Corruption autour du projet du port sec de Tori : les dessous des limogeages au port et à la présidence

Encore une affaire  de grande corruption dans la république. Si cette fois si, le Chef de l’Etat n’a pas seulement menacé de faire « un homme mort » comme dans le cas de l’affaire Pvi, il a au moins pris la peine de limoger les cadres fautifs. Après le Secrétaire général de la présidence Edouard Ouin Ouro mercredi soir, c’est les tours de Ishola Bio Sawé, Directeur de cabinet du ministre de l’économie maritime et de Joseph Ahanhanzo, Directeur général du port de Cotonou d’être limogés hier matin.

Ils sont tous accusés d’avoir reçu des pots-de-vin auprès d’un certain Eric Hounguè, patron de la société Hemosia, communément appelée Hemos initiatrice du projet du port sec de Tori Bossito.  Il s’agirait d’un projet de près de 100 milliards qui sera financé par des partenaires américains, allemands, nigérians, sud-africains… et la Banque ouest africaine de développement(Boad). Il s’agit d’un projet ambitieux  qui fait partie du projet « épine dorsale » conçu pour faire du Bénin un vrai pays de transit et de service avec des pays de l’hinterland. Mais alors que le projet évoluait, des piétinements ont commencé à être notés. En fait, une commission avait été mise sur pied par le Chef de l’Etat pour conduire ce projet et était composé de ceux là qui sont limogés actuellement. Cette commission devrait préparer tous les documents administratifs nécessaires pour la concrétisation du projet. Et c’est à ce niveau que les membres de la commission ont commencé à traîner les pas alors que le promoteur était mis sous la pression par les bailleurs. Pour donner une chiquenaude à son projet, il a commencé à soudoyer tous ceux-ci afin qu’ils signent vite les documents.  Le  Dg du port, le secrétaire général du gouvernement et le Dc du ministre de l’économie maritime Bio Sawé auraient tous reçu de l’argent.  Mais curieusement, le piétinement du dossier a continué. Selon des indiscrétions, ils auraient commencé à exiger plus d’argent avant de signer le projet. C’est alors même que l’intéressé a décidé de dénoncer le fait. Et surtout qu’il disposait à son niveau d’enregistrement sonore sur le secrétaire général de la présidence qui exigeait plus d’argent  pour  signer ces textes. Mais malgré cela, silence radio. Il a commencé à parler jusqu’au moment où l’affaire arrive au niveau du Chef de l’Etat.

Les sanctions

Selon les indiscrétions, le Chef de l’Etat a seulement pris la décision de limoger Ouin Ouro contre lequel on a brandi un enregistrement sonore. C’est ainsi qu’il a été limogé le mercredi soir. C’est alors que les pressions ont commencé à tomber sur le Chef de l’Etat afin qu’il limoge tous ceux qui sont impliqués dans le dossier. En effet, au cours de la confrontation que le Chef de l’Etat a organisé, le Dg du port aurait clairement affirmé que le promoteur lui a juste fait un cadeau et que celui-ci n’était pas conditionné à la signature de ce dossier et que c’est pour cette raison qu’il n’a pas signé. L’autre contradiction est survenue autour du montant reçu. Selon le ministre de l’économie portuaire Valentin Djènontin qui est passé sur le plateau de l’Ortb hier soir, le promoteur  aurait  affirmé avoir donné 31 millions au Dg Ahanhanzo alors que lui-même dit n’avoir pris que 5 millions. Que dire du majordome de Yayi, Désiré Kotchoni qui selon le ministre Djènontin aurait reçu une mise à pied de un mois avec privation de salaire pour avoir appelé le Dg Ahanhanzo et le Sg Ouin Ouro pour les gronder ? Bien curieux ce majordome. Une autre version circule, plus vraisemblable et qui fait dire que ce majordome est bien impliqué dans la prévarication, qu’il aurait reçu sa part et qu’il n’a livré la vérité au Chef de l’Etat qu’après avoir constaté que ce dossier allait éclater. Idem du Sg du gouvernement qui reçoit aussi la même sanction que lui pour légèreté. Si rien n’est dit sur son implication dans le dossier, il est bien curieux cette légèreté dont on nous parle. Son niveau de responsabilité reste donc à situer. Comme d’ailleurs celui du corrupteur à qui on ne semble rien reprocher. Le Chef de l’Etat aura réussi à faire un petit effort dans sa volonté de lutte contre la corruption en limogeant des gens très proches de lui(Bio Sawé est l’un de ses cousins et son majordome est aussi un de ses parents). Mais il reste à élucider certains points. Qui est ce jeune opérateur qui mobilise autant de milliards pour un si ambitieux projet. Est-ce vraiment lui le vrai propriétaire ? Des doutes subsistent sur le montant de ce projet, de même que le dégré d’implication du Chef de l’Etat lui-même. Le majordome agissait au nom de qui ? Cette décision confirme au-delà de tout l’instabilité qui règne à la tête du port de Cotonou depuis l’arrivée de Boni Yayi au pouvoir. Au total, six Dg ont pris par la tête du port sans grand succès. Aux dernières nouvelles, le Dg Ahanhanzo pourrait être remplacé par Adrien Sakla, agent du port et originaire du Zou comme son prodécesseur.

