(« Si vous validez une Lépi tronquée, vous mettrez le pays à feu et à sang ») A quelques semaines des élections, le Professeur Jean-Roger Ahoyo, à travers une lettre ouverte, rappelle au président de la Cour constitutionnelle, Me Robert Dossou et au Professeur Théodore Holo, membre de la même Cour, leurs responsabilités quant à l’issue heureuse ou non de la présidentielle.
Cotonou, le 19 Janvier 2011
Monsieur Jean-Roger AHOYO
Ancien Ministre
Lettre ouverte
- A Maître Robert Dossou
Ancien Ministre, et
- Au Professeur Théodore HOLO
Ancien Ministre
Objet : Inquiétudes
Chers amis et compagnons de lutte,
Vous aurez raison d’être étonnés que je vous écrive, et surtout, que je donne à ma lettre un caractère ouvert. Je vous dois donc, dès l’entame, une explication que je me dépêche de vous donner.
1. Pourquoi une lettre ouverte ?
En effet, j’ai pris l’initiative de vous rencontrer l’un et l’autre récemment pour échanger avec vous sur les prochaines échéances électorales et pour vous faire part de mon inquiétude quant au rôle de la Cour Constitutionnelle dans le processus électoral. Pourquoi donc une lettre ?
1.1 La nécessité d’un courrier
Deux raisons m’ont déterminé à vous adresser ce courrier :
1.1.1 D’abord la décision du Conseil des Ministres du 07 janvier 2011 de convoquer le premier tour de l’élection présidentielle dès le 27 février 2011 ; l’élection des députés étant fixée au 17 Avril 2011. Du 07 janvier au 27 février, le décompte donne 47 jours, alors que la CENA n’est pas encore installée, et que la loi n°2010-33 du 07 janvier 2011 précise en son article 14 que : « Les membres de la Commission Electorale Nationale Autonome sont désignés, pour chaque échéance électorale, cent trente (130) jours minimum avant le mois durant lequel le scrutin a lieu ». Une question vient tout de suite à l’esprit : Le délai de 47 jours est – il suffisant pour organiser des élections sincères, transparentes, et apaisées ?
1.1.2 Par ailleurs, les quotidiens du mardi 11 janvier 2011 (Le Matinal n°3518 page 15, et la Presse du Jour n°1306 pages 6 et 7) ont donné les chiffres des exclus de la LEPI. Leur nombre tend déjà vers 1,5 millions de Béninois, en attendant d’ajouter les exclus des quatre (4) départements du Septentrion.
Ce délai très court (le tiers de celui prévu par la loi !) et ce nombre exorbitant d’exclus, ont transformé mon inquiétude en angoisse.
1.2 Pourquoi rendre public ce courrier ?
La tournure que prennent les évènements et l’importance des échéances électorales annoncées m’obligent à sortir du cadre d’un échange courtois entre amis, pour prendre l’opinion publique à témoin. Je sais d’avance que cela ne vous vexera pas parce que vous êtes des démocrates convaincus et que vous n’avez rien à cacher des points de vue que vous m’avez exposés l’un et l’autre.
Maintenant, il me reste un second préalable à remplir avant de vous rappeler mes arguments. Pourquoi vous deux, sur une Cour de sept membres ?
2. Pourquoi vous deux ?
Fondamentalement, parce que nous avons toujours milité ensemble. Cela a créé entre nous une sensibilité politique commune que nous avons appelée « la Gauche Démocratique » en 1979, à l’occasion de l’Assemblée Générale des Cadres.
2.1 D’abord Robert
Tu es rentré au Lycée Victor Ballot en 1952 avec feu mon frère Samuel AHOYO.
Quand je vous ai suivis en 1954, vous étiez déjà amis. Cela a facilité nos relations, qui se sont approfondies pendant les cinq (5) années que nous avons passées ensemble au Lycée Victor Ballot. C’est à ce moment que nous avons fait ensemble l’apprentissage de la démocratie, à travers nos grèves de lycéens, dont la célèbre « bataille du gésier » qui fait sourire certains. Tu as été même le responsable du Lycée une année ! C’est dire qu’il y a longtemps que tu joues les premiers rôles !
2.2 Avec Théodore
Nous avons, comme tu le sais, d’abord des relations de famille : Ta maman a un ancrage dans ma maison paternelle ; elle est en effet la sœur de mon oncle Adjâha ALAOU. Et je n’ai pas oublié la grande mobilisation des miens, depuis Hounli à ABOMEY jusqu’à COTONOU, quand nous avons organisé une veillée funèbre pour elle, en l’Eglise Saint-Michel, lorsqu’elle nous a quittés en 2009 !
2.3 Mais fondamentalement, nos relations se sont développées, dans la durée, dans le cadre du militantisme dans l’AEED, l’UGEED et la FEANF ; militantisme poursuivi sur le terrain, à notre retour au pays, dans le cadre de nos Organisations de Jeunesse (RAJEMO pour Robert, FILOGNON pour Théodore et moi) regroupés au sein du Comité Inter – Jeunesse (C.I.J).
2.4 Dois-je ajouter que nous avons, tous les trois, fait partie du gouvernement du Président Nicéphore Dieudonné Soglo pour travailler avec lui à asseoir le Renouveau Démocratique ?
Tout cela crée des liens très forts qui fondent mes raisons de m’adresser à vous aujourd’hui, dans le cadre de cette lettre ouverte pour vous redire mes arguments, sur fond d’angoisse.
3. Le sens de ma démarche
Quand je vous ai rencontrés, je ne vous ai pas caché que je milite pour l’Alliance politique l’UNION FAIT LA NATION (U.N).
3.1 Le respect de vos fonctions respectives
Je sais que vous êtes tous les deux membres de la Cour Constitutionnelle et Chefs d’Institution (Président de la Cour Constitutionnelle et Président de la Haute Cour de Justice).
Je n’ai donc pas la naïveté de croire que je pourrais vous faire quitter la position de neutralité qui est censée être la vôtre.
Je connais suffisamment la personnalité et le caractère de chacun d’entre vous pour ne pas tenter pareille aventure, vouée d’avance à l’échec.
3.2 Une lourde responsabilité
Mais je sais aussi que, en votre qualité de Membres de la Cour Constitutionnelle, vous avez une lourde responsabilité par rapport aux prochaines échéances électorales. Il dépendra de vous, et des autres Membres de la Cour, qu’elle se déroule dans le calme et la transparence.
C’est pourquoi j’ai décidé de vous approcher en ami, pour vous dire ma part de vérité sur quelques points que je juge essentiels.
4. La Cour Constitutionnelle actuelle
4.1 Son installation
Elle a eu lieu fin février début mars 2008, et a été marquée par la précipitation. Lisons ce qu’écrit le quotidien « La Presse du jour » n°0603 du Mercredi 27 février 2008 page 3, sous la plume de G.A. : « Même le Président de l’Assemblée ne pouvait pas avoir d’argument pour expliquer cette précipitation. Les membres des CEA ne sont pas désignés. La Haute Cour de Justice attend depuis des mois ses nouveaux membres parlementaires et, contre toute attente, c’est la Cour Constitutionnelle, dont le mandat arrive à expiration dans quatre mois, qui devient une préoccupation. Cela paraît trop gros pour ne pas susciter dégoût. » Fin de citation.
4.2 Ses membres
Le quotidien « Le Béninois Libéré » n°522 du Mardi 04 Mars 2008 donne la liste des nouveaux membres de la Cour Constitutionnelle à la page 03 :
- Membres proposés par le Président de la République : Robert Dossou, Robert Tagnon, Clémence Yimbéré Dansou
