’entre-deux tours de la semaine écoulée. Même le taux d’abstention largement augmenté d’environ 3% comparativement à la dernière élection présidentielle de 2007 n’a rien changé à la tendance. François Hollande, le nouveau président sera investi dans ses nouvelles fonctions, le 15 Mai prochain. C’est alors un nouveau départ et un nouveau défi pour la France et le Ps. En attendant, les militants de Hollande continuent la fête et c’est une nuit blanche agrémentée par un concert qui leur a été offerts hier.

Sarkozy, un président sortant physiquement abattu et plus poli

C’est un homme, physiquement abattu, qui s’est affiché à l’écran de France 24 hier. En effet, le candidat de l’Ump, lors de son discours de fin de mandat est tout sauf, le Sarkozy des cinq dernières années. C’est sur un ton moins énergique, un peu plus poli que d’habitude et moins arrogant que le président sortant, s’est adressé à ses militants. «François Hollande a gagné les élections, nous respectons sa victoire et nous devrons rester unis car, la France importe plus que tout». C’est en ces termes qu’il s’adressait à ses militants. Il en ressort alors que le président sortant, accepte son échec et félicite le vainqueur. Il est à noter que durant toute la campagne, la qualité des débats et des rassemblements organisés par les deux candidats n’ont pas  souffert d’insuffisance. Sarkozy n’a alors pas démérité sur ce plan. Son échec trouve sa source dans les différents évènements et les traitements dont il en a fait depuis cinq ans. 

François Hollande président, des  défis à relever

Le nouveau président de la France est bien conscient des défis qui l’attendent désormais en tant que porteur de nouveaux espoirs et il en est d’ailleurs fier. Cette alors le moment pour le nouvel élu, de mettre en application les promesses de campagne. Au nombre de celles-ci, l’amélioration de la politique étrangère, surtout celle de l’immigration, la justice, le chômage, la fiscalité etc. Au cours de son discours de nouveau président, François Hollande souhaite être jugé au terme de son quinquennat, sur des questions de justice et de jeunesse. Pour espérer un second mandat, il doit alors tenir parole. Il a encore plus intérêt à tenir parole afin que la gauche ne perde pas les législatives. Les sondages placent déjà la gauche en tête avec 44% suivie de la droite avec 32% et le Front national en dernière position avec 10%.

François Hollande est devenu le 7ème président élu depuis l’instauration de la Vème république en 1958. Le deuxième socialiste, après les deux septennats de François Mitterrand (1981-1995). Il ne le deviendra officiellement qu’une fois investi (normalement le 15 mai mais l’investiture pourrait intervenir plus tôt). La place de la Bastille, le lieu de célébration des partisans de l’ancien secrétaire-général du PS, comme pour François Mitterrand en 1981, a été prise d’assaut par de nombreuses personnes.

Participation en hausse par rapport au premier tour

La participation au second tour de l’élection présidentielle était en hausse dimanche à 79,96% contre 70,59% au premier tour, annonce le ministère de l’intérieur. Lors des présidentielles de 2007, le taux de participation pour le second tour avait été de 75,11% à 17h00. Le taux de participation final a ete de 81,5%, soit plus qu’au premier tour mais moins qu’au second tour de l’élection 2007.
François Hollande s’entretiendra ce soir avec Angela Merkel s’il est confirmé qu’il est élu
Le nouveau chef de l’Etat avait fait savoir par la voix de Jean-Marc Ayrault, le maire de Nantes, qu’il devrait avoir dans la soirée un échange avec la chancelière allemande Angela Merkel, au cas où il serait élu, ce qui semble donc se confirmer.
Jean-Marc Ayrault, qui s’exprimait après avoir voté pour le second tour de l’élection, a souligné qu’en tant que «conseiller spécial» du candidat socialiste, il avait été «très attentif à la question des relations franco-allemandes, parce que ça va compter tout de suite».
«Dès ce soir je pense, si François Hollande est élu président de la République, il échangera avec la chancelière d’Allemagne parce qu’il y a là la clé de redressement de l’Europe, de la réorientation de l’Europe dans le sens de la croissance, dans le sens de la compétitivité, de la protection», avait déclaré Jean-Marc Ayrault, donné comme un possible Premier ministre de François Hollande, aux journalistes.
Les résultats du deuxième tour de l’élection présidentielle française depuis 1958
Les seconds tours des huit élections présidentielles disputées en France depuis 1965 ont été généralement relativement serrés. La victoire la plus large dans un duel droite-gauche classique a été obtenue par le général de Gaulle en 1965 face à François Mitterrand.  L’élection la plus serrée fut celle de 1974, qui s’est jouée à environ 400.000 voix. Il y a eu deux duels atypiques droite-droite en 1969 et droite contre extrême-droite en 2002.

Voici un rappel des résultats:

1965: Charles de Gaulle 55,2%-François Mitterrand 44,8% (participation* de 82,0%)
1969: Georges Pompidou 58,2%-Alain Poher 41,8% (participation 64,43%)
1974: Valéry Giscard d’Estaing 50,8%-Mitterrand 49,2% (participation 86,2%)
1981: Mitterrand 51,8%-Giscard d’Estaing 48,2% (participation 83,4%)
1988: Mitterrand 54%-Jacques Chirac 46% (participation 81%)
1995: Chirac 52,6%-Lionel Jospin 47,4% (participation 74,9%)
2002: Chirac 82,2%-Jean-Marie Le Pen 17,8% (participation 75,4%)
2007: Nicolas Sarkozy (UMP) 53,1%-Ségolène Royal (PS) 46,9% (participation 80,04%)
2012: François Hollande (PS) 51,60 - Nicolas Sarkozy (UMP) 48,40%

Julien Vlassenbroek