La Nouvelle Tribune

Euthanasie : un médecin slovène arrêté pour la mort de 07 patients

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Aider les personnes en agonie à mourir n’est pas encore chose admissible en Slovénie. Selon les médias slovènes, un médecin a été arrêté pour la mort de 07 de ses patients. Il est soupçonné d’avoir contribué à leurs morts. De source policière, il est indiqué que de nombreuses plaintes pour actes criminels ont été déposées contre le médecin dont l’identité n’a pas été révélée.

Le médecin arrêté, ont indiqué les médias slovènes, travaillait dans le principal centre hospitalier de Ljubljana, la capitale de la Slovénie. Le médecin en question a été radié de cet hôpital après le décès en janvier d’un de ses patients, un nonagénaire de 83 ans. La question de l’euthanasie suscite de grands débats de société. En France, le président François Hollande s’était montré favorable à l’euthanasie. Evoquant le sujet lors de son grand oral du 14 janvier 2014, il avait déclaré qu’« il s’agit de permettre à toute personne majeure atteinte d’une maladie incurable procurant des souffrances psychiques ou physiques insupportables qui ne peut être apaisée, de pouvoir demander dans des conditions strictes une assistance médicalisée pour terminer sa vie en dignité ». Pour lui, un projet de loi devant légaliser l’assistance médicalisée pour terminer la vie « dans la dignité » : l’euthanasie, devrait être élaboré. Cette position du président français avait suscité une vive réaction de l’Académie française de médecine. Condamnant l’idée du président François Hollande les académiciens ont fait savoir qu’« Il n’est pas dans la mission du médecin de provoquer délibérément la mort. Aucun médecin ne saurait consentir à donner la mort. Aucun médecin ne saurait se voir imposer par la loi de transgresser cet interdit fondateur ». Et cela aurait tout de même étonné si le médecin dont la mission est de sauver des vies aidait à en éteindre. Mais toujours est-il que la sensibilité humaine face à l’atrocité de la douleur d’un être semblable contraint à une indulgence et une ouverture d’esprit envers ceux qui estiment que la pratique de l’euthanasie est pour une bonne cause.