Les populations du Littoral disent « non à une Lepi truquée »

Les nombreuses irrégularités que connaît la phase de l’enregistrement des données biométriques dans l’Atlantique et le Littoral suscitent l’ire des militants de l’Union fait la nation(Un). Hier,  par milliers, ils sont descendus dans les rues de Cotonou pour crier haro sur une Lepi « truquée » et pour demander une trêve correctionnelle. La marche a connu la présence effective des leaders de l’union venus soutenir leurs militants.

Ils étaient tous là les leaders et responsables de l’Un. En tête de la marche hier, il y avait Me Adrien Houngbédji, Bruno Amoussou, Lehady Soglo, Antoine Kolawolé Idji, Houndeté Eric, Georges Bada, Ibatou Sanni Glèlè, Augustin Ahouanvoébla, Raphaél Akotègnon, Emmanuel Golou flanqués de responsables politiques comme Moukaram Badarou, Ataou Mohamed Hinnouho, Boniface Yèhouétomè, Gaston Zossou. Des cassites de la coalition Abt  à savoir les honorables Wallis Zoumarou, Janvier Yahouédéhou, Claude Djankaki…On pouvait aussi voir Paul Essè Iko, de la Cstb et Gustave Anato de l’Odhp. La première vague des marcheurs qui a quitté la place Lénine à Akpakpa pour rejoindre les autres qui se sont mobilisés à la place de l’Etoîle Rouge au niveau du carrefour du hall des arts. Une fois au complet, la troupe s’est ébranlée vers le siège de la représentation de l’Union Européenne (Ue) via le carrefour Zongo et celui des trois banques. Une fois devant le siège, la délégation a manifesté pendant une dizaine de minutes avant de voir poindre une responsable qui est intervenu en lieu et place de Madame Françoise Collet, la représentante de l’Union européenne. Un siège a permis à Délonix Kogblévi, chef quartier de Sodjêatinmè de se jucher un peu en hauteur pour lire sa motion de protestation. Après avoir fait l’inventaire des nombreuses irrégularités que connaît le processus, il a dénoncé le rôle malsain joué par certains groupes politiques. « Nous voyons qu’un groupe politique a décidé d’instituer  de saboter la Lepi et d’instituer la fraude », a-t-il déclaré.

Cette façon de faire prive environ 300.000 personnes des opérations d’enregistrement des données biométriques. C’est pourquoi, au nom de tous les chefs de quartier et des populations, il demande une trêve qui doit durer jusqu’en Mai 2011 afin de permettre la correction des nombreuses irrégularités constatées depuis la première phase de la cartographie censitaire. « Il n’est pas possible d’utiliser cette Lepi pour 2011 », a-t-il ajouté avant d’inviter les partenaires au développement qui financent le projet à entendre les récriminations  des populations afin de permettre que la Lepi soit consensuelle. La motion a été remise à la responsable de l’Ue qui est repartie aussi. A sa suite Paul Essè Iko a, au nom des travailleurs, dénoncé l’Ue, le Pnud et consorts qui continuent de financer une Lepi forcée. Après l’étape de l’Ue, les marcheurs ont dénoncé les mêmes choses à la préfecture de Cotonou où le préfet Honorat Hessou a déclaré « rendre compte de leurs préoccupations  à qui de droit ».

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