- Membres proposés par l’Assemblée Nationale : Théodore HOLO, Bernard Dossou DEGBOE, Marcelline C. GBEHA AFOUDA et Zimé Yérima KORA – YAROU.
A la même page, dans l’article « Yayi a réussi un hold up » dont le seul titre en dit déjà long, le journaliste Aboubakar Takou a fait le développement suivant : « Robert Dossou, Robert Tagnon, Clémence Yimbéré Dansou, Théodore Holo, Degboe Bernard Dossou, Marcelline C. Ghèha Afouda, Zimé Yerima Kora Yarou voici les 07 lieutenants de Boni Yayi, tous FCBE bon teint, qui siègeront à la Cour Constitutionnelle. Ainsi Boni Yayi a réussi à se garantir sa réélection en Mars 2011 … La précipitation dans laquelle la désignation est intervenue en dit long sur les intentions du Chef de l’Etat, et les circonstances de la désignation des 04 du Parlement aussi. Il faut retenir que 03 membres du Bureau de l’Assemblée n’auraient pas assisté à ce qu’ils qualifient de mascarade. En effet, Antoine Dayori, Joachim Dahissiho et Saka Fikara, n’ayant pas eu gain de cause dans la proposition de programmation faite à Nago pour la désignation des 04 membres du Parlement à la Cour, ont déserté le festin du diable. » Fin de citation.
Mais restons dans le même journal, à la même page, pour lire sous la plume d’Eric More, ce qui suit : « Un coup de force de plus de Boni Yayi et pas des moindres. Comme d’habitude, serait – on tenté de dire, le Chef de l’Etat n’a eu aucune difficulté apparente pour procéder à la nomination des sept juges de la Cour Constitutionnelle parce qu’en réalité celle des juges émanant du Parlement porte son estampille. » Fin de citation.
Si on remonte deux semaines plus tôt, on peut lire dans « Le Pays » N°00307 du vendredi 05 février 2008, à la page 3, sous la plume de Valère D. Mèdégnonwa un article intitulé : « Présidence de la Cour Constitutionnelle. Deux candidats pour la majorité présidentielle ». Dans son développement, le journaliste cite deux noms, deux juristes : Me Dossou Robert et Mme Sévérine Lawson.
S’agissant de cette dernière, le journaliste aligne trois arguments qui font d’elle le candidat préféré de la mouvance présidentielle :
- L’argument genre : Elle est une femme, comme Elisabeth Pognon et Conceptia Ouinsou,
- Elle a du courage : Pour avoir fait le réquisitoire de ses collègues magistrats impliqués dans les dossiers de frais de justice,
- Elle a fait du bon travail comme Agent judiciaire du Trésor.
Quant à Me Robert Dossou, il écrit ce qui suit te concernant : « Des exemples du Kenya et de la Côte d’ivoire sont assez édifiants affirment nos sources, pour positionner à la tête de la Cour Constitutionnelle des personnalités rompues à la tâche et assez neutres sur le plan politique. Et c’est d’ailleurs l’argument principal qui milite contre Me Robert Dossou pour présider aux destinées de la Cour Constitutionnelle. Des observateurs le trouvent trop engagé aux côtés du Chef de l’Etat, ce qui n’est d’ailleurs pas une mauvaise chose. Mais cela pourrait amener des adversaires politiques du Chef de l’Etat à trouver des prétextes, des arguments faciles pour contester le verdict des urnes. » Fin de citation.
Effectivement, mon cher Robert, aux législatives qui ont suivi les présidentielles de mars 2006, tu étais candidat dans le Mono sur la liste FCBE !!!
On peut résumer ces longues citations en quatre phrases :
4.2.1 Les trois membres de la Cour nommés par le Gouvernement sont les Hommes du Président Boni Yayi,
4.2.2 Les quatre autres désignés par l’Assemblée Nationale l’ont été par un Bureau croupion (réduit à 4 membres), au moment où la Mouvance Présidentielle contrôlait l’Assemblée. Comme l’écrit Eric More, ils portent l’estampille du Président Boni Yayi,
4.2.3 Le Président de la Cour ainsi constituée, était candidat sur une liste FCBE !
4.2.4 Le Chef de l’Etat, en réussissant le « coup de force » (sic) de remplir la Cour de sept (07) de ses lieutenants FCBE, s’est garanti une réélection en Mars 2011 !
Au total, l’actuelle Cour Constitutionnelle a été installée dans la précipitation et est remplie des hommes de Boni Yayi. Voilà son péché originel.
Qu’en est – il de vos décisions ?
5. Les décisions de la Cour
Une étude systématique des décisions de la Cour, même par le profane non – juriste que je suis, révèlerait aisément que la très grande majorité de ces décisions vont dans le sens des désidératas du Gouvernement. De temps en temps, et pour faire bonne mesure, vous prenez quelques décisions pour ramener le Gouvernement sur le droit chemin.
5.1 J’ai été particulièrement frappé par le jeu de ping-pong entre la Majorité actuelle de l’Assemblée Nationale et la Cour : Chaque fois que cette Majorité vous a soumis une proposition de loi, elle a été, presque systématiquement cassée par la Cour, à la demande des Députés de la Mouvance Présidentielle.
5.2 Les cas les plus récents concernent les lois électorales, générales et particulières. Après plusieurs rejets ou casses, c’est tout récemment que la Cour a fini par les adopter. D’où le retard que nous observons actuellement dans l’organisation des élections.
5.3 Robert a dit, avec raison probablement pour certains cas, que l’Assemblée fait exprès de glisser dans ses propositions, des dispositions contraires à la Constitution, à la seule fin d’aboutir à un rejet qu’elle exploite ensuite politiquement contre la Cour !
Comme nous sommes en politique, je n’exclus pas ce jeu. Il s’en suit donc que le retard observé n’est pas imputable à la seule Cour. Mais à ce jeu, l’Assemblée a réussi à installer dans l’opinion l’image d’une Cour aux ordres !
5.4 Théodore m’a surpris par une question toute bête : As-tu lu la décision dont tu parles et la loi à laquelle elle fait référence ? Comme je n’avais rien lu, j’ai reçu avec humilité sa leçon sur la bonne démarche intellectuelle. Mais je lui fais observer ici et maintenant, comme je l’ai fait observer à Robert que la plupart des Béninois font comme moi : Ils ne lisent pas vos décisions pour deux raisons : Elles sont souvent trop longues et sont rédigées dans un « jargon » juridique qui rebutent les non spécialistes.
5.5 Les Béninois ne lisent pas en intégralité vos décisions, mais ils n’hésitent pas à les juger ! Le paradoxe ne joue pas en votre faveur, mais vous êtes obligés de le prendre en compte, d’une manière ou d’une autre.
5.6 Le résultat des courses, c’est que vous prenez des décisions, qui sont rarement lues, mais qui vous font apparaître comme les hommes du pouvoir en place.
5.7 C’est pourquoi, j’ai proposé à Robert de trouver, au niveau de la Cour, un système de communication pour mieux vous faire comprendre.
Mais la Cour ne prend pas que des décisions. Aux termes de l’article 117 de la Constitution du 11 Décembre 1990, elle est aussi Juge électoral.
6. La Cour et les élections
Ce n’est pas moi qui vous dirai le rôle central de la cour dans l’organisation des élections. Elle intervient dans la validation de la liste électorale comme dans la gestion du contentieux.