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Mais je suis d'accord avec AGAGADJAVIDJIDJI que chaque peuple et chaque mouvement se donne son leader et que même tout mouvement de masse est toujours mené par des leaders qui ne sont pour la pluspart que des élites de leur peuple. Mais ceux dont il sagit pour nous autres c'est des élites patriotiques dans le vrai sens du mot. Car aussi bien Wladimir Lenin en Russie, Mao Tsé-Toung en chine, Patrice Lumumba au Congo, comme Agostinho Neto en Angola et Robert Mugabe au Zimbawe comme Nelson Mandela en Afrique du Sud, ont été des élites patriotiques pour leurs peuples.
De toute facon la discussion ici a été très bonne, très appreciable, car sans passion aveuglante et j’invite les compatriotes régulièrement à en faire autant. Je vous en remercie sincèrement.
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J'en conclus aussi que nous aspirons à la même cause, celle qu'AGADJAVIDJIDJI vient de formuler si joliment, qui est celle de "repositionner le peuple souverain au coeur de l'exercice du pouvoir politique". Et c'est ce que Gombo pareillement souhaite avec la proposition de l'avènement d'un parti populaire, c'est à dire un mouvement de masse. Et si moi-même j'insiste sur le fait que que la particularité de notre peuple, l'état de son évolution soient pris au départ en compte, c'est ce á quoi je voulais en venir. Les quelques divergences de vue qui nous séparent concernent la manière de s'y prendre, c'est á dire le déclenchement pour créer cet avènement et le rôle imputé aux soi-disants élites. Je comprends que Gombo ne veux pas trop composer avec une distinction de genre "élites", car il s'agit là de la définition des genres de leaders qui nous ont causé jusqu'alors plus de maux que de bien.
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merci pour les contributions des uns et des autres et desole pour la longueur parfois excessive de mes posts...
Je crois que nous cherchons tous a sortir ce pays de l'orniere et les voies de sortie ne sont pas des boulevards (ca se saurait depuis 50 ans qu'on cherche a tatons...)...de la discussion jaillt en effet la lumiere, et dans l'action nous trouverons et corrigerons au fur et a mesure la trajectoire...
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Gombo a la parodie facile.Ce qui trahit chez lui un goût prononcé pour la caricature.....
Les élites patriotes auxquelles nous appelons de nos voeux ne sont pas une vue d'esprit et constituent un impératif, même dans le modèle de démocratie populaire que vous semblez professer. Au delà de tout, concentrons-nous sur ce qui nous réunit au lieu de ce qui nous divise et je constate que nous sommes tous d'avis qu'un changement de cap s'impose en dépit des divergences apparentes sur la démarche. Il paraît que la lumière jaillit souvent de la confrontation des idées et je tiens à vous remercier pour l'élégance dans le désaccord.Malgré par ailleurs le ton quelquefois décalé dû à la passion qui anime les uns et les autres. Je ne prétends pas detenir la vérité qui peut être de mon côté comme du vôtre ou même quelque part entre les deux approches. L'essentiel est de trouver des voies et moyens à court terme pour repositionner ce peuple au coeur de l'exercice du pouvoir politique pour que comme le dirait l'autre, le pays formel ne soit plus en rupture de pan avec le pays réél . La question reste ouverte et d'autres façons de voir seront les bienvenues.
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Mettre la priorite sur la formation d'elites "patriotiques", rechercher le moralisateur a la Rawling qui viendrait nettoyer les ecuries, contribue a devoyer les efforts des patriotes, a concentrer ces efforts sur la recherche du Messie, a mettre l'accent sur le sommet de la pyramide plutot que la base -pour emprunter votre image.

Pour repondre a votre question sur le role des leaders, je dirais que la difference entre l'Angola, le Mozambique, le Zimbabwe, la Guinee Bissau, le Congo de Lumumba, l'Algerie de Ben Bella, l'Egypte de Nasser, voire l'Afrique du Sud de Mandela, qui ont tous connu des leaders patriotes, et la Chine de Mao ou la Russie de Lenine, tient en deux mots: parti populaire.
First things first... Construisons le parti populaire. Dans ce mouvement les leaders patriotes emergeront

Se concentrer sur la recherche, l'edification d'elites soit disant patriotiques en dehors de ce mouvement me parait etre une poursuite de chimeres. Le continent et ses cimetieres sont peuples de leaders "patriotes", d'hommes de bonne volonte, incapables de faire bouger l'aiguille de la transformation. Meme YAYI vous dira qu'il es t patriote et homme de bonne volonte, abhorre la corruption etc...On peut meme imaginer un YAYI pret a faire executer des corrompus. Combien en executera t-il ? Avec qui va-t-il gouverner ? Qui va le defendre quand les complots des puissances dont les interets sont en jeu se deploieront avec toute leur puissance et tous leurs moyens ?
Les soviets ont protege la revolution russe contre la toute puissances des puissances occidentales coalisees et les generaux tsaristes, pas des elites "patriotes"!
Ce contre quoi je m'insurges, c'est cette fascination et cette recherche de messie pour nous sauver des elites corrompues. Le salut passe par le peuple, quelque soit le temps qu'il lui faut pour prendre en mains son destin. Aidons le a le faire au plus tot.
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Mes chers amis
Nous avons fait une révolution politique pour se retrouver partiellement sur la voie de la démocratie ; je ne cesserai jamais de remercier le président Kérékou. Il a tracé le chemin. Ce qui reste aujourd'hui, c'est l'ouverture de cette valise. Pardonnez moi de vous dire qu'elle ne souvrira qu'après une autre révolution : Celle de la mentalité.

Bonne soirée mes chers compatriotes.
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Du pur Gombo dans toute sa splendeur! Orateur infatigable et inarrêtable lorsqu'il s'agit de nous transporter dans son monde de théories préfabriquées. Je veux seulement que vous nous donnez l'exemple d'une seule société où il s'est opéré des transformations profondes en l'absence de meneurs éclairés. Je ne souhaite revenir ici sur les raisons de l'impossibilité de trop miser sur les masses en début de processus dans les contextes qui sont les nôtres.
Nous avons déjà evacué la question de la nécessité de partis de masse à ancrage national. Mais qui selon vous servira de relai aux demandes, intérêts bien compris des peuples si ce n'est les leaders qu'ils se seraient eux-même donnés. Nous n'avons jamais soutenu qu'il existe une recette toute faite pour produire des meneurs d'hommes patriotes capables de donner des signaux forts de façon verticale. Chaque peuple et chaque génération en produit. Tout le reste est une question de concours de circonstance et de maturation des désirs de changement radical de la part des masses. Le peuple a toujours suivi de façon spontanée dans les toutes premières heures des grands bouleversements même si chemin faisant des élites corrompues douchent leurs espoirs et dévoyent les orientations de départ.../...
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La tache premiere est donc de creer et implanter un parti de masse sur la base d'idees claires, ancre dans le peuple par sa politique et sa composition sociale, eduquant et mobilisant le peuple pour que celui ci (et non des elites se substituant a lui) exerce la realite du pouvoir a travers des representant reels sous son controle effectif.
Au lieu de chercher a faire emerger des elites aseptisees, concentrons nos efforts sur la mobilisation et l'organisation du peuple autour d'idees et de programmes clairs, simples, accessibles (meme aux analphabetes) bases sur leur demandes, priorites et interets, en vue de la conquete et de l'exercise par eux du pouvoir. Ces idees, je les ai souvent ramassees dans un vocable simple a communiquer qu'est l'etat de droit au plan politique et economique.
L'etat de droit repose sur la legitimite (populaire), source du droit, sur l'egalite des chances (dans les faits et dans les principes), l'egalite de tous tous devant la loi, l'universalite de la loi...

