Réunis en Assemblée générale hier, sur toute l’étendue du territoire, les travailleurs affiliés à la Cstb ont décidé, eu égard à «l’échec retentissant des dernières négociations Confédérations syndicales/gouvernement» de rentrer en grève. Les prochains jours au Bénin seront tendus.
C’est ce qui ressort des assemblées générales appelées par le secrétariat exécutif de la confédération syndicale des travailleurs du Bénin et tenues un peu partout sur toute l’étendue du territoire. À la bourse du travail de Cotonou, où ils se sont réunis, le secrétaire général Gaston Azoua et les travailleurs de Cotonou qui ont effectué le déplacement, ont d’abord jeté un regard sur la situation sociopolitique «délétère» qui prévaut dans le pays avant de faire le point des dernières négociations gouvernement/ Confédérations syndical au sujet de la crise de l’École qui a pris fin le 16 novembre dernier. Pour Azoua et les siens, «ça va mal dans le pays». L’inflation est à un taux de 7% alors que selon l’Uemoa, elle ne saurait excéder 3%. Les acquis essentiels des travailleurs sont quotidiennement érodés, les produits de première nécessité augmentent de prix, le chômage des jeunes est banalisé, les libertés fondamentales et syndicales sont gravement atteintes, plusieurs sociétés d’État sont en voie de privatisation «déguisée ou non».
Les dernières négociations gouvernement/Confédérations syndical sur l’École béninoise se sont soldées par un «échec retentissant». La question à polémique de revalorisation de la fonction enseignante est restée sans suite. Le gouvernement a de nouveau brandi «l’éternel problème du ratio de 46%» pour soutenir son incapacité à envisager une mesure à l’heure actuelle pour la revalorisation de la fonction enseignante. Et ceci au grand dam des acteurs de l’École béninoise qui avaient, on se souvient, menacé de boycotter la rentrée scolaire.
Ce sont là bien de choses qui fâchent les travailleurs. Et c’est solidaire avec ces derniers que la confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) dénonce «la politique liberticide, d’intimidation, apatride et affameuse du gouvernement». Elle décide donc d’une grève de protestation de 72 heures renouvelables, à compter du mardi 04 décembre à zéro heure au jeudi 06 à 24 heures pour exiger la satisfaction des revendications des travailleurs. Entre autres revendications, les travailleurs exigent le respect scrupuleux des libertés fondamentales, l’arrêt des licenciements abusifs dans les entreprises publiques et privées, la restitution des prélèvements illégaux sur salaires des travailleurs du Cosynap, du Fuoss et des enseignants, effectués par le gouvernement pour fait de grève. La Cstb exige également l’extension de la jouissance aux enseignants du décret n°2011-505 du 05 août 2011 portant institution d’un coefficient de revalorisation des indices de traitement des agents de l’État. Les travailleurs demandent aussi la lumière dans les scandales actuels notamment l’affaire Dangnivo, filière coton…
Les travailleurs réunis au sein de la Cstb mettent en garde le gouvernement contre toute forme de provocation et le rendent responsable des déconvenues qui découleraient de la non-satisfaction de leurs revendications.

tout un mélange de revendications. de la défalcation des salaires, la politique liberticide, les scandales de coton pour atterrir à l'affaire DAGNIVO, franchement ! J'estime qu'ils veulent simplement déclarer la guerre à YAYI. On connaît cette pratique mais ceux qui sont en dessous n'ont qu'à savoir que le BENIN d'alors n'est plus le même que le BENIN d'aujourd'hui et qu'il pourrait bien y avoir de surprises désagréables pour les travailleurs.

Pardon Clara faut pas venir ici nous faire croire que tu n'as rien suivi de ces négociations . Elles ont été largement diffusées et commentées dans les différentes presses; il y a même eu des conférences de presse des centrales syndicale pour informer.
Passe à autre chose et dis nous ce que ton groupe de parvenus propose de concret pour empêcher tout ça? Ils ont des primes énormes eux. Ils ne baissent pas leur train de vie et ils prennent des décisions qui ont des conséquences brusques et abruptes sur les populations à tous les niveaux. Alors, il est normal que ces dernières révendiquent. Ne viens pas nous contaminer avec la pourriture que tu as l'habitude de servir ici.
laissez ce gouvernrment chers travailleurs c'est un gouvernement ventilateur. il faut penser aux enfants