6. 1 La liste électorale
Votre cour s’acharne à faire de la LEPI la liste électorale pour les prochaines élections. C’est ici que je vous invite à la plus grande vigilance.
6.1.1 Votre argument, que vous partagez tous les deux, est que la LEPI constituant une avancée sur le plan du droit, on ne peut plus prendre une loi pour revenir en arrière !
6.1.2 Mais, tout en faisant observer que tout dépend des circonstances, j’affirme qu’en l’occurrence, il ne s’agit pas de revenir en arrière. Il s’agit de constater que les conditions dans lesquelles la LEPI est en train d’être réalisée ne sont pas idéales : saisons des pluies dans le Sud de notre pays, dysfonctionnements divers, grèves du personnel … etc.
6.1.3 Il s’en suit de nombreux ratés qui ont entrainé de nombreuses exclusions. Leur nombre, s’agissant des seuls départements du Sud de notre pays, tend déjà vers 1,5 millions d’électeurs potentiels. Cf. le paragraphe 1.1.2
6.1.4 Il sera difficile, voire impossible d’organiser les élections, si la LEPI n’est pas corrigée pour prendre en compte tous ces exclus.
6.1.5 L’opinion attend la cour à ce tournant décisif. Si vous validez une LEPI tronquée, vous mettrez le pays à feu et à sang.
Mais l’opinion ne vous attend pas seulement au tournant de la LEPI; elle attend aussi la Cour sur sa gestion du contentieux électoral.
6.2 Le contentieux électoral
Sa gestion constitue un autre temps fort de l’organisation des élections. Je m’en vais vous rappeler deux précédents à éviter à tout prix :
6.2.1 L’élection présidentielle de mars 1996
Vous n’avez pas oublié que la Cour Constitutionnelle de l’époque a invalidé plus de 400.000 voix du Président sortant, Nicéphore Dieudonné SOGLO. Le résultat de cette manœuvre (car s’en était une !) a été l’élection du Président Mathieu KEREKOU, avec seulement quelques 100.000 voix de plus que SOGLO !!! En l’occurrence, la Cour s’est substituée au peuple béninois pour lui élire son Président. Ce Président est resté dix ans au pouvoir, avec les résultats que vous savez. Depuis 1996, SOGLO n’a jamais cessé de parler de hold-up électoral et de Cour des miracles pour désigner la Cour Constitutionnelle. Comment ne pas reconnaître qu’il a raison sur toute la ligne !!!
6.2.2 Le résultat «miraculeux» de 1996 a fait courir une méchante rumeur sur les membres de la Cour. Ils auraient perçu, pour prix de leur «forfaiture» des…. milliards de francs CFA !!! A mon interlocuteur bénévole, j’ai posé une seule question : A Mon cousin, le professeur Maurice AHANHANZO GLELE, a-t-il perçu, lui aussi, cet argent sale ?
6.2.3 Vous aurez à souffrir des mêmes soupçons, comme notre doyen Maurice a eu à en souffrir. Je crois en votre intégrité personnelle, à tous les trois ; mais vous n’êtes pas sans savoir le rôle dévastateur que joue désormais l’argent, partout en Afrique, pour dénaturer et altérer les résultats des élections ! Ce n’est pas à la fin de vos parcours, aussi brillants l’un que l’autre, que vous compromettrez vos renommées, solidement établies, par des comportements douteux !!!
6.2.4 Mais lorsqu’on sait que l’argument préféré et usuel du Président Boni Yayi, c’est l’argent (quelque part, ce Monsieur pense qu’on peut tout acheter avec l’argent !) on ne peut pas résister à la tentation de vous mettre en garde.
6.2.5 Dans notre pays où, la répartition du corps électoral est connue, avec 65% au Sud et 35 % au Nord, je vous invite à imaginer le scénario suivant : la LEPI laisse en rade plus d’un million d’électeurs du Sud ; et la Cour Constitutionnelle taille dans les croupières du candidat de l’UN en invalidant plusieurs centaines de milliers de ses voix comme en 1996. Le résultat sera de toute évidence la réélection du Président Boni YAYI. Je vous garantis d’avance que votre Cour n’arrivera pas à gérer ce résultat, car il déclenchera immédiatement une crise sociale violente pouvant déboucher sur une guerre civile. Je suis convaincu d’avance que ce n’est pas cela que vous voulez !
6.2.6 Plus près de nous, en Décembre 2010, la Cour Constitutionnelle de Côte d’Ivoire a sévi en invalidant les voix du candidat Dramane OUATTARA dans sept (7) régions du Nord et en proclamant, dans la foulée, la victoire du Président Sortant, Laurent GBAGBO. Ce faisant, elle a ouvert une crise politique grave dont l’issue peut-être une guerre civile dévastatrice.
6.2.7 Je vous invite instamment à méditer ces deux exemples pour vous en écarter résolument. Ils montrent, à suffisance, le caractère crucial, voire dangereux, du rôle de la Cour Constitutionnelle.
6.2.8 Ce caractère dangereux s’exacerbe dans les périodes électorales qui sont des périodes de fortes tensions sociales dans nos pays africains en apprentissage démocratique.
Au cours de nos rencontres, je vous ai rappelé, pour illustrer la dangerosité de votre situation, le cas du Vice-président de la Cour Constitutionnelle du Sénégal, Me SEYE, assassiné le 15 octobre 1988, après la démission du Président de la Cour ! Je prie les mânes de nos ancêtres pour que notre pays ne connaisse pas de pareilles extrémités prochainement.
J’ai tenu à vous envoyer cette lettre malgré ma rencontre avec chacun d’entre vous, à cause de nos liens qui sont forts ; mais surtout pour rassembler et vous exposer mes arguments, pour m’assurer ainsi de n’en oublier aucun.
Il me plait de conclure en vous rappelant ce que vous savez déjà, à savoir la place et le rôle de la Cour Constitutionnelle. Ses attributions sont définies par les articles 114, 117, 118, 119, 120,121 et 123 de la Constitution du 11 Décembre 1990 qui font d’elle :
- le juge de la constitutionnalité des lois ;
- le garant des droits fondamentaux de la personne humaine et des libertés publiques ;
- l’organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics ;
- le juge électoral ;
- l’arbitre des conflits d’attribution entre les institutions de l’Etat…
En résumé, elle est gardienne de la Constitution et la cheville ouvrière dans l’édification de l’Etat de droit.
Votre rôle, à tous les deux, est central dans la Cour telle qu’elle est composée. Il vous crée des obligations et responsabilités particulières.
Vous m’avez promis d’appliquer ce que j’appelle le principe de BATINDER : Oubliez donc le Président qui vous a nommés et dites le droit. Oubliez le Président Boni YAYI pour le bien et la paix de notre pays.
Je vous renouvelle, pour finir, mes vœux de Bonne et Heureuse Année 2011. Je nous souhaite, à tous, courage et lucidité pour affronter les échéances électorales qui approchent.
Très amicalement, voire fraternellement J.R. AHOYO
C'est bien réfléchi Monsieur AHOYO J. R. Leurs enfants et leurs petits seront fiers d'eux demain s'ils font de bon travail selon la loi divine. Le contraire jaillira sur eux et leurs descendances pendant des temps au non du tout Puissant Dieu du ciel et de la terre. J'en ai fini.
Que Dieu protège le Bénin.