L'etat de droit, bien compris, n'est ni un concept occidental, ni un attribut exclusif des democraties parlementaires (la moins imparfaites des formes de gouvernement existant aujourdhui). L'etat de droit peut exister (quoique de facon imparfaite) dans les democraties populaires. L'etat de droit n'est pas synonyme de capitalisme (encore moins de capitalisme sauvage) et de primaute sacro-sainte de la propriete privee et sa protection.
L'etat de droit est l'idee que la loi a son origine dans la volonte et souverainete du peuple qui a lui seul le pouvoir de creer et faire executer la loi, que la loi, toute la loi, rien que la loi, regit les rapports entre hommes, l'activite humaine (y compris l'economie et y compris inevitables conflits de toute sorte), garantissant l'egalite de tous devant la loi, l'access egal ou equitable aux resources communes.
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Cela est vrai dans toutes les societes, a un moment ou un autre de leur developpement et cela n'a pas ete un frein majeur ou obstacle insurmontable. La transformation economique rend progressivement desuetes ces croyances en leur enlevant la base materielle qui les fonde ( ce que les marxistes appellent rapports dialectiques entre infrastructure et superstructure...).
Il y a encore des milliers de gens qui croient aux extra-terrestres, aux martiiens et hommes verts quoiqu'aucune realite scientifique ne semble soutenir cette croyance :)

Ceci ne saurait non plus etre une excuse a l'inaction

3- Le role des individus et des leaders (patriotes) Dans l'argumentaire d'agadjividjidji et un peu celui de napoleon, la conclusion semble etre que l'echec des transformation chez nous est liee a l'absence d'individus patriotes. Au passage, je demande quelle est la recette pour creer ces "elites aseptisees, desinteresses, cuisinees dans le moule du patriotisme" ?
Loin de moins l'idee de nier le role d'individus charismatiques, (qu'ils soient Nkruma, Amilcar Cabral, Lenine, Mao, George Washington, Danton , Robespierre...) capable d'incarner et porter a un moment donne les aspirations de classes et couches sociales donnees.
Mais la realite est que les peuples font l'histoire, pas les individus.
L'individu, le leader ( ou le petit groupe d'individus...) patriotes ne peut reussir que s'il est a la tete d'une organisation qui entraine une large partie de la population sur la base de leur interets bien compris. Dans un post precedent, j'ai developpe le lien Rawlings-parti de Nkruma, Kagame-FPR, Mao-PCC etc...
C'est dans le combat quotidien pour la democratie que les leaders se forment, que leur integrite morale est testee et raffermie, leur abnegation revelee et endurcie.
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....en renplogeant dans les travaux des Chercheurs qui se sont penchés sur la question sans tout à priori d'ordre raciste
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En convoquant la question de la stucturation de la pensée de l'homme noir, NAPOLEON vient d'ouvrir une fenêtre sur une autre contrainte majeure au modèle démocratique "prêt à porter" qu'on nous vend depuis le discours de la Baule comme étant la panacée à tous nos maux. Personnellement, c'est un domaine où je n'aime pas trop m'aventurer en ce qu'il a de complexe, de subtil et parfois de transcendant au point où, même dans les rangs des socio-anthropologues, les avis sont toujours partagés sur la question. N'empêche qu'on ne peut nier le rôle determinant du substrat sociologique où baigne la conscience collective dans le rapport de cette communauté au pouvoir politique.
L'histoire nous enseigne que le Bénin d'aujourd'hui est le continuum de ce qui fut un conglomérat de royaumes aux tailles et influences diverses passant le clair de leur temps à gerroyer du fait de désir naturel de l'un d'assoeir son hégémonie sur les autres. Tel était le cas un peu partout sur le continent avant l'avènement du colon(hormis le cas de l'Afrique du Nord). L'on peut donc se demander si des peuples ayant toujours vécu dans des monarchies héréditaires où le monarche est considéré comme detenant son pouvoir d'une Entité Suprême(appelons le ainsi pour contourner les multiples représentations du Divin dans nos civilisations), peuvent du jour au lendemain(sans transiter par leur "Prise de la Bastille") être convaincu de ce que désormais c'est eux les sujets d'hier qui sont les vrais détenteurs du pouvoir et qui sont donc appelés à l'exercer par le truchement d'une poignée des leurs.La tendance à s'accrocher au poste noté chez nombre de nos dirigeants(même si la tendance est sensiblement à la baisse) n'est-elle pas un stigmate de ce type d'organisation sociale et d'exercice du pouvoir politique d'un passé pas aussi lointain que ça? Bref, le sujet est vaste et complexe et on pourrait avoir peut être un début de réponse en replongeant dans les travaux des chercheurs qui se sont penchés sur la question sans tout a priori d'ordre raciste.
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Attendre que tous les beninois sachent lire et ecrire pour transformer la societe, revient a dire que cela n'arrivera pas car la volonte politique et les moyens d'une politique massive d'eradication de l'illetrisme sontsouvent liees a la realite d'etat democratiques et d'economies (cercle vicieux, il faut l'alphabetisation pour transformer, et il faut transformer pour alphabetiser...).

2- La persistence des superstitions, le caractere "irrationnel" de l'Africain ou du Beninois. Je me serais insurge, si de tels propos etaient tenus devant moi par un "blanc", mais depuis que Senghor a mis dans les tetes que (je paraphrase) "la raison est helenne et l'emotion negre", ces propos semblent etre devenus verites d'eglise.
D'abord disons tout net que rationalite et spiritualite ne sont pas incompatibles. De nombreux savants et inventeurs ont une vie spirituelle riche.
Il est aujourdhui acquis dans les plus grandes entreprise, modeles d'efficacite et de rationalite, que l'intelligence emotionnelle ( la capacite a sentir et transmettre des emotions) est tout aussi importante que l'intelligence "pure" au plan economique et social. Les facteurs promouvant la creativite (et l'invention technique, gage de la prosperite requiert autant que creativite que de rationalite...) relevent largement de l'emotionnel.
Mais au dela de ces considerations, je refuse d'accepter que nos populationns soient irrationnelles. Le paysan qui planifie et execute ses activites de culture et recolte le fait sur la base de plans rationnellement concus, meme s'ils ne sont pas codifies dans des opuscules structures en trois parties...Idem pour les artisans.
L'etat d'arrieration economique, la faible diffusion des sciences et techniques fait que pour de nombreux paysans et travailleurs, nombre de phenomenes physiques, socio economiques leur paraissent inexpliques ou inexplicables, d'ou les explications surnaturelles, les superstitions.
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L'enjeu n'est pas d'inventer un nouveau modele, une nouvelle voie, mais d'executer patiemment un plan permettant d'etablir les bases d'une democratie representative et d'une justice independante ...
Certes nous avons des particularismes dont il faut tenir compte, mais trop souvent les partucularismes sont l'excuse a l'inaction, a la perpetuation de systemes surrannnes, alors meme que l'on emprunte aux autres societes tous leur travers et deviances.

