La Nouvelle Tribune

Standard & Poors fait passer la France de « AA+ » à « AA »

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Une information qui va sans doute empirer la cote de popularité, déjà mal en point, du président français, François Hollande. Ce vendredi, l’agence d’évaluation financière Standard & Poors (S &P) a baissé d’un cran la note de la France. Le pays passe de la note « AA+ » à « AA », avec une perspective stable. En moins de deux ans, c’est la deuxième fois que l’agence américaine dégrade la note de la France.

Pour rappel, en janvier 2012, elle avait fait passer la France de la note « AAA » (la meilleure note) à « AA+ », avec une perspective négative. A cette date d’ailleurs, S&P avait dégradé la note de neuf autres pays de la zone euro. Mais pourquoi une autre dégradation ce vendredi ? « La marge de manœuvre budgétaire de la France s’est réduite, alors qu’elle la considérait auparavant comme élevée au regard des pays comparables. (…) Il nous semble que les pouvoirs publics disposent désormais d’une marge de manœuvre réduite pour augmenter les recettes», explique l’agence S &P. La réaction des autorités françaises à cette publication de S& P ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué, Pierre Moscovici, le ministre de l’Economie et des Finances a déploré « les jugements critiques et inexacts » portés par la S & P. Qui ne « prend pas en compte toutes les réformes », selon le Premier ministre Jean Marc Ayrault. L’âme du chômage plane toujours La dégradation de la note de la France ce vendredi intervient dans un contexte particulier : mécontentement fiscal et à la très sensible question de l’emploi. François Hollande et son équipe doivent faire face à la polémique et contestations autour d’un certain de taxe. De plus, les dernières statistiques en matière d’emploi ne sont pas reluisantes. Les données publiées en septembre dernier par l’Insee font état de ce que le taux de chômage a augmenté de 0,1 point au deuxième trimestre de l’année 2013. Concernant la question de chômage, les experts de S&P considèrent d’ailleurs que « les mesures politiques mises en œuvre » par la France « depuis le 23 novembre 2012 n’ont pas réduit de manière significative le risque que le taux de chômage reste au-dessous de 10% jusqu’en 2016.» Ils expliquent que « le niveau actuel du chômage amoindrit le soutien populaire en faveur de nouvelles réformes structurelles et sectorielles et affecte les perspectives de croissance à plus long terme. » Il faut rappeler le 23 novembre 2012 est la date à laquelle l’agence américaine a confirmé la note « AA+ » qu’elle avait attribuée à la France en janvier de la même année.