en poliique, il n'y a pas d'honnêteté!!
les dossou ne suivent plus le droit, il suit l'argent, soulé de l'argent de yayiet fcbe, il doit penser à son ventre meme si les autres souffent.
quand je vois ces chimpanzé du bénin à la cours des kpognon, conceptia Houéssou, dossou est un animal de brousse pour imiter ces sages passés.
mais, il payera et ces descendant vont continuer à payer jusqu'à l'infini.
Ce que tu fait te fait

Je partage intimement les inquietudes de Roger Ahoyo. Je suis emerveillé par la demarche publique qu'il a choisi pour mettre ces Messieurs face à leurs responsabilités.
Le premier à mettre en garde, est bel et bien yayi Boni. Lui qui, pour son pouvoirisme, s'est mélé de tout. Yayi Boni est le saboteur de notre democartie. Le Principe de Badinter ne pourra pas s'appliquer dans ce Benin de Yayi.
En se laissant au jeu de Yayi, Me Dossou et le Pr Holo, ont deja failli à leurs reputations. Ils devraient etre les premiers à s'opposer aux coups de force de Yayi.
Yayi a fait de l'Assemblée nationale sa proprieté, il a usé et abusé de la Cour Constitutionelle pour paralyser le Parlement.

Me Dossou n'aurait pas du accepter, meme un poste de simple membre de la Cour, car c'est un FCBE qui a perdu aux legislatives. C'est une question d'ethique.
Cette Cour C a montré par toutes ces decisions qu'elle est aux ordres. S'opposera-t-elle au dernier ordre ? Wait and see.
Je finirai par inviter @Kaba à lire cette lettre de Roger Ahoyo, qui confirme ici, la forfaiture qui a conduit à arracher le pouvoir au President Soglo en 1996. 400 000 voix annulées pour permettre à Kerekou de prendre le dessus avec 100 000.
La francafrique est passé par là.

Deux informations authentiques sur la Cour constitutionnelle:
- primo, Robert Dossou reste un militant très actif de FCBE et ne fait pas le départ entre son militantisme de toujours avec sa fonction de Juge constitutionnel devant dire le droit et rien que le droit. Dans l'ombre, il conseille les FCBE et Yayi à faire ce qu'il faut pour sa Cour les suive.
Dans le cercle de ses amis, il affirme sans vergogne que c'est lui qui décidera de qui sera président de la république en avril 2011. Il dit, "je vais faire la loi". Il n'a pas grandi, cet écolier, collègien, lycée et étudiant activiste.
- secundo, de source interne à la Cour : "la Cour est inféodée ; nous ne pouvons rien pour vous" ; ainsi a-t-on répondu à des leaders de l'UN au sujet de certaines décisions de la Cour.

