La Nouvelle Tribune

«Les choses ont considérablement évolué au Port de Cotonou» selon le Dg Kassim Traoré

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Invité sur la télévision nationale – Ortb - pour un entretien relatif aux nouvelles réformes engagées au Port Autonome de Cotonou, le Directeur général par intérim du Port a dissipé tout doute quant aux capacités du Pac à être compétitif. A quelle fin sont destinées les réformes mises en œuvre au Port Autonome de Cotonou (Pac) ? C’est à cette interrogation que le Directeur général par intérim du  Pac, Kassim Traoré, a répondu vendredi dernier, au cours d’un entretien diffusé sur la chaîne de télévision nationale.

«Le Port Autonome de Cotonou est de nouveau compétitif, et les choses ont considérablement  évolué à l’intérieur du Pac», retient-on de ses explications. L’objectif de modernisation du Pac, et d’amélioration constante de ses prestations, avec les nouvelles réformes engagées, sont donc des acquis. Le Port joue son rôle de régulation, en assurant la fluidité du trafic interne. Aux dires du Dg, de l’embarquement à la sortie des camions, le temps de passage des marchandises au  Port de Cotonou a considérablement baissé, et est actuellement de 6 à 7 jours, alors qu’il était de 52 à 59 jours, avant les nouvelles réformes. L’évaluation des actions mises en œuvre, a permis de constater qu’au 31 décembre dernier, le Port a atteint les 7,5 millions de tonnes. Une première dans l’histoire du Pac. Mais, souligne le Dg,  le Pac ne dormira pas pour autant sur ses lauriers.

Des opportunités à saisir

Les  réformes portuaires portent non seulement des fruits,  mais offrent des opportunités d’affaires aux investisseurs locaux. Une des conséquences du dynamisme insufflé au Pac, est le problème d’engorgement externe dû à l’indisponibilité de magasins capables de stocker les marchandises une fois sorties du Port. La construction de magasins de stockage à travers la ville, est donc une opportunité que le Dg invite les Béninois qui ont les moyens à saisir pour répondre à ce besoin. Mieux, le Dg apprend que le processus pour la construction d’un second port en eau profonde est enclenché, et que des Béninois disposant de moyens et intéressés, peuvent également y investir.

Sécurité garantie!

Quant aux conventions que le Pac a signé avec les partenaires, il rassure que tout est mis en œuvre pour que le Bénin y trouve de grands bénéfices. Aussi, les garde-fous y sont, pour qu’en cas de maldonne dans l’application d’un contrat, le Bénin puisse exiger et obtenir une révision des clauses. L’investissement béninois est donc à l’abri de surprises désagréables, survenues antérieurement. Parlant de la piraterie maritime sur les côtes béninoises, le Dg estime qu’elle relève du passé. Avec les quatre patrouilleurs dont disposent les Forces béninoises, pour faire la ronde de concert avec les Nigérians, plus question que des bateaux soient détournés sur les côtes béninoises, a-t-il souligné avant de conclure : «le Pac d’aujourd’hui n’est plus celui d’il y a cinq ans».