La Nouvelle Tribune

Zèle et violence d’un gendarme : la voiture de M. Armand Topanou complètement saccagée par un motard

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Vendredi 22 novembre, Boulevard St Michel, juste devant la pharmacie St Jean. Il sonnait 15h52mn. C’est l’endroit où il ne fallait pas se retrouver, en ce moment précis, quand on est usager de la circulation. Un policier qui réglementait la circulation, juste au carrefour de l’Unafrica, fait arrêter tous les usagers de la route qui venaient de la Bourse du Travail, le temps de faire passer ceux venant de St Michel.

 C’est alors que les automobilistes et les motocyclistes, immobilisés devant la pharmacie St Jean, entendent derrière eux les sirènes d’un cortège officiel.  En quelques secondes, le cortège est juste derrière eux. Mais, comment faire pour dégager la voie,  si devant il n’y a pas d’espace libre ? Le motard qui faisait office d’éclaireur, se montre fougueux et violent. Pour dégager l’espace qui n’existe pas, il brutalise et renverse les motocyclistes, et se retrouve juste derrière la voiture de M. Armand Topanou, un citoyen revenant de ses courses. Ne pouvant renverser cette voiture, Il donne un coup violent sur la malle arrière du véhicule, puis, frayant un passage exigu entre les motos, il se retrouve sur le flanc du véhicule, et donne un second coup violent sur la vitre arrière qui s’est complètement brisée. 

Surpris par ce coup violent, M. Topanou s’arrête, mais à peine le temps de constater le dégât,  le motard indélicat est déjà parti, après avoir essuyé des jurons de la part des témoins et des usagers de la route.  Retrouvé sur les lieux où il a fait appeler les policiers pour faire le constat, M. Armand Topanou est très déçu. Et il nous confie : «J’étais coincé dans la circulation. Je n’avais aucune possibilité de bouger. Devant moi, et sur près de dix mètres environ, c’était compact. C’est alors que le motard donne un coup violent à la malle arrière de mon véhicule, et un autre sur la vitre arrière qui se brisa aussitôt. C’est une exaction. Ces militaires se croient tout permis», fulmine-t-il. Son avocat, Me Yaya Pognon, se montre plus vexé. «C’est un abus de pouvoir. Cet acte procède de la barbarie, que d’une République démocratique comme la nôtre», dénonce  l’avocat, qui continue en disant qu’il fera tout pour que l’auteur de cette exaction soit puni.