Je vais adresser les objections qui sont au centre des argumentaires d'agadjavidjidji et napoleon, lesquels se rejoignent en ce qu'elles sont basees sur la "qualite des hommes" a la base , au sommet et dans la societe.

1- La qualite des citoyens et l'analphabetisme. Disons tout de suite que rien n'empeche d'eduquer les populations dans leur langue d'origine. C'est le role des partis qui se veulent leur representants. La culture orale n'est pas un frein insurmontable a la diffusion des idees et des programmes pour la constitution de large organisation visant la conquete du pouvoir. La Chine de 1949, la Russie de 1917 comptaient une proportion elevee d'illetres (ne savant ni lire , ni ecrire). Ceci n'a pas empeche la mobilisation et la participation active et directe des apysans chinois et des serfs russes dans les transformation de leurs pays, quoique l'on pense des resultats ulterieurs. Chez nous aussi, les paysans peuvent etre eduques et mobilises dans leur langue, organises dans leur partis pour la conquete du pouvoir a leur profit. J'ai donne l'exemple de mon propre pere qui n'a jamais mis les pieds a l'ecole, mais a ete un citoyen engage et un militant actif de parti de l'epoque (UDD), parti qui malheureusement n'avait pour but la transformation de la societe dans le sens des interets des travailleurs. .
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agadjavidjidji Ecrit:
Le postulat qui tend à faire de l'Etat de droit à l'occidental un impératif pour le décollage économique est trop poussif pour tenir la contradiction. Le Bénin du renouveau démocratique est un modèle d'Etat de droit sur papier en ce que toutes les composantes de la société à commencer par les institutions de la république sont organisées et sous tendues par des textes? .

Vous apportez vous meme la reponse a votre question. Le renouveau democratique a apporte un etat de droit sur papier, une democratie de facade et non une democratie reelle, un ensemble de texte legislatifs et non un etat de droit !
Dans un etat de droit, pour l'essentiel, la justice n'est pas dite en fonction de la classe sociale, de l'appartenance partisane ou ethnique ou de l'epaisseur de votre portefeuille (meme si celui ci peut vous permettre d'avoir de bons avocats dont la qualite influe sur l'issue d'un proces).
Dans un etat de droit, les deputes ne votent pas des textes sur mesure pour interdire le droit de greve quand le pouvoir le leur demande.
Dans un etat de droit, les votes des citoyens ne sont pas vendus contre 500, 5000 ,ou des sacs de riz...
Dans un etat de droit les tribunaux reglent les conflits entre gouvernement et operateurs economiques et non les conseils de ministres.
Dans un etat de droit la poice n'"enferme" pas les citoyens sur simple demande de citoyens plus puissants, les journaux ne sont pas interdits pour avoir ecrit que des institutions regionales sont inutiles... J'en passes et des meilleures.

Dire que l'etat de droit n'a pas fourni la base a une croissance durable au cours des 20 dernieres annees est equivalent a dire que le socialisme a echoue parce que la bande a Kerekou n'a pu faire decoller le Benin en 17 ans de "revolution".
Le Benin n'a jamais connu ni le socialisme, ni l'etat de droit. La democratiede facade a succede a la pseudo-revolution.
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La situation des sociétés africaines considérée sous cet angle fait donner raison à AGADJAVIDJIDJI. Les voeux et les souhaits de Gombo que tout africain expatrié s’adhère délibérement resteront des voeux pieux. Car l’Etat de droit comme le respect de la loi et de la chose publique ne peuvent être décrétés du jour au lendemain et accepté en toute tranquillité sans qu’au paravant il y ait une rupture radicale des croyances, des moeurs, des habitudes et comportements véhiculée par la mesure cohércitement capitale pour boulverser les esprits et les coeurs. Car on ne reste pas dans le “magnan pour tirer le magnan”, c’est un proverbe Yoruba qui l’enseigne.
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Et ceci contribue partiellement à sa légérté d’inacceptance de l’Etat de droit et de transgresser la loi. Nous autres africains nous demeurons ainsi encore inpénétrables voire imperméables aux idéaux hérités de la philosophie des lumières, encore que celles-ci résultent les valeurs d’une culture à base de la prédominance de documents écrits, ce qui ne nous facilite pas leur acceptance . Cette foi aux supertitions agissant encore sur le subconscient de l’homme noir, cette tendance à recourir aux faux et à l’obscurentisme à ce stade actuel du développement des sociétés africaines est d’une Charactéristique universelle. Ceci ne changera pas sans un grand chambardement voire un transbordement général. À la veille du dixneuvième Siècle le peuple francais croyait fort à la surpertition de la monarchie hériditaire à tel enseigne que la République avait la peine de s’imposer. Il a fallu une saignée générale: Le monarque guillotiné, sa femme, sa soeur et beaucoup de nobles de naissance et de robe afin que les esprits et les consciences puissant être frappés durablement et accepter la fin de l’ancien regime et permettre à la République et la démocratie de faire les premiers pas.
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Nous vivons en Afrique dans une culture, où les connaissances et autres savoires sont de génération en génération éssentiellement transmis oralement. D’où la prédominance d’un autre mécanisme d’acceptance des valeurs dans la société et surtout beaucoup de supertitions chez le grand nombre d’entre nous. Le Sécretaire général de la présidence limogé, n’a –t-il pas essayé de se justifier de sa malversation, en évoquant le fait d’être tenté par le diable? Le Président Kérékou n’avait-il pas engagé en son temps un marabout, qui a détourné à lui seul la colossale somme de treize milliards qu’il avoua au tribunal pour en avoir servi d’organiser la protection du président contre les mauvais esprits? Dans une culture sans prédominance des supertitions de telles justifications ou arguments n’ont pas cours. Le noir africain a beau être intellectuel et grand cadre, son psychisme, son intellect et son subconscient demeurent toujours faconnés par les supertitions et autres valeurs ancestrales d’obscurentisme.
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J'ai suivi avec intérêt la discussion d'Agadjavidjiji et Gombo et je dois dire ceci: créer l'Etat de droit et amener la majorité des populations à avoir accés au pouvoir politique et aux décisions les concernant sont bien ce à quoi tous les hommes de lumière aspirent. Cependant l'on devait au préalable se demander, si la notion de droit, sa compréhension est aussi déjà ancrée dans la culture des sociétés africaines en général et du Bénin en particulier. Sans vouloir faire mienne l'arrogance intellectuelle que l'on pouvait emprunter à la culture occidentale, je dirais qu'au stade actuel du développement des sociétés africaines nous sommes encore bien loin de la compréhension et de l'acceptance de la notion de loi et de l'Etat de droit.
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Comment voulez vous que corruptions et détournements cessent, lorsque vous ne pouvez dire publiquement que quelqu'un mène au nez et à la barbe de tout le monde un train de vie au dessus de ces moyens officiels? Là réponse que vous entendrez à ce sujet sur les antennes béninoises est:"est-ce que vous avez la preuve de ce que vous dites?"
Deux trois années à un poste suffisent pour changer de comportements, voitures et autres...
Hors, ailleurs les organes de surveillance en générale n'agissent la plupart du temps que sur dénonciation qui déclenchent immédiatement des discrètes enquêtes. La presse qui se targue d'être d'investigation demande aux auditeurs d'amener la/les preuves qui ne sont pas leurs pas forcément à la portée des auditeurs. Les suspects peuvent dans ces conditions continuer allègrement à détourner et à se laisser corrompre à souhait.
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En ce sens la Chine n'est pas fondamentalement differente de la Russie, des USA ou de l'Europe. La liberation de la paysannerie, l'octroi de droits et libertes (par rapport aux situations anterieures) a la paysannerie a ete le moyen et l'instrument de l'augmentation de la productivite agricole qui a permis l'accumulation initiale de capital ayant servi a financer l'industrie et autres secteurs de l'economie.
En ce sens la politique entraine l'economie. Les droits politiques creent les bases pour l'expansion des droits economiques.
Au Ghana et au Rwanda, l'expansion economique est a venir et je postule que tant que la paysannerie (et les jeunes paysans deracines dans les villes, les artisans etc...) n'auront pas des droit reeels et une representation directe ou indirecte, il n'y aura aucune accumulation serieuse de capital fixe et aucune croissance durable. La paysannerie libre, eduquee (un tant soit peu), dotee de droits politiques, libre de s'organiser, de produire differement et mieux (avec des incitations politiques et/ou economiques, dans un contexte equitable) cree le marche et les excedents . Sans cela , aucune croissance economique durable n'est possible.