Personnellement, je pense que Dossou, comme Tévoédjrè est un aigri ; il n'a pas beaucoup profité de l'ère du renouveau démocratique dont il s'estime être le père, et il ne lui reste aujourd'hui que le poste de président de la république à occuper dans le système institutionnel de la république ; alors s'il ne peut y accéder, il est déterminé à empêcher tous ceux de sa génération (Amoussou en particulier) qui y aspirent ou qui aspirent à faire le prochain président de la république. C'est donc dans un élan de vengeance que le bras de fer entre Parlement et Cour constitutionnelle a lieu. Voilà le vrai problème de Dossou.
Et ne vous trompez pas, il me semble pis que Yao N'Dré.
Mais je sais une seule chose : ils vont mourir s'ils tentent de comploter délibérément contre la république. C'est la narure qui s'en chargera.

Doyen AHOYO!! Je suis convaincu que c'est à cause de vos liens avec ces ceux personnalités de la Cour qui vous ont inspiré cet acte de générosité, à savoir les mettre en garde, du moins mettre la puce à l’oreille à vos "amis" contre les risques de "lapidation" qui les guettent -qu’ils sont à mille lieux de soupçonner-, en cas de parjure et de détournement des résultats des élections présidentielles. Sous YAYI, les communales et municipales ont subi les délibérations de la Cour Suprême pendant plus de 2ans (seul Dieu sait si ces élections sont terminées), juste parce que la moisson attendue pour les FCBE n’était pas au rendez-vous et qu’il a fallu obtenir chez les juges, ce qu’on n’a pas eu dans les urnes. Quid des élections prochaines (surtout que la soif du pouvoir de YAYI, rien que le pouvoir par tous moyens, y compris la corruption et la manipulation, est restée intacte) ?

Que DOSSOU et HOLO fassent leur travail, rien que leur travail -en déclarant élu celui qui l'a été réellement- sinon leur sort, au soir de leur vie, ne serait pas enviable. Il se susurre que les domiciles des « sages » seront gardés par des chars pour éviter qu’ils soient incendiés en cas de "dérapages". Je dis qu’il n’y a aucun risque pour nos sages s’ils font bien leur boulot; aucune de leurs maisons ne va subir la sentence des flammes s’ils font leur travail en toute impartialité, responsabilité et dignité. De ce point de vue, on se passer de déployer des chars autour des "sages", à moins qu'il se prépare quelque chose...J'espère seulement, comme les millions de Béninois inquiets, que ni le militantisme cauris, ni l'argent de YAYI (ces centaines de millions qui ont perverti nos rois et religieux en les dépouillant du peu de ce qui leur reste comme honorabilité et dignité dans le pays) ne souillent et n'anéantissent définitivement cette Cour Constitutionnelle FCBE

Mais le vrai problème de cette Cour n'est pas M. HOLO; il demeure le militant actif FCBE DOSSOU et ses autres compagnons FCBE, MM. DEGBOE, DANSOU...
Me Robert DOSSOU n'inspire pas confiance, pour avoir été candidat "cauris", ayant appelé les populations à voter pour la liste FCBE afin de soutenir YAYI. Après sa nomination à la Cour, il a continué à battre campagne pour YAYI sur le terrain. Il n’est pas seul, tous les fonctionnaires du cabinet du Ministère de la Fonction publique connaît l’activisme politique du Conseiller B. DEGBOE, précédemment Directeur de Cabinet de l'ex Ministre TIANDO, qui organisait des réunions dans son bureau avec les militants FCBE de BOPA...
C'est pourquoi ces FCBE qui ont envahi la Cour retiennent toutes les attentions; le poste de Président "donné" par YAYI (qui ne donne rien au hasard) à DOSSOU doit l'avoir été dans un but précis.

Il faut donc que la classe politique, la société civile soient mobilisées pour rendre disponibles (au monde entier) tous les résultats, quelques heures après la fermeture des bureaux de vote sur toute l’étendue du territoire. Les moyens technologiques le permettent aujourd’hui (Internet, SMS…), ce qui n’était le cas avant. Je sais que l’équipe d’ABT a déjà pris les dispositions dans ce sens en préparant toute la logistique (achat de logiciel, recrutement de techniciens informatiques…). L’UN doit achever rapidement de mettre en place ses « dispositions ». Fors-Elections est aussi dans la même logique. Il sera très difficile en mars 2011 de voler les résultats chez nous, sans risquer de périr.
Si c’est YAYI qui gagne, on se battra pour qu’il continue sa gestion chaotique du pouvoir, si telle est la volonté du peuple. Mais le vol des élections ne passera pas, même avec le déploiement des chars.
Monsieur Robert Dossou et Théodor Holo connaissent très bien notre classe politique.
Donc, ils savent pourquoi ils ont soutenu qu'on doit utiliser la LEPI.
l'opposition coure maintenant derrière cette LEPI pour se rattraper mais c'est trop tard pour elle.
je crains juste des contestations pour 2011 car des gens seront surpris des résultats qui découleraient du vote

L'opposition court, oui, c'est pour rester légaliste, suite au diktat de la Cour constitutionnelle.
Pendant que l'opposition dénonçait cette Lépi, elle n'a rien fait pour empêcher qu'elle avance. Mais nous voilà encore là à faire du ratissage avec des kits qui ne répondent pas. Donc reconnaissez chers amis que ça été une maladresse de câbler les prochaines élections sur la Lépi. Mais l'erreur peut se corriger. Robert Dossou peut évoquer l'article 114 de la Constitution pour permette de faire des élections avec des listes manuelles que nous avons toujours utilisées. Elles ont été éprouvées pendant 18 ans pour une dizaine d'élections. Donc arrêtez cette histoire que la liste manuelle n'est pas bonne patati patata. Dites-nous avec quelles listes les élèves béninois vont aux examens ! On a fait que saisir les listes, ça n'en fait pas une liste informatisée. Et pourtant cette méthode est bien éprouvée dans ce pays.
Cette Lépi par contre, exclut et fait le lit à la fraude. Voilà !
bonne analyse.. ilos seront responsable devant l'histoire...s'ils se souillent...c'est toute leur famille qui en partira. celui qui parle de jurisprudence soglo veut dire qu'il légalisera la fraude o profit de yayi n'est ce pas
le monde et l'histoire vous observe....

