La Nouvelle Tribune

Les politiques de développement

Espace membre

Chaque politique des pouvoirs publics, pour parvenir au développement d’un pays, répond à une option économique prédéfinie, pour des objectifs précis, à partir des stratégies également bien définies. 

Ces actions rythmées, constituent des instruments standards de gouvernance dont les politiques de développement peu connues du citoyen lambda.

L’on ne saurait parler de politiques de développement sans partir de la conception de la politique économique, qui se définit, selon le lexique économique,  comme étant un « ensemble de décisions cohérentes prises par les pouvoirs publics, visant, à l’aide de divers instruments, à atteindre des objectifs précis, afin d’orienter l’économie dans un sens souhaitable. »

Ainsi comprise, les pouvoirs publics, en optant pour une politique économique, décident délibérément d’accentuer leurs actions sur plusieurs facteurs de développement, dont le commerce extérieur, la croissance, la stabilité des prix, l’emploi….

Et en faisant cette option, ils font également le choix d’une ou plusieurs politiques de développement. En effet, la politique de développement qui est alors l’un des instruments de la politique économique, peut être comprise  comme un ensemble d’actions délibérées adoptées par les pouvoirs politiques en vue d’assurer une croissance économique durable suivie d’une transformation sociale qualitative.

Ainsi,  chaque pays, compte tenu des objectifs de développement qu’il s’est assigné, opte pour une certaine politique de développement ou une autre. En effet, il existe plusieurs politiques de développement. Au nombre de celles-ci,  figurent, de façon non exhaustive, les politiques globales de développement… Qui s’apprécient suivant plusieurs critères et  des stratégies utilisées.

Selon les stratégies utilisées, on distingue  la politique de développement équilibrée, qui se traduit par des investissements uniformes dans tous les secteurs de développement et dans toutes les régions d’un pays.

La politique de développement peut aussi être déséquilibrée, ce qui nécessite des investissements concentrés dans certains pôles de développement, susceptibles d’avoir des effets d’entrainements sur les autres secteurs et régions.

Quant à la politique de développement extravertie, elle se repose sur une large ouverture de l’économie nationale aux échanges internationaux. Dans ce cadre, la production est largement financée par l’extérieur, à travers diverses formes d’aides extérieures.

Au nombre des politiques globales de développement, figurent aussi la politique de développement autocentré ou endogène, qui repose sur une dynamique intérieure de satisfaction des besoins locaux, en priorité, et  la politique de développement mixte qui intègre, à la fois, les politiques de développement extravertie et autocentrée. Elle nécessite, par exemple, la création de zones franches industrielles et/ou la délocalisation internationale.

Si certains pays préfèrent les politiques globales de développement, d’autres optent plutôt pour des politiques agricoles aux fins d’asseoir leur développement. Et pour atteindre cet objectif, des mesures stratégiques sont prises pour y parvenir. Il s’agit, entre autres, de la mécanisation de l’agriculture, de la création et multiplication des écoles agricoles, la formation des techniciens de terrain…

Par ailleurs, pour mieux profiter de leurs  matières premières, certains pays adoptent les politiques industrielles de développement. Cette politique valorise les exportations. Elle repose essentiellement sur la spécialisation du pays qui l’adopte dans les biens industriels d’exportation, à partir de la transformation des matières premières locales ou importées.

Aussi, sur cette liste non exhaustive, figurent certaines politiques de développement très utilisées par les pays en voie de développement. Il s’agit notamment de la politique de développement  axée sur les aides (alimentaires, financières, étrangères…) et celle de l’intégration économique.