Creer un etat de droit durable, requiert que des partis representant reellement la majorite du peuple emergent et participent au pouvoir a defaut de le controller.Travailler a l'emergence de tels partis et leur ancrage populaire est la tache urgente. Cela sera moins rapide que l'irruption de "dictateurs eclaires" a la tete de l'etat, mais cela est plus durable et les chances de success infinimment plus grandes
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Le postulat qui tend à faire de l'Etat de droit à l'occidental un impératif pour le décollage économique est trop poussif pour tenir la contradiction. Qu'à cela ne tienne! Comment comptez-vous procéder pour sensibiliser une paysannerie rurale et analphabète sur les implications de ce qui constitue l'essentiel de leurs droits à commencer par le droit de vote si ceux-ci ne sont pas au moins alphabétisés? Comment comptez-vous mobiliser et fixer le capital quand le juge dit le droit en fonction de la classe sociale et du poids du portefeuille du justiciable?Avez-vous intégré dans votre matrice les stigmates encore saignants des particularismes de tous genres? Le Bénin du renouveau démocratique est un modèle d'Etat de droit sur papier en ce que toutes les composantes de la société à commencer par les institutions de la république sont organisées et sous tendues par des textes? Pouvez vous nous dire pourquoi rien de ceci n'a jamais fonctionné et que 20 ans après on en soit encore à se chamailler autour d'une liste électorale soit disant informatisée? Non. Nous ne souffrons pas d'un déficit de textes de lois et si je devais m'en tenir à votre postulat de base(etat de droit=coissance durable), ça ferait longtemps qu'on serait à une croissance à deux chiffres. Nous souffrons plutôt d'un problème d'Hommes depuis la base de la pyramide juqu'au sommet. Dans ces conditions, seules des élites aseptisées,désinétressées et cuisinées dans les moules du patriotisme peuvent nous tirer de l'inertie.
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A propos des lois punitives da la corruption, y a t-ils des sanctions réservvées aux corrompus si non le problème ne saura être résomu. Il faudrait par exemple une sanction pour cet opérateur économique. S'il avait dénonocé ce fait plus tôt, je crois que nous n'en serions pas là. Si le corrompu s'est qu'il y a une punitive pour liu aussi, il fera très attention.
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Pour paraphraser et resumer "le pain avant la liberte" ou le "pain comme moyen d'etablir et etendre la liberte" au lieu de "la liberte pour gagner le pain".
La realite est que les deux sont etroitement lies dans un rapport dialectique et il est possible que mon insistence a sur l'etat de droit ait donne a penser que l'on peut avoir durablement une democratie sans reelle transformation economique. Tel n'est pas mon point de vue.
Mais reconnaitre l'interdependance de la lutte pour le pain et la democratie, sans expliciter les moyens d'arriver a l'un et/ou l'autre n'a pas grand interet pratique.
Il nous faut donc jeter un oeil critique -meme s'il est rapide - sur les experiences de la Chine, du Ghana de Rawlings et du Rwanda de Kagame ( en attendant une etude et analyse poussee et detaillee...).
D'abord il faut noter que contrairement aux apparences, dans ces 3 cas, un parti avec un programme defini et une certaine adhesion populaire etaient le soubassement des entreprises de transformation sociale, et non la seule determination de patriotes. Au Ghana ce qui restait du parti de Nkrumah et ses cadres ont fourni a Rawlings les bras et les cerveaux pour de son entreprise de nettoyage des ecuries... Les ideaux patriotiques et panafricanistes diffuses par le parti de Nkrumah ont laisse des empreintes fortes (y compris a ce jour) dans les populations et elites ghaneennes, fournissant la base ideologique et programmatique pour l'acceptation des actions du Lt Rawlings.
Au Rwanda, le parti FPR et l'experience de l'exil a contribue a la creation de cette " tradition d’abnégation –cimentée par des luttes communes pour un idéal partagé-" a laquelle je me referrais dans mon ca se discute cite plus haut.
Bien entendu la Chine avait et a le PCC.
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@Gombo...Evitez les raccourcis et les approches réducteurs. Il n'a jamais été question de troquer le pain contre la liberté dans le modèle suggéré.Encore que la liberté dont il s'agit dans le modèle à l'occidental est si encadré qu'il est possible à n'importe quel quidam de la vider de sa substance dont en maintenant la charpente.(Cas de la Haac au Bénin). Vous avez bien fait de suggérer que les deux doivent aller de pair. Et c'est justement parceque l'un manque au Bénin que nous en sommes aujourd'hui confrontés à un système qui va imploser tout ou tard si un changement de cap ne s'opère dans le court terme.
Vous évoquez à juste titre le rôle d'une puissante formation politique qui doit servir d'incubateur à ces leaders visionnaires, patriotes et décomplexés dont il est question. C'est à cela que je fesais allusion en début d'argumentaire en parlant de parti d'avant garde. Je comprends que le terme avant garde ressucite un passé récent pas glorieux dans le subconscient de bon nombre. Mais la Constitution de 1990 a accouché de tout sauf des partis politiques. Les leaders de type nouveau que nous convoquons ne sortiront pas des cuisses de jupiter ou forcément des casernes. Même si c'était le cas, ils devront s'appuyer sur de puissants outils de veille citoyenne animés par des idéologues chevronnés et acquis corps et âmes au rayonnement de la mère patrie. Tout ceci dans le strict respect des libertés fondamentales et des garanties de non atteinte à la dignité et à l'intégrité de la personne humaine reconnues et consacrées par la nouvelle constitution .
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@Agadjavidjidji... Nous sommes d'accord sur l'importance de partis representatifs du peuple, qu'on les appelle d'avant garde ou de masse.
L'essentiel est qu'ils aient un veritable ancrage populaire, non seulement par leur programmes et ideaux, mais aussi par leur implantation et composition..( ce qui n'est pas la chose la plus aisee, vu la place et le role de l'argent dans la politique aujourdhui chez nous).
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Lisez "tout ou mantenant la chrapente...." au lieu de "dont en maintenant" et désolé pour les nombreuses coquilles dues à la précipitation au caractère quelque peu passionné des propos.
Je souhaite toutefois repréciser ma pensée. Le multipartisme intégral est une catastrophe dans un contexte où moins de 10% savent qu'au commencement de tout, il existe une charte fondamentale qui fait des gouvernants des mandataires du peuple et non des détenteurs d'attributs divins. Parler d'Etat de Droit dans un pays où plus de 70% des votants ne savent ni lire, ni écrire dans aucune langue est une grossière mise en scène.200 partis politiques pour 9000 000 d'habitants( soit en moyenne 45000 personnes par formation politique) est une grosse farce qui ne nous mènera nulle part. Laissez le champ politique grandement ouvert à des aventuriers de tout poils et des repris de justice nous prive d'office de toute persepective d'une classe politique vertueuse et patriote capable d'implémenter des transformations profondes. Et on pourra passer toute la journée à énumérer les vices congénitaux que traîne un modèle calqué, les yeux fermés, sur ce que d'autres ont mis 3 siècles à bâtir.
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Certes 200 partis ( je crois que le nombre reel est plus proche de 100) est une farce...
Mais la encore applique t-on les lois (imparfaites) dans le systeme existant ?
La charte des partis exige un nombre minimum de fondateurs dans chacun des departements et /ou communes et la loi pourrait certainement etre amelioree, mais les tenants du pouvoir y ont ils interet ?
Certes la multiplication de clubs electoraux a base clanique sape les bases memes de la democratie.
Mais faut il decreter 2, 3 ou 4 partis ?
Commencons par appliquer les lois qui existent (charte des partis) , mettre en place des lois sur le financement des partis reprimer severement les entraves (dissolution de partis, annulation d'elections par des voix achetees etc...).
L'analphabetisme est une difficulte, mais pas un obstacle insurmontable. Mon pere, ouvrier, fils de paysan, qui n'a jamais mis pied dans une ecole a appris a lire tout seul et lisait regulierement sa bible et autres revues philosophiques, ecoutait et nous faisait ecouter VOA, BBC, France-Inter etc.., eveillant notre conscience sur le monde, participait activement a la vie des partis de l'epoque...et j'ai fait mes classes en distribuant dans le quartier les convocations aux reunions de cellule de partis de l'epoque que mon pere animait.
Il est donc possible de mobiliser, d'eduquer et d'organiser paysans et ouvriers analphabetes, dans leur langue et de les aphabetiser dans le meme temps.