Me DOSSOU reste l'un des juristes les plus expérimentés du Bénin et HOLO l'1 des plus brillants, alors moi je suis serein.
Je condamne l'opposition qui a cherché sans succès à saboter la LEPI. Elle a reçu des coups, mais avec la fermeté de ces juristes de si grande valeur, le pays arrive à s'en tirer à bon compte, les élections se passeront très bien, et nous aurons droit aux verbiages creux des perdants, certains les gens de UN et le Bénin continuera sa route de développement sous YAYI BONI.

Quel développement? Pendant que le seul secteur, le coton, qui occupe plus de 70% de la population active, plus de 35% du PIB et seule source de devises, a été détruit par des décisions approximatives.
Voilà 70% de la population active, notamment dans les zones rurales, que ce soit dans le ZOU nord ou dans le Septentrion, qui sont menacés dans leur survie. Le fait de détruire ce secteur est un acte d'échec impardonnable, parce que la gouvernance d’épicerie a sombré pour les 10 prochaines années la vie de milliers de nos paysans qui, non seulement ont subi la perte de leur épargne du fait des hautes complicités au sommet de l’Etat dans l’escroquerie du siècle, mais ils sont condamnés à compter leurs morts dans nos hôpitaux, parce que ce régime ne connaît pas le langage du dialogue. C’est triste !!
DE TOUS LES INTERVENANTS , JE N'ARRIVE PAS ENCORE A LIRE DES AVOCATS SANS SALAIRE DE L'INTRUS
JE DEMANDE AUX BENINOIS DE BIEN LIRE [REPLIQUE ] .IL SERAIT DIFFICILE A LA COUR A DOSSOU DE RENDRE U VERDICT CONTRAIRE A CELUI DU PEUPLE ! AU SOIR DU PREMIER TOUR , [ SMS , INTERNET ]ET AUTRES MOYENS DE L'INFORMATIQUE DOIVENT INFORMER LE MONDE ENTIER DES 3 PREMIERS .
EN PASSANT JE FELICITE MR. AHOYO POUR SA PART DANS L'AVERTISSEMENT DES JEUX DE diable QUE JOUENT HOLO ET DOSSOU .
D'AILLEURS VOICI EN EXEMPLE CE QUI PEUT ARRIVER LE SOIR DU 27 FEVRIER:
- 1ER . ME HOUNGBEDJI
- 2E ABT
- 3E KESSILE TCAHLLA
- 4E L'INTRUS
![]()

Demandez à DOSSOU HOUIN, le minitre de l'agriculture de YAYI révoqué de ses fonctions pour corruption passive ds le dossier d'achat d'intrant!!!
C'est lui qui a fait échouer la 1ère campagne cotonnière,et comme d'habitude il est récupéré par UN là où les dégénérés de la République s'agglutinent.
Pour info, la production DE COTON est à la hausse pour cette campagne, oeuvre du magicien YAYI. Seuls les aveugles et les sourds disent ce que vous dites, le pays se porte mieux ds tous les domaines qu'il y a 5 ans.
C'est juste une révélation de la part de M.Roger AHOYA.je le félicite pour sa lettre ouverte .je pense que cette dernière va leur ouvrir les yeux pour bien voir et agir en toute sécurité

Je remercies notre aine, le Pr Ahoyo pour sa lettre ouverte. Ses craintes ne manquent pas de fondement, vu les experiences recentes en Afrique, celle de la CI notamment.
En particulier, je suis d’accord que les manoeuvres de Yayi pour s’assurer le controle exclusif de la CC jette une ombre de suspicion sur ses decisions, quelque soient leur qualites intrinseques.
Je reviendrais sur le fonds plus loin, mais je voudrais intervenir rapidement sur les elections de 1996 et les accusations / rumeurs que notre aine Pr Ahoyo repete sur le doyen Pr Maurice Glele, accusations que ne me paraissent ni dignes, ni opportunes.
.../... a suivre

Pour avoir connu personnelement le doyen, Pr Maurice Glele (probablement moins longtemps que le Pr Ahoyo, mais j’ai sur ce dernier l’avantage de ne pas etre partisan, UN ou RB), je doutes fort qu’au soir d’une longue et brillante carriere, il ait pu se laisser aller a inverser les resultats d’elections au Benin pour quelque millions ou centaines de millions. Aucun debut de preuve ne sous tend ces allegations. INsinuer cela et rapporter des rumeurs dans la presse et sur Internet n'est ni digne, ni responsable de la part de notre aine Pr Ahoyo. Je notes que le Professeur parle de 400,000 voix annulees en 1996 sur tout le Benin, et pas seulement dans le Zou. Ces 400,000 etaient elles seulement des voix d’electeurs de Soglo ? Je continue d’emettre des doutes sur le chiffre de 400,000 (ou 500,000) annulees, que ce soit dans le Zou ou au Benin.
.../... a suivre

En effet, quand on ajoute 400,000 au resultat proclames (Soglo 904626, Kerekou 999453) on a un total de voix (2304079) trop eleve par rapport au nombre d’inscrits (2524262), car on aurait un taux de participation de l’ordre de 91% (2.304.079 / 2.524.262) qui est invraisemblable au Benin en 1996. Le nombre de 400.000 votes annules est clairement gonfle et semble etre un element constant de la propagande RB. Je comprends et partages la deception du Pr Ahoyo quand a ces elections de 1996, mais ne faisons pas un mauvais proces a la CC d’alors, en repetant des chiffres faux et en attaquant la reputation d’honnetes gens comme le Pr Maurice Glele.

