La Nouvelle Tribune

Drame du football en Afrique: joie, larmes et morts autour du cuir rond ce dimanche soir

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Fortunes diverses autour du football ce dimanche soir sur le continent africain. Au moment où toute la Côte d’Ivoire se réjouissait du deuxième sacre continental de l’équipe national en Coupe d’Afrique des nations (Can ) devant l’équipe ghanéenne, les Ghanéens pleuraient à chaude larmes et dans la même soirée, en Egypte on comptait des morts et des blessés. 

19 personnes ont perdu la vie dans  une grande bousculade de supporteurs à l’entrée d’un stade du Caire où devrait avoir lieu un match opposant le Zamalek au club Enipp. Catastrophe, foot sanglant, drame du foot…, ont été les expressions choc utilisées dans la presse locale pour parler de ce nouveau évènement tragique du foot qui plonge des familles égyptiennes dans le deuil.

A ce match qui était le premier ouvert au public après la catastrophe de 2012 dans laquelle 74 personnes ont trépassé dans un stade à Port-Saïd dans le nord du pays, le nombre de places limites autorisées par le gouvernement, était de 10.000. Mais selon la version des forces  de l’ordre il y avait trop de spectateurs qui se sont bousculés et ont tenté de forcer l’entrée. Résultat, 19 personnes sont décédées tandis que de nombreuses autres sont blessées. A la question de savoir qui sont les auteurs de la catastrophe, les autorités égyptiennes pointent du doigt les Frères musulmans. 

Le pouvoir égyptien dit à qui veut l’entendre, que ce sont les fidèles partisans du président déchu Mohamed Morsi qui ont provoqué la bousculade  ayant conduit à des morts. Mais dans le camp des victimes c’est aux policiers que revient la responsabilité des victimes. Ils ont selon les victimes fait un usage abusif de gaz lacrymogène et de chevrotine à l’origine de la bousculade alors que des milliers de supporteurs étaient comprimés dans une allée contigüe menant à une entrée du stade. Un passage qui, aux dires de certains, a été installé à quelques jours du match par les autorités dans à des fins inavouées.