La construction de l'etat de droit est un processus au cours duquel les participants actifs se transforment a mesure qu'ils transforment la societe et vice versa. Les leaders paysans et ouvriers emergent et se developpent dans ce processus a condition qu'on leur laisse un espace et qu'on les y aide au lieu de les utiliser simplement comme chair a voter...
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Ceci pour dire que plutot que des individus patriotes, nous avons un role pre-eminent joue par des partis , organisations politiques, qui se sont donne pour mission de representer et defendre les interets du peuple, et dont la composition et direction reflete un tant soit peu cette mission. C'est la une difference importante a garder a l'esprit dans les comparaisons et suggestions.

Maintenant, la question est de savoir quelle est la place et le role de l'etat de droit dans ces experiences.
L'etat de droit auquel je me referes, n'est pas seulement, voire pas essentiellement l'organisation d'elections, mais le fait l'organisation de la societe, de l'economie, la gestion des conflits se fait par reference a la loi, rien qu'a la loi et toute la loi, fournissant un cadre visant la justice, l'equite, l'egalite des chances.
La revolution chinoise de 1949 a d'abord et avant tout ete la creation d'un etat de droit pour la paysannnerie chinoise. La paysannerie chinoise, largement majoritaire a eu le droit de s'exprimer, de faire valoir ses interets, de choisir des representants a travers le PCC. Avant de creer -50 ans plus tard- un modele de croissance economique admire sous nos cieux, la revolution chinoise a d'abord cree une democratie populaire en donnant la parole et une certain niveau de controle a des milliards de paysans qui en etaient prives. C'est la liberation de la paysannnerie (de l'oppression des latifundaires, commercants, usuriers, comptoirs etrangers, bandes armees, ignorance, absence de representation, etc...) qui a permis l'accumulation initiale de capital au travers de l'intensification et de la rationnalisation de la production agricole, laquelle servira a financer l'expansion dans les autres secteurs.
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voilà un vrai débat ici de niveau interessant et très relevé c'est ce qu'il nous faut au bénin ..pas de polémique inutile qui n'avance à rien...
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Dans un contexte de pauvreté extrême et de quasi inexistence de puissants creusets(partis politiques d'avant garde) de formation à l'éveil citoyen l'Etat de droit ne peut prospérer pour devenir une rampe de lancement à une croissance auto centrée. Le système de gouvernance "prêt à porter" que tente d'imposer un certain nouvel ordre mondial est un leurre car il revient à chaque peuple et à chaque communauté d'inventer le modèle adapté à son contexte socio-culturel, sa trajectoire historique, ses pesanteurs sociologiques, avantages comparatifs, positionnement géographique... etc.
Au Bénin, il est aujourd'hui indéniable que le modèle accouché par la Conférence nationale affiche des signes d'essoufflement et mérite d'être repensé. On nous a fait croire que l'organisation à bonne date de contestables élections à coup de milliards avec un maquillage institutionnel en toile de fond était une condition suffisante pour sortir la grande masse de la paupérisation. La réalité en est que nous virons de plus en plus vers une plutocratie élitiste où des aventuriers de tous genres se liguent avec des détenteurs de capitaux pour s'accaparer du pouvoir et siphonner les maigre ressources nationales. A cela s'ajoute la promotion du repli identitaire par des dirigeants à légitimité douteuse......
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En l'absence d'une classe politique de qualité et de tout sentiment d'appartenance à une communauté de destin, le salut béninois et de nombre de pays subsahariens passera par l'émergence de leaders patriotiques vertueux à la Rawlings qui dans un dirigisme éclairé et non redevable aux ecuries politiques mais au peuple, réduira l'incurie au sommet à son minimum (emprisonnement à vie des hauts fonctionnaires convaincus de corruption à défaut de leur exécution publique, mise en confiance des apporteurs de capitaux, sécurisation de l'initiative privée grace à un cadre juridique fiable et une administration aseptisée et moderne) et permettre ainsi une sédimentation des capitaux fixes susceptibles d'induire une croissance auto-centrée. Cette dernière étant le plus souvent un inducteur d'une bourgeoisie moyenne économiquement autonome et de mieux en mieux intruits, il s'ensuit une masse critique de citoyens éclairés de plus en plus exigeants face à leur dirigeants en matière de réddition de comptes, plus de liberté, plus de paroles. Naîtra par la suite de puissantes sociétés civiles(et non celles alimentaires que nous avons aujourd'hui) dont les voix comptent et qui inspirent la crainte auprès des pouvoirs publics. C'est le préalable de l'emergence d'un Etat de droit durable qui se pose ici comme un aboutissement de la prospérité économique et non le moyen pour accéder à celle-ci.
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Les pères du miracle chinois n'ont pas eu besoin du suffrage universel pour hisser l'empire du milieu au rang de la deuxième économie mondiale et jusqu'à aujourd'hui on ne vote pas en Chine. Preuve que le modèle occidental n'est qu'un chemin parmi des milliers d'autres imaginables. Mais sur le long terme, le parti communiste chinois est condamné à plus d'ouverture car la prospérité a engendré une nouvelle classe moyenne riche qui voyage, fréquente les meilleures universités occidentales, et qui manifestent de plus en plus une aspiration à plus de liberté et de droits. C'est de ce côté qu'on devra regarder au lieu de s'aligner sur les injonctions des maîtres à penser universels qui apres nous avoir saignés à coup de PAS(Programmes d'Ajustements Strucurels), jouent maintenant la carte du maquillage institutionnels où ne trouve son compte qu'une élite kleptocrate en connivence avec d'obscurs magnats financiers. Dans la quête du bien être collectif dans le contexte qu'est le nôtre, l'Etat de droit n'est pas le chemin mais l'aboutissement.
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Il est clair que ce a quoi nous avons eu droit au cours des 20 dernieres annees de "renouveau democratique" est une democratie de facade, un maquillage des memes systemes de gouvernement contre le peuple, d'economie arrieree et dependante, avec le mascarat des elections frauduleuses dans leur essence ou realite;une pseudo-democratie succedant a une pseudo-revolution.

L'etat de droit dont je prone la necessite n'a rien a voir avec la mascarade des elections avec des partis essentiellement claniques, les votes achetes, les institutions factices demunies de tout pouvoir et legitimite populaire (voir mon point de vue plus dans detaille dans le ca se discute " 30 Novembre 1972 – 28 Février 1990 : de la Pseudo-Révolution a la Démocratie de façade" ).

Ayant dit cela, il faut preciser que la "democratie de facade" est un progres par rapport a l'autocratie et la repression brutale telle que vecues sous le PRPB en ce qu'elle facilite l'education et l'organisation du peuple, a condition qu'on veuille le faire, au lieu de voir voir cette democratie de facade comme l'aboutissement.

La question que pose Agadjavidjidji et qui nous interpelle tous ceux est de savoir comment transformer nos pays, mettre fin a la misere.
Il oppose les "recettes de democratie" qui seraient proposees par les occidentaux a l'approche dont la Chine serait l'exemple ou la croissance economique precederait la democratie, cette derniere etant l'aboutissement, le resultat, plutot que la condition et/ou l'instrument.