Sur le fonds, nous devons tous assurer par une veille citoyenne, comme Replique le suggere, que les resultats issus des urnes soient ceux qui sont proclames.
Je partages les inquietudes, voire l‘angoisse du Pr Ahoyo quand a l’utilisation d’une LEPI imparfaite. Il parait difficile que le million+ d’electeurs non enregistres le soient d’ici le 27/2. Les acteurs politiques, doivent de facon responsable, etudier et mettre en place des maintenant des solutions alternatives, plans B, voir C. Un dialogue entre toutes les parties s’impose pour eviter a notre pays une crise inutile. Les contacts et reseaux formels et informels, public et prives doivent tous etre mis en branle car il y va de notre devenir commun. Dans cette demarche, je ne suis pas sur que les lettres ouvertes, la mise en cause publique de l’autorite et de la legitimite de la CC, les propos guerriers et menaces de guerre civile, soient les moyen le plus efficaces de desamorcer les crises.

Les temps actuels appellent une « diplomatie secrete » et sans fanfare qui peut donner des resultats plus convaincants. Je veux croire qu’elle est a l’œuvre dans chaque camp et entre les camps. Nous en appelons a nos aines pour que tous (au dela de YB et sa soif de pouvoir) oeuvrent a des elections justes et apaisees et mettent l’interet superieur de la nation avant et au dessus de leur interets partisans de part et d’autre.
C'est Robert Dossou que je plains dans tout ça. Il tentera un renversment de la volonté des urnes en faveur de son obligé yayi. Celui-là qui l'avait positionné sur la liste FCBE avant le cuissant échec aux élections. C'est en ce moment que l'autre obligé Albert Tévoédjré doit ravaler sa célèbre phrase des assises de la conférence nationale je cite "le bénin a vaincu la fatalité". Parce que le hold-up électoral de 2011 nous conduira directement vers la guerre civile. Tout le monde en conscience. D'ailleurs Amos Elégbè le plus célèbre transhumant politique de l'histoire politique du bénin et faux conseiller de ce yayi nous l'avait souvent dit. Robert Dossou entre patriotisme et ventralisme politique. Wait and see
Je ne demande comment Dossou pourra exercer son rôle de président de cour constitutionnelle dans un bénin en guerre civile.
Encore le Bénin n'est pas en guerre civile. Il ne faut pas quand vouloir peindre soi-même le diable sur le mur.
Dans un pays comme le nôtre, où la population brille d'intelligence, je ne vois pas justifié tout ce drame que l'on évoque à l'approche des élections.Cinq ans dans la vie d'une nation est un temps insignifiant. De toutes les facons le Président YAYI remportera les élections et consolidéra son oeuvre. J'invite tous les béninois dignes de ce nom à prendre son exemple. Nous avons survécu prés de 27 ans de Kérékou symbole de la médiocrité politique. Nous allons pouvoir donc survir 10 ans de YAYI dans avec progrès et développement du pays.

jp, cè ta pensée. je note yayi, un pr de pire des pr. UN, une erreur pour la nation de choisir ces ancien pilleurs sans trace. Abt, derivé de UN et yayi.
votons tous gbedo pour la paix et le partage égale de biens de la nation, afin que les hommes cessent de mépriser la femme.
Vivons gbedo
avec gbedo icc, scandales, tuerie des paysans ne verront plus le jour !!!!
abas yayicrature,UNION de Nuisance,Atout du Bouffe total,!!!!!!!!

J'ai fait des recherches supplementaires sur les fameuses 400.000 voix qui auraient ete annulees en 96 pour faire elire Kerekou contre Soglo...
Plus bas sont les resultat offciels avec nombre de votants et inscrits.
Il apparait qu'au second tour les bulletins nuls et annules sont au plus de 54776. Donc les annulations n'ont pas fait elire Kerekou et la CC d'alors n'a pas fait de miracles, quoique l'on puisse penser des resultats. Apprenons a ne pas tordre le cou a l'histoire! Au 1er tour les annulations et bulletins nuls etaient de 540673 (les soit disant 500.000 que la RB invoque). Mais les annulations du 1er tour concernaient tous les candidats. A moins que la RB pense que les 540673 devaient lui revenir pour faire elire Soglo au premier tour, c'est un faux debat que la RB souleve 15 ans apres...Je continues les recherches pour avoir le detail exact des annulations au premier comme au second tour..
Recadrons le debat et evitons les exagerations.

Premier tour Presidentielles de 1996
Article 1 er : Le scrutin auquel il a été procédé le 03 mars 1996 pour 1'élection du Président de la République au suffrage universel a donné les résultats suivants
Electeurs inscrits 2.517.970.
Votants 2.211.677
Suffrages exprimés 2.165.697
Majorité absolue 1.082.850.
1.SOGLO 596.371
2.KEREKOU 567.084
3.HOUNGBEDJI 329.364
4.AMOUSSOU 129.711
5.FANTODJI 17.977
6.DJAGOUE 15.418
7.AGBO 15.079
==> Nuls et annules = 540673 (votants -somme des suffrages des voix attribues aux candidats )
Annules = 494693 (suffrages exprimes - somme des suffrages des voix attribues aux candidats )
A la cérémonie de présentation des vœux, le président de la cour constitutionnelle a déjà tout dit : on ira plus à aucune élection au bénin avec une liste manuelle.
Donc, oubliez la liste manuelle et concentrez vous sur la LEPI. Il faudra aussi reconnaître que l’opposition a mal joué dans sa stratégie pour torpiller la LEPI. Malheureusement pour eux, les partenaires financiers et internationaux ont compris le jeu de l’opposition de l’opposition.
Je crois que Hougbédji candidat de l’UN s’est fait avoir par ses propres amis qui estiment le soutenir. Avez vous vu Amoussou, Séhouéto, les Soglo et autres faire marches contre la LEPI dans le couffo, le zou et l’atlantique ?
Pour ceux qui se plaignent du fait que les kits tombent souvent en panne, je voudrais leur demander si la mouvance à intérêt à ce que les électeurs s’inscrivent aisément dans l’ouémé plateau ?Donc, ce qui se passe est de bonne guerre !!! Ils se sont permis de faire un semblant de démission de la CPS alors que c’est en étant autour de la table qu’ils pourront corriger et défendre leurs intérêts. N’oubliez pas que nous sommes en politique et que personne ne s’amuse à faire gagner l’autre.
Le jeu politique est ainsi.c'est pour cela qu'on recommande que toutes les parties soient autour de la table pour controler l'autre.
mais l'opposition a choisir quitter volontairement la table.elle ne peut que s'en prendre à elle meme.disons Hougbédji car les autres se sont rattrapés sur le terrain et facilement.
il y a une autre polémique sur l'affichage des dites listes.je crois que le superviseur a parlé d'affichage successif et progressif sur toute l'étandu du territoire et non simultanée.évidemment, on ne peut jamais le faire simultanément.les gens n'ont pas été enrolés simultanément.Alors cessons d'être toujours en retard d'un geste et passons à autre chose.C'est à dire comment sortir intelligemment de cette situation de délai ou la CENA n'aura que moins d'un mois pour organiser les élections.ce qui est impossible au bénin!!!!!
ils vont d'abord se chamailler pour le controle de l'institution car c'est de gros marchés.
Laissons nos rêves et notre naiveté de coté et voyons les realités en face.
il faut donc souhaiter un brin de responsabilité de la part de ceux qui ont été désigné et le Bénin s'en portera bien après les dites élections proprement dites.
Aussi , souhaitons que nos journalistes jouent pleinement et consciemment leurs role pour ne pas contribuer à enflammer le pays.
nalyse tres pertinent de Monsieur AHOYO.... Oui, il est vrai et claire (constat confirmE par la mojoritE des beninois eveillEs et intellectuel) Que Mr Dossou Robert est Aquis a la cause de Yayi.... Mais si ca tourne mal, qu'il sache que nous, peuple beninois, ne le laisseront pas vivre en paix dans son propre pays.