Dans le modele / approche suggere, la condition et l'instrument seraient un individu ou un groupe d'individus, profodement patriotes, impulsant des changements au sommet (nettoyage des ecuries, reduction de la corruption, controle de l'incurie et de la mauvaise gestion...), creant les conditions de l'emergence d'une societe civile, l'elevation du niveau de conscience et d'implication du peuple, l'emergence d'une classe moyenne et d'une bourgeoisie moyenne.
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L'état dé droit n'est pas seulement un impératif moral ou politique, c'est un instrument, la condition de de la croissance économique... Étendre les droits politiques de la paysannerie est le seule moyen de la retransformer en entrepreneurs agricoles, d créer et développer la concentration et l'intensification de la production agricole:. Donner des droits politiques réels aux artisans et aux jeunes sous employés est le seul moyen de leur donner la confiance pour prendre et assumer des risques en sachant que leur talent et travaill, et non leur connections politiques déterminera le succès.
Les paysans et autres artisans et travailleurs ne deviendront pas conscient et lettres sans qu'ils n'aient des droit étendus pour s'exprimer, faire prévaloir leurs intérêts et points de vue' même leur education.
Le dictateur éclairé à la Singapour ou le nettoyeur d'écuries à la Rawlings ne contribue à résoudre l:équation vitale pour la croissance et la pérennité de la démocraties qu'est la création et le développement d'une classe moyenne autochtone, d'une bourgeoisie véritablement nationale
Au mieux avons ous une économie dépendant des exportations et des implantations étrangères comme l'a été Singapour pendant longtemps (et il y a des limites à ce modèle et à sa réplétion au travers du globe), ou modèle comme l'afriaue du sud avec de propsperes multi-nationales implantées localement avec un effet d'entraînement local limite et une dualité d'une mince couche Ltd-riche et une majorité ultra pauvre ( modèle qui n'est pas durable).
Quelqu'en soit le,prix et la lenteur, la mise en place de l'état de droit sous tendu par une participation de plus en plus large des populations est la seule voie de salut durable, contre la corruption et pour une croissance économique durable
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excusez les fautes et coquilles liees a l'utilisation d'un ipad anglophone et a la precipitation, mais j'ose croire que le message est demeure comprehensible...
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L'état de droit me supprime pas la corruption, mails li en facilite la repression et en limite l'expansion...
Meme si la corruption existe dans les plus grandes democratizes les instruments de sa repression existent et fonctionne plus ou moins bien, témoins les arrestations et procès de dirigeants d'entreprises, de députés, de maires , de lobbyistes, indiquant aux jeunes générations que la corruption n'est ni une entreprise honorable, ni une entreprise sans risque, ni la voie royale de réussite sociale...
La question du rapport entre état de droit et stade de développement économique et social à voirndenfacon globale et systémique avec interdépendances et mécanismes. Feedback et d'accélération...
Certes la misère ambiante rend la corruption d'en bas (celle du petit fonctionnaire ou du petit policier, planton etc...), l'achat de votes et de consciences plus "facile"....
Mais quoique la corruption d'en bas soit aussi nuisible que celle d'en haut en ce ce qu'elle crée cette prévalence et tolérance morale d la corruption, c'est la corruption d'en haut - celle des ministres, présidents , haut cadres , députés, juges etc..- qui a un impact eceonomique majeur rendant les investissements non rentables, les coûts de production non compétitifs...
La tentation du modèle de Singapour ( dictature éclairé ) ou de rawlings est forte et compréhensible... Mais sur le long terme, le facteur essentiel qui permet,le décollage économique et la croissance auto-centrée dans la plupart des cas est l'état de droit au plan politique et économique, quelque soit le temps qu'il faut pour l'etablir.
C'est l'état de droit qui permet l'émergence de cette classe moyenne en ville comme à la campagne qui crée le marche intérieur dé consommateurs. C'est lui qui permet aux entrepreneurs nationaux d'avoir des chances face aux multinationales et au capital étranger.
L'état dé droit n'est pas seulement un impératif moral ou politique, c'est un instrument, la condition de de la croissance économique... Étendre les droits politiques de la paysannerie est le seule moyen de la retransformer en entrepreneurs agricoles, d créer et développer la concentration et l'intensification de la production agricole:. Donner des droits politiques réels aux artisans et aux jeunes sous employés est le seul moyen de leur donner la confiance pour prendre et assumer des risques en sachant que leur talent et travaill, et non leur connections politiques déterminera le succès.
Les paysans et autres artisans et travailleurs ne deviendront pas conscient et lettres sans qu'ils n'aient des droit étendus pour s'exprimer, faire prévaloir leurs intérêts et points de vue' même leur education.
Le dictateur éclairé à la Singapour ou le nettoyeur d'écuries à la Rawlings ne contribue à résoudre l:équation vitale pour la croissance et la pérennité de la démocraties qu'est la création et le développement d'une classe moyenne autochtone, d'une bourgeoisie véritablement nationale
Au mieux avons ous une économie dépendant des exportations et des implantations étrangères comme l'a été Singapour pendant longtemps (et il y a des limites à ce modèle et à sa réplétion au travers du globe), ou modèle comme l'afriaue du sud avec de propsperes multi-nationales implantées localement avec un effet d'entraînement local limite et une dualité d'une mince couche Ltd-riche et une majorité ultra pauvre ( modèle qui n'est pas durable).
Quelqu'en soit le,prix et la lenteur, la mise en place de l'état de droit sous tendu par une participation de plus en plus large des populations est la seule voie de salut durable, contre la corruption et pour une croissance économique durable
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Si ce filou d'opérateur économique sans économies a pu distribuer tout ce pactole aux cadres, combien en a t-il donné au ministre DJENONTIN lui-même ? Il est clair que si ce n'est pas ce dernier qui a combiné tout ceci pour se débarrasser de collabos gênants, il doit alors avoir reçu sa part. Ce dossier est donc loin d'être clos !
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Que l'opérateur économique soit un filou ou un homme correcte, on connaît la règle chez nous. nos cadres réclament tjrs les 10 % sur les marchés. et ces 10 % sont partagés un peu, un peu à tous les niveaux.

moi je pense plutôt que celui là est un peu honnête, c'est pourquoi il a pris le soin de faire des enregistrements pour les confronter après.
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Anonyme Ecrit:
Tout projet a un coup de financement si le promoteur est capable d’en donner autant en dessous de table, quelque chose ne fonctionne pas dans son plan d’affaires pour me pas dire que cet homme d’affaires est aussi un filou, que restera-t-il pour construire les infrastructures de qualité répondant aux normes ? Le premier coupable est le donneur de pots- de- vin. Il aurait dû demander audience et faire- savoir ce qui se trame au niveau de l’avancement du projet. Si le projet ne se fait pas au Bénin les voisins du Bénin seront gagnants. Pour un pays dont la jeunesse est au chômage, c’est une honte que ces hauts fonctionnaires ne se contentent pas de faire leur travail. Le seul cadeau est le salaire qu’on gagne après avoir fait son travail dans les règles de l’art et lorsqu’on est insatisfait de son salaire soit on demande une augmentation ou en recherche un qui est plus payant. La notion de biens légitimement acquis a pris le bord dans ce pays. Au secours !!!

Tout-à-fait d'accord avec vous ; mais il faut aller plus loin ! Si ce filou a pu distribuer tout ce pactole aux cadres, combien en at-il donné au ministre DJENONTIN lui-même ? Il est clair que si ce n'est pas ce dernier qui a combiné tout ceci pour se débarrasser de collabos gênants, il doit avoir reçu sa part. Ce dossier est loin d'être clos !
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@ Adjinakou kla kla
Il s'agit de la même affaire dénommée "arnaque à la nigériane"

L'arrestation de Loïk Le Floch-Prigent serait liée à celle d'un ancien ministre togolais de l'Administration territoriale, Pascal Bodjona, inculpé le 12 septembre dans le cadre d'une affaire «d'escroquerie internationale», qui oppose un homme d'affaires togolais, Bertin Sow Agba, à un homme d'affaires émirati, Abbas El Youssef. L'Emirati a porté plainte contre Bertin Sow Agba, l'accusant d'avoir organisé un réseau pour lui soutirer la somme de 48 millions de dollars. Les membres de ce réseau lui auraient fait croire qu'ils avaient une fortune de feu le président ivoirien Robert Gueï, estimée à 275 millions de dollars, bloquée sur un compte en banque au Togo.( source 20 minutes)
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@WGACTU
En effet il s'agit de la même affaire je vous remercie.

Cordialement!
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