@lunedivine, pour vous c'est de bonne guerre quand les Kits tombent en panne dans l'Ouémé.
C'est de bonne guerre quand pour 10 ans, on aura baffoué les droits civils et civiques des ces oubliés de l'Ouémé.
C'est de bonne guerre, si les elections se tenaient uniquement à Tchaourou.
On continue,
Pour vous, ce sera sans doute, de bonne guerre si Me Dossou proclame Yayi vainqueur ou president à vie sans meme la tenue des elections.
Je comprends.
Mais, je suis triste d'avoir des concitoyens en votre genre. Comment on peut avoir le meme pays en commun. Diable!!!
ROBERT DOSSOU EST SOUS LA BRAISE MAIS POUR SON IMAGE DE MARQUE IL A INTERET DE NE PAS JOUER LE JEU DU PRESIDENT YAYI BONI QUI L'A NOMME.
SINON IL PAIERA ET SES ARRIERES PAIERONT DONC LA TRANSPARENCE LUI INCOMBE.
Robert dossou ne devrait plus dormir. Il a des soucis. Comment pourra t-il renverser les résultats alors que le vent de la victoire a choisi son camp avec ce peuple intelligent. Comment pourra t-il faire? Il n'aura pas de choix. Il doit dire la vérité des urnes. Autrement, nous serons obligés d'aller à une situation où entre le peuple béninois et Dossou avec l'Etat FCBE, une partie sortira vainqueur. C'est sûr. La démocratie doit être sauvée à tout prix. Le moment est arrivé à Dossou de montrer comment il a contribué aux conférences nationales. Le peuple vous attend.
Mais, je voudrais rappeler à Robert Dossou et sa bande qu'ils feront pour le reste de leur la prison s'ils tentent de mettre le pays en guerre civile. Si yayi réusiit à s'en fuir c'est de l'extérieur qu'il dira qu'il n'était que c'est l'opposition qui remporté les élections. Que c'est la cour constitutionnelle qui avait dit que c'est lui le gagnant. Et comme, il n'est jamais responsable de rien, c'est Dossou Robert qui finira de manière très déshonorée sa carrière qu'on dise brillante pour quoi je ne sais pas. Pour la première fois qu'il occupe une fonction de très niveau voilà comment il répond à ses admirateurs? Wait and see.

Je voudrais rappeler a tous l'evidence que les elections ne sont pas gagnees avant que le vote ait lieu...
Quand les gens se convainquent qu'ils ne peuvent pas perdre (" on gagne ou on gagne"), on prepare des tragedies au peuple quand le resultat des urnes n'est pas celui promis.
Nul ne sait le resultat qui va sortir des urnes ! Yayi peut etre reelu, ABT peut gagner, UN peut l'emporter !
Arretons le lynchage mediatique de la CC. C'est avec des comportements comme ceux la qu'on amene les gens a mitrailler les demeures des juges constitutionnels comme cela a ete le cas pour le Pr Maurice Glele en 1996.
Si vous etes convaincus de gagner, pourquoi aller aux elections ?
Un peu de retenue ne ferait de mal a personne.
Preparer ses militants a une victoire certaine, avant que le 1er bulletin ait ete depose,c'est le plus sur moyen d'ouvrir la voie a des contestations electorales sans base et sans cause. De grace, ne nous entrainez pas dans vos aventures!
@ Gombo, sincèrement, je tiens à vous remercier pour votre objectivité. Les gens manipulent et font règner la peur pour nous préparer au pire. Qu'on se rappelle un certain Idji Kolawolé nous parler de guerre civile implicitement sur RFI. Le Bénin n'est la propriété de personne. ET je me demande si ce sont les boeufs et les moutons qu'ils gouverneront si jamais la guerre civile éclatait chez nous. Alors, arrêtez cette suspiscion à tout vent et que le meilleur gagne aux élections. Et je suis assez triste de remarquer que certaines personnes ne font que faire leurs les opinions des autres sans autre forme de jugeotte. C'est bien triste. Il n"y aura pas de guerre civile chez nous. Arrêtez de dire des bêtises et d'inquiéter les gens pour rien. Où est votre amour de la patrie et du peuple, vous qui criez à la guerre civile si vous n'avez pas le pouvoir? La honte soit sur vous
Et Gombo, lorsqu'on est convaincu de gagner, c'est plus une raison d'aller aux élections. Il faudra en tout cas aller d'abord aux élections.
Monsieur AHOYO, votre analyse est très sérieuse et pertinente. Mais je tiens à vous assurer qu'ayant eu les deux comme professeur de droit à Calavi et ayant une proximité avec le président de la cour constitutionnelle, ce dernier dira le droit et appliquera le droit. Il a déjà oublié YB depuis qu'il a été investi de cette mission noble. Il n'y aura pas de jurisprudence Soglo.